Bonjour à toutes et tous,
nous allons reprendre toutes nos publications sur ce nouveau site… et quoi de mieux que de la romance et de l’aventure avec ce roman de Didier Berger. Un roman magnifique et profond, qui pose de nombreuses questions….
Comment se libérer d’une relation toxique?
La différence d’âge est-elle un frein au bonheur ?
Prendre la vie au jour le jour est-elle la solution idéale pour mieux vivre?
Y a-t-il une date de péremption pour croire en l’amour ?
La sensualité n’est-elle légitime qu’à la jeunesse ?
Et bien d’autres sujets et questionnements que nous pouvons toutes et tous avoir un jour…
Laissez-vous séduire par cette histoire bouleversante qui pourrait nous arriver à toutes et tous… Une histoire qui donne la pêche et de l’espoir, là où l’on pourrait imaginer qu’il n’y en a plus… Une romance MM traversée par des émotions qui vous donneront à réfléchir et vous embarqueront dans un voyage dont vous ne ressortirez pas le/la même…
Suivez Dany et son parcours pour le moins singulier, vivez cette ascension du bonheur retrouvé à ses côtés… Découvrez des personnages touchants et bouleversants qui saurons vous émouvoir…

Laissez-vous embarquez dans cette histoire qui risque de vous bouleverser…
RÉSUMÉ :
Tout juste sexagénaire, Dany prend une décision radicale : après des années à s’effacer dans une relation stérile à New York, il s’émancipe enfin de Jordan, et le quitte. Avec pour seuls bagages ses doutes et l’espoir ténu qu’il reste encore une chance pour lui de vivre pleinement, il s’élance vers l’inconnu.
Son voyage le mène jusqu’au désert du Nevada, un lieu à la fois aride et envoûtant, où il fait une halte dans un modeste motel. Là, au cœur de cette immensité brute, Dany retrouve des sensations qu’il croyait à jamais oubliées. Aux côtés de Greg, un homme plus jeune que lui et plein de surprises, il redécouvre la sensualité, la confiance en soi, et une vie qu’il n’osait plus imaginer. Les amis/es de cet amant fougueux, qu’il va adopter naturellement, certains/es le bouleversant, vont devenir sa famille de cœur…
Un roman poignant sur l’intensité des rencontres inattendues et les secondes chances qui surgissent là où on ne les attend pas.

PROLOGUE :
Les néons des rues de New York éclaboussaient la nuit de leurs couleurs criardes, et la symphonie cacophonique de la ville me parvenait, étouffée, par la fenêtre de l’appartement. Je me tenais là, devant la baie vitrée, une tasse de thé refroidi entre les mains, contemplant un horizon où la lumière artificielle semblait avaler les étoiles. À quoi bon lever les yeux au ciel ici, pensais-je ? Tout était déjà écrit en bas.
Derrière moi, l’appartement était silencieux. Jordan dormait, ou feignait de le faire. Nous étions devenus experts dans l’art du silence : un silence lourd, étouffant, chargé de mots tus et de rancunes latentes. Parfois, je me demandais comment nous en étions arrivés là. Comment l’homme qui m’avait un jour charmé par son esprit et sa confiance inébranlable était devenu le fantôme qui occupait l’autre moitié du lit.
Ce n’était pas de l’amour. Je le savais depuis longtemps. Mais alors, qu’était-ce ? Une habitude ? Une peur du vide ? Une dépendance que je refusais de nommer ?
Je m’accrochais à cette relation comme on s’accroche à une barrière branlante au bord du précipice, en espérant qu’elle tienne, tout en sachant qu’elle pourrait céder à tout moment.
Et moi, qu’étais-je dans tout cela ? Je ne me reconnaissais plus. À tout juste 60 ans, j’avais l’impression d’avoir traversé ma vie comme un figurant dans un film dont je n’avais jamais été le protagoniste. Chaque jour, je m’éveillais avec cette question lancinante : est-ce tout ? Est-ce que c’est ça, ma vie ? Une succession de journées ternes, une relation bancale, et un vide que même les lumières aveuglantes de cette ville ne parvenaient pas à combler.
Je regardais mon reflet dans la vitre. Les traits fatigués, les rides qui racontaient des histoires que je préférais oublier. Ce visage qui n’était plus tout à fait le mien, mais celui d’un homme qui avait cessé de rêver.
Où était passé celui qui, jeune, avait quitté le Wyoming avec des étoiles dans les yeux, déterminé à conquérir le monde ?
Où était passé cet homme passionné par l’art, prêt à sacrifier tout pour restaurer des œuvres oubliées et leur redonner vie ?
Parfois, dans les moments les plus sombres, je me demandais si quelqu’un, quelque part, pourrait m’aimer pour ce que j’étais vraiment. Pas pour ce que je prétendais être. Un homme ordinaire, avec ses blessures et ses failles, mais aussi avec cette part de lumière que je sentais encore enfouie en moi, quelque part. Était-il possible qu’un autre regard puisse me voir tel que je me voyais autrefois, avant que la vie ne m’épuise, avant que mes rêves ne s’effacent dans le bruit assourdissant de cette ville ?
Une autre vie. Cette idée m’effrayait autant qu’elle m’attirait. Existe-t-elle seulement ? Peut-on recommencer à zéro quand on est déjà si loin dans la course ?
Et si, quelque part, un autre horizon m’attendait ? Un endroit où le silence ne serait pas synonyme de malaise, mais de paix. Où l’amour ne serait pas une lutte, mais une évidence. Où je pourrais enfin respirer.
Un soupir m’échappa. La tasse de thé glissa de mes doigts et alla s’écraser sur le sol, envoyant des éclats de porcelaine dans toutes les directions. Je restai immobile, fixant les fragments éparpillés à mes pieds, comme si c’était ma propre vie que je regardais en miettes.
Jordan n’apparut pas. Même ce bruit ne suffisait pas à percer le mur invisible qui nous séparait.
Alors je restai là, seul avec mes pensées, contemplant ces éclats épars, et me demandant s’il était encore possible de les recoller. Ou si je devais, enfin, tout laisser derrière moi pour construire autre chose.
Quelque part. Ailleurs.

