Ah, les réseaux sociaux, ce grand cirque digital où l’on croit que plus on a de monde sous son chapiteau, plus on est promis à la gloire éternelle.
Erreur fatale.
Soyons clairs tout de suite : avoir 5000 followers sur Facebook ou TikTok ne garantit ni ventes, ni commentaires, ni même un minimum de considération pour votre existence en tant qu’auteur ou autrice.
Si vous en doutez encore, rassurez-vous : nous avons mené une étude scientifique (c’est-à-dire, nous avons stalké quelques concurrents entre deux cafés) et nous avons fait une découverte sidérante :
Des auteurs avec des milliers de followers galèrent à vendre leurs livres.
D’autres, sans la moindre présence sur les réseaux sociaux, explosent les ventes et les classements Amazon.
Certains ont 300 abonnés, mais ces 300 abonnés sont des fans dévoués qui les soutiennent coûte que coûte.
Moralité ?
Les réseaux sociaux sont une illusion d’optique.

Pourquoi les gens vous suivent-ils sur les réseaux sociaux ? Spoiler : Pas pour acheter vos livres.
Bon, remettons un peu d’ordre dans tout ça. Pourquoi diable ces milliers de personnes suivent-elles des auteurs si elles n’achètent rien ?
Eh bien, voici un échantillon des vraies raisons pour lesquelles quelqu’un appuie sur “Suivre” :
L’effet “accident de la route” :
Vous êtes particulier. Vous avez un style. Peut-être que vous portez un bonnet jaune fluo à chaque live ou que vous présentez vos livres en dansant sur du Céline Dion. Ça intrigue. Ils s’abonnent, mais ne lisent jamais rien.
Le fan égaré :
Il vous a découvert grâce à un livre qu’il a adoré. Mais depuis ? Silence radio. Vous pourriez écrire la nouvelle Bible qu’il n’en aurait rien à faire. Il est là, mais il ne participe pas.
Le suiveur compulsif :
Ce genre d’individu suit tout le monde. Par principe. Il a 8475 abonnements, clique partout machinalement et a probablement oublié votre existence dès le lendemain.
Le suiveur opportuniste :
Il ne vous suit pas pour vous, mais parce qu’il veut que vous le suiviez en retour. Un vrai stratège. C’est du follow-for-follow, une sorte de politique étrangère des influenceurs.
Le suiveur en quête de drama :
Il ne lit pas vos livres, mais il adore vos stories où vous râlez sur Amazon ou sur les commentaires débiles. Il est là pour le spectacle.
Le suiveur amoureux (si si, ça existe, Tom en a fait les frais il y a peu) :
Il ou elle vous trouve craquant.e. Il ne lit rien, mais commente sous vos selfies avec des petits cœurs. Il est là pour rêver, pas pour lire vos intrigues alambiquées.
Et le plus beau dans tout ça ? Ceux qui vous suivent ne sont pas forcément vos lecteurs. Et vos lecteurs ne vous suivent pas forcément.

Les faux espoirs des 5000 followers
Vous avez 5000 abonnés ? Super. Et après ?
Il faut comprendre une chose essentielle sur les réseaux sociaux :
Le nombre de followers ne signifie absolument rien en termes de ventes ou d’engagement. N’oubliez pas que ce sont les algorithmes qui vous proposent un grand pourcentage de nouveaux followers…
Vous pouvez avoir 10 000 abonnés et aucune interaction sur vos posts. Personne ne commente, personne ne partage, personne ne s’intéresse.
Vous êtes un arbre qui tombe dans une forêt vide.
Pendant ce temps-là, un autre auteur, avec 300 abonnés fidèles, voit chacun de ses posts exploser en réactions et en partages. Parce que ses 300 abonnés sont là pour lui et ses livres.
C’est ici que réside la vraie clé du succès : avoir un public engagé est infiniment plus important qu’avoir un grand public inactif.

