Voici un sujet brûlant par les temps qui courent… Un sujet qui mérite bien 4 articles que nous vous proposons… Voici déjà le deuxième et ne manquez pas de réagir, nous savons que vous avez une opinion sur le sujet…
Le problème, c’est que souvent on s’empêche d’aimer et d’être aimé à cause de ce foutu syndrome du « je ne suis pas assez ». Pas assez beau, pas assez musclé, pas assez mince, pas assez viril, pas assez efféminé selon les goûts, pas assez spectaculaire, pas assez photogénique, pas assez comme ci, pas assez comme ça. Ce syndrome est vieux comme le monde. Mais chez nous, chez les gays, il est encore plus coriace. Peut-être parce qu’on a déjà dû, avant même d’aimer, justifier qu’on avait le droit d’aimer les garçons. Alors quand enfin on s’autorise à aimer, on voudrait le faire parfaitement, idéalement. Résultat ? On s’auto-sabote à coup de mauvaises comparaisons.
Et pourtant, la vérité, c’est qu’il y en a pour tous les goûts. Mais vraiment. Des gars qui aiment les grands, les petits, les gros, les maigres, les poilus, les imberbes, les rieurs, les taiseux, les tendres, les rustres, les show-offs, les discrets. Des gars qui aiment les voix cassées, les cernes, les dents un peu de travers, les ventres qui dépassent du jeans, les fesses molles mais accueillantes, les petits seins pour les lesbiennes, les rides aux coins des yeux pour ceux qui savent lire les histoires dans les visages. Le problème n’est pas l’offre. Le problème est qu’on s’interdit souvent de se rendre disponible à ce regard.
Et tout ça, c’est aussi la faute à cette foutue dictature de l’image qu’on se trimballe partout. Je vous parle des applis bien sûr, mais aussi des réseaux sociaux, des pubs, des clips, et même parfois des milieux gays eux-mêmes, où le culte du corps et de la jeunesse tourne à la dictature implicite.
Qui n’a jamais ressenti ce petit malaise en entrant dans un bar ou un sauna, ce moment où l’on ne se sent « pas à la hauteur » face à des mecs qui semblent sortir tout droit d’un catalogue Abercrombie & Fitch ? Mais ce qu’on oublie, c’est que même ces mecs-là, parfois, ils flippent. Ils flippent de ne pas durer, de ne plus être le canon qu’on admirait. Parce que ce système est cruel pour tout le monde.
Alors je vais vous dire un truc, les Loulous : arrêtez de croire qu’être beau, c’est forcément avoir un corps parfait. Être beau, c’est avant tout être vivant, c’est oser, c’est vibrer, c’est rire fort, c’est pleurer aussi parfois, c’est faire l’amour comme on fait un feu de bois : maladroitement mais avec passion. C’est donner et recevoir sans se juger sans cesse. Et là, je vous le promets, vous devenez, aux yeux de celui qui vous regarde pour de vrai, infiniment beaux.
Et puis, il y a autre chose qu’on ne dit pas assez. Cette impression d’être moche ou « pas assez » ne vient pas seulement du miroir ou du dernier mec qui ne nous a pas regardé dans le bar, non, elle vient aussi et surtout de l’intérieur. De l’histoire qu’on se raconte. Du regard qu’on pose sur soi, qui bien souvent est plus dur, plus cruel que le regard des autres. Parce que parfois, les autres ne vous trouvent même pas si moche que ça, mais vous, vous avez déjà écrit dans votre tête la scène du rejet, du râteau, du malaise, avant même d’avoir osé lever les yeux.
C’est aussi ça le drame. On est son propre bourreau. On s’auto-flingue la confiance. Parce que quand on se trimballe depuis des années des petites phrases assassines genre « t’es moche », « personne voudra jamais de toi », « tu vaux moins que les autres », elles finissent par prendre racine, comme du lierre qui bouffe le mur de la maison. Et après, même quand un mec vous regarde avec envie, même quand il vous touche, même quand il vous dit « t’es beau », vous n’y croyez pas. Vous lui répondez intérieurement « il ment », « il se moque », « il a pitié ». Faut dire qu’on est champions du sabordage affectif.
Et pourtant, si on creuse, on est rarement objectif. Car il y a mille et une façons d’être beau. Si vous saviez combien de fois des potes m’ont dit en parlant d’un gars « franchement, il n’est pas canon mais je ne sais pas pourquoi, il me fait craquer ». Ben moi, je le sais pourquoi. Parce que ce n’est pas juste une affaire de centimètres ou d’abdos. C’est le charme. C’est la façon dont il sourit, dont il vous regarde, dont il écoute, dont il parle, dont il se déplace. C’est ce que j’appelle « l’émotion portée ». Un mec qui vous touche émotionnellement, il devient beau, parfois même irrésistible. Et vous savez quoi ? Ça, vous l’avez aussi.