EXTRAIT :
Ma faille
Il me fallait bien le Nevada pour me désintoxiquer, pour briser ces chaînes invisibles que je traînais depuis trop longtemps.
Ce désert, c’est mon propre séisme, ma faille de San Andreas, mon Big One à moi. Ici, chaque grain de sable, chaque souffle de vent brûlant déloge une part de mon passé, une pièce de cette vieille peau que j’ai traînée comme un fardeau à New York.
Heureusement il y a Greg. Cet homme est bien plus qu’une rencontre. Il est comme ce cactus qui survit sans eau, obstiné et tenace, enraciné dans un sol ingrat, mais beau, vibrant. Il est le terreau de tous mes possibles, de mes renaissances. À ses côtés, je n’ai besoin de rien d’autre que de cet espace infini et silencieux, où même le vent semble murmurer des secrets anciens. Plus de métropoles étincelantes, plus de vitrines encombrées de noms qui n’ont jamais eu de sens pour moi. Rien que cette étendue aride, démesurée et solitaire, où le soleil écrase tout de sa chaleur, où la vie se cache, précieuse, dans les replis de la roche et sous les ombres des rares buissons.
— Tu sais, t’es un drôle de gars, lança Greg un soir en attisant les flammes de notre feu de camp. Qui aurait cru que tu pourrais te plaire ici, au milieu de nulle part ? Toi, le citadin avec tes petites habitudes et ton accent.
Je le regardai, mi-amusé, mi-moqueur.
— Tu sais, Greg, des principes, j’en ai eu. Bien trop. On m’a gavé de principes. Mais ici, ils fondent comme neige au soleil. Ce que je cherchais, c’était pas un endroit pour m’enfermer dans d’autres règles. Ce que je cherchais, c’était cet espace où je peux respirer… être moi.
Il sourit, les flammes dansant dans ses yeux comme des éclats d’ambre.
— Eh bien, t’as choisi le bon endroit. Ici, soit tu vis pour toi, soit tu ne vis pas. Personne pour te dicter ta conduite, pas de voisins pour te surveiller du coin de l’œil. Seulement toi, et le désert. Le désert, il te met face à toi-même.
Je hochai la tête, sentant le poids de ses mots. C’était ça… exactement ça. Ce bout de terre aride et hostile ne me laissait aucune autre option que d’affronter ce que j’étais réellement. À New York, j’avais toujours eu des distractions, des obligations, des rôles à jouer. Ici, tout se simplifiait. Le temps s’écoulait différemment, comme si chaque minute s’étirait dans l’immensité.
— Et c’est ça que j’aime, Greg. Ici, le silence, il a du sens. Ne rien faire prend tout son sens. J’ai l’impression d’enfin comprendre ce que c’est que la liberté. La vraie. Pas celle qu’on m’a vendue avec de beaux discours et des beaux slogans. Celle qui te regarde dans les yeux et te dit : fais ce que tu veux, sans te soucier du regard des autres.
Il m’observa avec un mélange de tendresse et de respect, comme s’il voyait enfin l’homme que j’étais devenu, libéré des fantômes de mon passé. Ce soir-là, sous le ciel du Nevada, avec les étoiles pour seule compagnie et le vent pour mélodie, j’eus cette certitude : j’étais là où j’avais toujours dû être.
— Eh bien, alors, à la liberté ! lança-t-il en levant sa bouteille de bière vers moi.
Je pris la mienne et trinquai, le cœur léger. — À la liberté, répétai-je, un sourire en coin. Et à cette terre où j’ai enfin compris que j’avais droit à ma propre histoire.

Toujours autant populaire dans notre petite assoc : cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
@écueiléditions https://assocecueileditions.com/
N’hésitez pas à vous exprimer…