Le grand ménage : Se débarrasser des followers fantômes
Certains auteurs ont fini par le comprendre et ont pris une décision radicale : demander aux abonnés inactifs de partir.
Oui, oui. Un vrai ménage de printemps numérique.
Des messages du genre :
« Si vous êtes ici mais que vous ne commentez jamais et ne vous intéressez pas à mes livres, ce n’est pas grave, mais il vaut mieux partir pour laisser la place aux vrais lecteurs. »
Pourquoi faire ça ?
Parce que voir 5000 abonnés et n’avoir que 2 commentaires sur un post, c’est DÉPRIMANT.
Et voir 300 abonnés et 50 réactions par post, c’est MOTIVANT.
Mieux vaut avoir peu de gens, mais des gens investis. Comme peu d’amis, mais de vrais amis sur qui compter…

La reconnaissance avant la quantité : ce qui booste réellement l’estime de soi
On ne va pas se mentir : avoir beaucoup de followers, ça flatte l’égo. Ça donne l’impression d’exister, d’être important. Mais si derrière, personne ne lit vos livres, personne ne commente, personne ne partage… où est l’intérêt ?
Ce qui nourrit réellement l’estime de soi, ce ne sont pas les chiffres vides.
Ce sont les messages sincères. Les gens qui prennent le temps de vous dire qu’ils ont aimé votre livre ou moins aimé l’un plutôt qu’un autre…. Ceux qui attendent votre prochaine sortie avec impatience.
Avoir une communauté engagée, même petite, c’est mille fois plus précieux qu’une horde de fantômes qui ne fait que gonfler un chiffre d’abonnés sans âme. N’oubliez pas que c’est ce que veulent les plateformes Meta et consœurs… tout comme les actionnaires d’une entreprisse veulent voir grimper les rendements.
Alors, au lieu de vous focaliser sur « combien » de personnes vous suivent, concentrez-vous sur « qui » vous suit vraiment. Faites-leur des cadeaux privilégiant un partage, des échanges… Demandez-leur conseil lorsque vous êtes dans le doute…

Les réseaux sociaux, c’est bien… mais pas essentiel. La newsletter c’est bien mieux…La newsletter c’est bien mieux… Pourquoi privilégier la newsletter pour fidéliser son lectorat plutôt que les réseaux sociaux
À l’heure où les réseaux sociaux semblent incontournables pour communiquer, il peut sembler contre-intuitif de miser sur un média plus ancien comme la newsletter. Pourtant, pour fidéliser un lectorat de manière durable et qualitative, la newsletter s’avère souvent bien plus efficace que les plateformes sociales. Du reste, bcp d’auteurices y reviennent…Voici pourquoi.
Une relation directe et sans filtre
Contrairement aux réseaux sociaux, où les algorithmes décident de la visibilité de vos contenus, la newsletter atterrit directement dans la boîte de réception de vos abonnés. Vous ne dépendez pas d’un système opaque pour atteindre votre audience : chaque message est reçu, consulté à son rythme, dans un espace personnel.
Un public plus engagé
Les abonnés à une newsletter sont généralement des lecteurs qui ont fait une démarche active : ils ont choisi de s’inscrire, souvent en échange de contenu ou d’informations de qualité. Ce geste volontaire crée un engagement plus fort et une attention plus soutenue que le scroll passif sur les réseaux.
Un contrôle total sur le contenu et le format
Sur les réseaux sociaux, vous êtes limité par les formats imposés : longueur des textes, dimensions des images, style de publication. La newsletter, au contraire, vous donne une liberté totale sur la mise en page, le ton, le rythme et la longueur. C’est un espace à vous, sans interférence extérieure.
Une fidélisation à long terme
Les réseaux sociaux favorisent l’instantanéité et la consommation rapide d’informations. À l’inverse, la newsletter permet d’instaurer une relation de confiance sur le long terme. Elle devient un rendez-vous régulier, un fil rouge entre vous et vos lecteurs, propice à la construction d’une communauté fidèle.
Des données propriétaires et une meilleure analyse
Les réseaux sociaux gardent la main sur vos statistiques, vos abonnés et vos données. Avec une newsletter, vous possédez votre liste de contacts et vous avez accès à des données précises : taux d’ouverture, de clics, désabonnements… De quoi affiner votre contenu et mieux comprendre les attentes de votre lectorat.
Moins de distraction, plus de concentration
Un message sur les réseaux est en concurrence avec des dizaines d’autres posts : publicités, vidéos virales, commentaires… Il est facile de passer à côté. La newsletter, elle, est lue dans un cadre plus calme, propice à l’attention. C’est un espace où vos idées peuvent pleinement s’exprimer.
N’oubliez pas que vous pouvez être rayé des RS à tout moment et sans raison… Tandis que votre newsletter restera…
En conclusion
S’il ne s’agit pas forcément d’abandonner complètement les réseaux sociaux, la newsletter doit être au cœur de toute stratégie de fidélisation sérieuse. Elle offre une relation plus authentique, une maîtrise accrue, et une meilleure capacité à bâtir une audience stable et engagée. Dans un monde numérique saturé, la newsletter reste un canal d’une rare efficacité.