Oui, même toi, Loulou, qui peste devant ta glace en trouvant ton nez trop gros ou tes oreilles trop décollées. Tu l’as aussi, cette capacité à émouvoir, à charmer, à attirer. Le problème, c’est que tant que tu ne le crois pas, tu ne le rayonnes pas. Et tu passes à côté de regards bienveillants et d’amours possibles parce que tu as déjà fermé la porte à double tour avant même d’avoir entendu le « toc toc » de celui qui voulait entrer.
Et cette peur d’être moche, de ne pas plaire, elle est d’autant plus ravageuse qu’elle est amplifiée par notre époque. Vous voulez un chiffre qui fait froid dans le dos ? Environ 77 % des jeunes gays déclarent souffrir d’une insatisfaction corporelle importante (Source : McClure et al., 2010). C’est énorme. C’est quasiment tout le monde. Et on se demande encore pourquoi tant de mecs se ruinent la santé en essayant de devenir ce qu’ils ne sont pas. Régimes à outrance, obsession du sport, chirurgie esthétique, produits dangereux. Tout ça pour tenter d’atteindre un idéal qui, de toute façon, ne comblera jamais ce qui coince à l’intérieur.
Et en même temps, je ne vous blâme pas. Je comprends. On a tous été, un jour, le petit gars qui regarde avec envie et jalousie le bellâtre du lycée, du club de gym, du bar ou du réseau social. On a tous eu un moment de solitude à se demander si on était même « éligible » à l’amour ou au désir. Mais je vais vous dire un secret : la plupart de ces mecs « parfaits » sont tout aussi paumés que nous. Parce qu’ils vivent dans la trouille permanente de ne plus être à la hauteur. Parce qu’ils savent que l’image est un mirage. Et parfois, derrière les muscles et le sourire ultra bright, il y a des montagnes d’insécurité.
C’est aussi ça qu’il faut déconstruire. Non, vous n’avez pas besoin d’être parfait pour séduire, ni pour aimer. Vous avez juste besoin d’être vous-même. Et c’est déjà beaucoup. Mais soyez vous, vraiment. Pas en version low-cost, pas en version édulcorée. Avec vos kilos en trop, vos yeux qui louchent, vos tatouages moches ou vos poils de travers. Avec vos rires bizarres, vos tics et vos tocs, vos maladresses et vos faiblesses. Avec tout ce qui fait que, justement, vous n’êtes pas une image figée dans un magazine, mais un être humain, vivant, vibrant.
Et parfois, la plus grande force, c’est de savoir en rire en usant d’auto-dérision… D’avoir ce recul bienveillant sur soi. De pouvoir dire : « oui, j’ai un bidon » et d’y coller un surnom affectueux. De savoir se moquer gentiment de ses propres défauts, sans se rabaisser. Juste pour respirer. Juste pour désamorcer. Parce que rien n’est plus séduisant qu’un mec qui s’assume, sans arrogance, sans fausse modestie, mais avec cette douceur de dire : « voilà, c’est moi ». Pas besoin de jouer les gros durs, pas besoin d’afficher un masque, pas besoin de mentir. Juste être là, et déjà, c’est beau.
Et puis entre nous, vous savez ce qui séduit vraiment ? Ce n’est pas l’angle parfait de votre mâchoire ou la longueur exacte de vos mollets. Non, ce qui fait chavirer, c’est ce truc impossible à mettre en boîte, cette lumière, cette manière de vous tenir, de sourire, de rougir peut-être, d’oser tendre la main ou de vous planter là, maladroit mais sincère. Vous ne me croyez pas ? Pourtant, vous l’avez sûrement déjà vécu. Rappelez-vous ce gars, pas spécialement dans vos standards habituels, qui vous a bouleversé sans crier gare. Parce qu’il avait dans les yeux une tendresse folle ou dans la voix un charme auquel vous ne vous attendiez pas. On se fait tous surprendre par l’émotion, pas par un abdo.
Moi, je me souviens d’un Loulou rencontré un soir, à une fête où je n’avais envie de parler à personne. Il avait ce qu’on appelle pudiquement « de la rondeur », un rire un peu nerveux, et des oreilles qu’il trouvait, je cite, « affreusement décollées ». J’ai fini dans son lit. Et j’y serais bien resté. Pas pour ses oreilles, ni malgré elles, mais parce que ce gars, il m’a touché. Vraiment. Il avait dans les yeux quelque chose d’immense, d’accueillant, de vrai. C’est là que je me suis rappelé que ce qui séduit, ce n’est pas la géométrie, c’est le mystère. Ce n’est pas l’esthétique, c’est la tendresse.
Et vous savez le pire ? Souvent, ceux qui se croient moches sont les plus touchants. Parce qu’ils n’ont pas la prétention d’être parfaits, parce qu’ils doutent, parce qu’ils cherchent, parce qu’ils écoutent vraiment. Et bordel, qu’est-ce que c’est beau quelqu’un qui écoute ! Quelqu’un qui est vraiment là, les yeux un peu fuyants, la main qui tremble peut-être, mais qui ose quand même être là, en vrai, sans chichi, sans effet spécial.