En bref :
Si vous avez des milliers de followers et que ça fonctionne pour vous, tant mieux !
Mais si vous en avez peu et que vous doutez, souvenez-vous de ceci :
Le nombre de followers ne garantit ni ventes ni commentaires.
Un petit public engagé vaut mieux qu’une masse indifférente.
Les lecteurs fidèles sont plus précieux que les abonnés fantômes.
Les réseaux sociaux ne sont qu’un outil, pas une fin en soi.
Alors, arrêtez de stresser sur les chiffres et concentrez-vous sur ceux qui vous lisent réellement.
Parce qu’au final, ce sont eux, et eux seuls, qui comptent. 😊

Puisque vous êtes là, profitez-en pour découvrir ce livre faisant des émules…
LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Une histoire sensuelle et bouleversante, où l’amour n’a pas de modèle et où les âmes égarées trouvent parfois leur place là où elles s’y attendaient le moins.

PROLOGUE :
Il faisait encore nuit quand elle est arrivée sur le chemin de terre, avançant à petits pas maladroits, ses chaussures à talons enfoncées dans la boue gluante jusqu’aux chevilles. L’automne venait d’étendre sa brume sur les champs endormis, et le silence du matin n’était troublé que par les grognements lointains des porcs, là-bas, dans le bâtiment sombre derrière la grange.
Elle s’appelait Julie. Dix-huit ans à peine, mais elle en paraissait déjà trente ce matin-là, les yeux bordés de cernes noirs, son mascara formant des traînées sombres sur ses joues pâles et rougies par le vent froid. Elle serrait autour de ses épaules un manteau trop fin pour la saison, avançant comme une ombre perdue sur une terre étrangère.
Julie avait rencontré Luc lors d’un bal de campagne à Saint-Léonard-de-Noblat. Un bal de ceux où la jeunesse oublie sa solitude dans l’alcool, où les vieux tubes de Johnny se mêlent aux rires gras et aux verres remplis à ras bord de whisky bon marché. Luc n’était pas du genre à séduire. Il prenait, sans jamais demander, avec la rudesse des hommes habitués à soumettre la terre et les bêtes. Julie ne s’était pas défendue. Peut-être n’en avait-elle pas eu la force ou l’envie. C’était plus simple de ne rien dire, de laisser les choses arriver.
Cinq mois après, la voilà qui débarquait à la ferme, son ventre déjà arrondi sous son manteau usé, cherchant un abri, espérant que l’enfant qu’elle portait était bien celui de Luc, même si elle n’en était pas totalement certaine. Luc l’avait laissée entrer chez lui, mais il ne lui avait jamais vraiment ouvert sa porte. Elle était là, invisible, tolérée seulement parce qu’elle pouvait encore servir : faire la vaisselle, nourrir les animaux, repasser les chemises qui empestaient la sueur et l’alcool. Parfois, il venait chercher dans son lit ce qu’elle ne refusait jamais, par peur ou par indifférence. Il n’y avait pas de douceur dans ses gestes, pas de chaleur dans ses regards. Rien d’autre que le vide brutal de sa présence.
Le soir où Nicolas est né, un violent orage de mars frappait la ferme, noyant les champs et transformant les chemins en torrents boueux. Julie criait seule, prise dans les douleurs fulgurantes de l’enfantement. Luc, ivre dans l’étable, n’avait appelé ni médecin, ni sage-femme comme si ça ne le concernait pas. C’est une voisine, alertée par les cris paniqués au téléphone de la jeune fille, qui avait couru à travers les champs détrempés pour venir l’aider. Elle avait attrapé l’enfant, coupé le cordon, puis l’avait lavé, enveloppé dans une serviette élimée. « C’est un garçon », avait-elle murmuré d’un air grave, comme si cette vérité allait changer quelque chose au drame silencieux qui se déroulait dans cette chambre obscure. Les secours arrivèrent juste après…
Luc mit deux jours avant d’approcher son fils. Il tournait autour du berceau improvisé, les bras ballants, le regard fuyant, comme un animal sauvage face à quelque chose qu’il ne comprenait pas. Finalement, il s’était penché sur l’enfant, l’air gêné, presque honteux, et avait murmuré :
— On l’appellera Nicolas.
Puis il avait tourné les talons, laissant derrière lui Julie avec ses yeux cernés et Nicolas, dont les petits poings se serraient déjà contre l’indifférence du monde.
Dans les jours suivants, Luc observait l’enfant comme une énigme qui lui résistait. Il ne savait pas quoi faire de ce petit corps fragile, ce corps qui occupait tout l’espace de la ferme avec ses cris, son silence, sa présence encombrante. Julie, elle, attendait que l’amour lui vienne naturellement, qu’il descende dans son cœur et illumine son âme. Mais rien ne venait. Ni chaleur, ni haine. Juste une immense fatigue, un détachement douloureux qu’elle portait chaque jour davantage.
Elle resta encore trois mois. Trois mois à espérer sans succès que Luc changerait, qu’elle-même serait capable d’aimer ce petit être. Trois mois à comprendre que ce lieu n’offrait aucun avenir ni à elle, ni à son fils. Un matin, elle partit, laissant une lettre froissée sur la table de la cuisine. Quelques mots griffonnés à la hâte : « Je suis désolée. Je ne peux pas. Prends soin de lui, si tu peux. Sinon, fais au mieux. Julie. »
Luc ne lut jamais cette lettre. Il savait déjà que ces mots ne changeraient rien. « Prendre soin », c’était un concept qu’il n’avait jamais appris. Comment prendre soin d’un autre quand il était incapable de prendre soin de lui-même ?
Désormais seul avec le bébé, Luc traversa des nuits sans sommeil, assis devant une cigarette, écoutant les pleurs incessants sans bouger, sans réagir, avec cette indifférence terrible qui tue plus sûrement que les coups. Avant que la femme du paysan d’à côté ne prenne en charge ce bébé durant la journée, effrayée par les comportements de Luc.
Il ne haïssait pas Nicolas. C’était pire. Il ne le voyait pas. Ou plutôt, il refusait de le voir. Pour lui, un enfant devait apprendre la dureté du monde dès le berceau. Il fallait devenir fort, résister à la douleur, à la solitude, à l’abandon.
Mais Nicolas était là, vivant malgré tout, malgré le froid, malgré l’absence de caresses et de mots doux. Déjà son corps, même si petit, apprenait à encaisser, à résister. À survivre dans ce silence glacé et ces regards absents, attendant qu’un jour peut-être, quelqu’un lui apprenne enfin ce que voulait dire le verbe « aimer ».L’euphorie des fêtes s’était doucement estompée, laissant place à quelque chose de plus vrai, de plus tangible.