Je le dis et je le répète : la plus grande qualité de séduction, ce n’est pas d’être lisse et impeccable, c’est d’être humain. D’être présent. D’être vrai. Et ce n’est pas moi qui le dis dans mon coin. Selon une étude menée par la chercheuse Susan Sprecher en 2013 (Attraction and Liking), ce que la majorité des gens recherchent chez un partenaire n’est pas la perfection physique mais la chaleur émotionnelle et la capacité à créer du lien. C’est prouvé. Les gens veulent de la connexion, pas du plastique.
Et puis merde, la beauté c’est éphémère. Vous voulez quoi ? Être la plus belle plante verte du salon ou le cœur qui bat encore quand les lumières sont éteintes ? Je peux vous assurer que les souvenirs marquants, les vrais, ce ne sont jamais les tablettes de chocolat. Ce sont les rires qui éclatent au mauvais moment, les maladresses, les larmes versées sans honte, les regards qui, l’air de rien, disent tout.
Je pourrais vous raconter encore des dizaines d’histoires. Comme ce gars, petit, très maigre, pas du tout dans les critères, qui à une soirée, par son humour, sa douceur et son authenticité, avait tout le monde pendu à ses lèvres. Ou encore cet autre, ultra discret, qui n’osait même pas regarder dans les yeux, et qui pourtant, quand il a osé effleurer la main de son voisin, a déclenché chez lui un tremblement de terre intérieur. Vous croyez que ces gars-là sont moches ? Non. Ils sont vivants. Et c’est ça qui fait fondre.
Alors arrêtez de vous charcuter l’estime à coups de jugements hâtifs. Votre beauté est là, déjà, même si vous ne la voyez pas. Elle est dans votre manière de sourire sans le vouloir, de baisser les yeux timidement, de rire d’un rien, de rougir pour tout. Elle est dans ces petites choses qui vous échappent mais qui font que d’autres, eux, vous regardent déjà autrement. Et je vais vous dire un truc : vous serez toujours le moche de quelqu’un et le plus beau du monde pour un autre. C’est comme ça. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas une compétition. Ce n’est pas une course au trophée. C’est une histoire d’accord subtil entre deux âmes, entre deux cœurs, et parfois entre deux queues, soyons honnêtes, mais ça reste avant tout une affaire de rencontre.
Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Entrez-vous dans les critères de beauté ? Vous sentez-vous en total décalage ? Est-ce un combat de tous les jours que de supporter les regards ? N’hésitez pas à témoigner, ça peut aider….
Pour passer un bon moment avec un jeune homme peu sûr de lui, découvrez ce 4ème tome de YUKON vous faisant faire un bond dans le passé et connaître Dylan à ses 20 ans….
Découvrez ce roman bouleversant et retrouvez Dylan, Max, Kate et tant d’autres ainsi que de nouveaux personnages, dans cette histoire se passant avant le premier tome de la série initiale… Lorsque Will rencontre Dylan…. Vous êtes très nombreux/ses à nous avoir demandé de développer ce personnage ayant traverser les trois tomes sans jamais vraiment exister… Alors c’est chose faite avec ce premier tome d’une nouvelle triologie, mais qui peut se lire en one short. Découvrez ce qu’on ne sait pas de Will et sa destinée bouleversante…
RÉSUMÉ :
Dylan et Kate, jeunes étudiants, vivent simplement, partageant un petit appartement et une relation remplie de tendresse et de complicité. Mais lorsque Will entre dans leur vie, tout bascule. Pour Dylan, l’attirance immédiate qu’il ressent pour cet homme remet en question ses certitudes, sa sexualité, et l’avenir qu’il s’imaginait. Ce trouble, à la fois déstabilisant et excitant, devient rapidement impossible à ignorer. Will et Dylan, irrémédiablement attirés l’un par l’autre malgré leur différence d’âge, vont devoir composer avec des paramètres qu’ils n’avaient jamais envisagés. Face à cet amour naissant, Kate, forte et résiliente, refuse de céder aux conventions. Ensemble, ils vont casser les codes, bousculer les schémas traditionnels et inventer leur propre façon d’aimer, malgré les regards perplexes de Max, leur meilleur ami, et les obstacles qui se dressent sur leur chemin. Entre passions dévorantes, amitiés indéfectibles et réinvention de soi, cette histoire bouleversante explore les limites de l’amour et la liberté d’être soi-même.
Toujours autant populaire le reste de cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3 & 4
Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas. Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
Enfant, j'imaginais déjà des histoires pleines de personnages hauts en couleurs, que je racontais à tous ceux qui croisaient ma route. Depuis lors, j'ai fait évoluer mes récits, les rendant plus complexes, et les partageant ainsi avec un public plus large. En tant que narrateur, je tire profit de mon imagination et mon sens créatif pour raconter des histoires captivantes et divertissantes. C'est tout naturellement que je me suis porté vers l'érotisme et la sensualité. Sans tomber dans la vulgarité je préfère la poésie plutôt que d'être trop explicite. Même si de nombreuses scènes torrides vous feront à n'en pas douter, avoir des sueurs. Je décris les désirs sexuels comme des personnages à part entière et je les laisse évoluer au gré des situations.
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