EXTRAIT :
Nicolas grandit donc dans cette ferme plantée au milieu de nulle part, entre Pierre-Buffière et Saint-Hilaire-Bonneval. Une parcelle de terre battue par les vents, encerclée de haies épaisses et de forêts rudes où les arbres semblaient se courber sous le poids du ciel gris du Limousin. Un lieu silencieux, presque secret, sculpté dans la même matière dure et austère que son père : une terre qui résiste, sèche et difficile à apprivoiser.
Luc ne parlait pas beaucoup. Chaque mot qui sortait de sa bouche était un effort, une douleur ; il donnait ses ordres en mâchant ses phrases avec hargne, comme si chaque syllabe était une écharde coincée au fond de sa gorge. Lorsqu’il regardait son fils, ce n’était jamais directement, jamais franchement. Toujours un coup d’œil rapide, gêné, presque honteux, comme on détourne le regard d’une blessure mal cicatrisée ou d’une pierre coincée dans sa botte, que l’on refuse pourtant d’enlever.
Mais fort heureusement, Nicolas n’était pas complètement seul. Il y avait les Eastwood. Les seuls voisins « non paysans » que Luc tolérait — c’est exactement comme ça qu’il le formulait, comme si leur présence nécessitait de sa part un effort surhumain. Thomas Eastwood, le père, était américain. Il s’était établi dans ce coin isolé par amour pour la région, fasciné par ses paysages accidentés et sa nature sauvage, profitant d’une opportunité professionnelle qui lui permettait de rester discret. Thomas était un homme doux, réservé, avec une voix calme et profonde qui contrastait nettement avec la rudesse locale. Il affichait toujours un sourire simple, authentique, un sourire auquel personne, pas même Luc, ne pouvait réellement résister.
« Un gars pas comme les autres », grognait Luc, laissant planer une ambiguïté étrange. Était-ce un compliment, une critique ? Personne n’aurait su le dire précisément. Mais Thomas, lui, ne se souciait guère de ces nuances. Il restait neutre, toujours à bonne distance. Là où les autres voisins avaient fini par se brouiller avec Luc, embourbés dans des querelles de clôtures, d’argent ou de vieux ressentiments, Thomas avait su trouver le juste milieu. Suffisamment proche pour que Luc le tolère, mais suffisamment distant pour éviter les conflits inutiles. Parfois, il arrivait même qu’il se présente à la ferme, sans prévenir, une bouteille de whisky à la main, comme un passeport discret pour apaiser temporairement la mauvaise humeur permanente du père de Nicolas. Ces rares moments permettaient une sorte de trêve, fragile mais réelle, dans le monde tumultueux de Luc.
Alors, ce dernier lui accordait une place. Minuscule, certes. Mais une place malgré tout.
Nicolas éprouvait toujours une joie sincère, une sorte de soulagement intense lorsque Thomas débarquait à la ferme, même si ces visites se faisaient terriblement rares. À chaque fois qu’il apercevait la silhouette familière de l’Américain s’approcher lentement sur le chemin de terre, quelque chose en lui s’apaisait soudain. La ferme, si vide et si froide habituellement, prenait alors brièvement une teinte plus douce, un air presque chaleureux. La voix posée de Thomas et son sourire discret avaient sur Nicolas l’effet d’un baume miraculeux, capable de calmer ses inquiétudes et ses tristesses accumulées.
La simple présence de cet homme était réconfortante pour lui, comme un souffle d’air frais dans une pièce étouffante. Elle lui rappelait que tous les hommes n’étaient pas forcément comme son père : durs, indifférents et cruels. Thomas représentait tout ce que Luc n’était pas. Il incarnait la patience, la bienveillance silencieuse, l’écoute sans jugement. Et chacune de ses apparitions apportait un peu de légèreté dans le quotidien lourd et pesant du garçon.Mike leva les mains, faussement offensé.
À découvrir ici en version e-book, papier ainsi que gratuit dans la bibliothèque comme la plupart de nos romans…

Découvrez nos sorties qui cartonnent depuis leur sortie :
NEVADA – À corps perdus
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Yukon – Will, ce qu’on ne sait pas de toi…

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :