Durée de vie d’un livre : autoédition vs maison d’édition, qui gagne le marathon ?
Chers écrivains et chères écrivaines, attachez vos ceintures, car ce qui suit risque de bouleverser quelques certitudes. On aime imaginer qu’une maison d’édition traditionnelle, avec ses bureaux feutrés, ses comités de lecture exigeants et ses catalogues prestigieux, va chérir votre livre comme un trésor. Qu’elle le portera sur le long terme, le défendra bec et ongles, le gardera en rayon comme un classique en devenir. Mais la vérité, c’est que dans la majorité des cas, un livre publié en maison d’édition a une durée de vie… plus courte qu’un yaourt bio. Trois à six semaines, en moyenne. Voilà le temps qui lui est accordé pour faire ses preuves, exister, vendre. Et passé ce délai, si les résultats ne suivent pas, il est tout simplement mis de côté.
Les livres s’accumulent à un rythme effréné. Le marché est saturé, les librairies débordent, et même les éditeurs les plus bienveillants doivent faire de la place pour les nouvelles parutions. Résultat : votre roman a quelques semaines pour séduire, pour apparaître sur les tables, pour figurer dans les newsletters, avant de disparaître des radars. S’il n’a pas eu le temps de faire parler de lui, il sera remplacé par un autre. Et vous, vous vous retrouverez avec un contrat qui vous empêche parfois de republier votre propre texte ailleurs, sans aucun levier pour le relancer. Croyez-nous, nous parlons en connaissance de cause…. Sur nos 4 auteurs, 3 d’entre-nous avons été publiés plusieurs fois en maison d’édition et l’un d’entre nous dans une très grande maison… Je vous laisse imaginer nos avis… même si, il ne faut pas peindre le diable sur la muraille, car ici et là, il y a des éditeurs respectueux et sympas, mais ils sont très rares….
Heureusement, il existe une alternative. L’autoédition. Et contrairement à ce qu’on a longtemps voulu faire croire, l’autoédition ne rime pas avec échec ou amateurisme. Bien des livres auto publiés aujourd’hui sont bien plus attractifs et mieux écrits que bien des livres publiés en ME ou pseudo ME (Nous vous expliquerons ce que nous voulons dire par là dans un prochain article). Elle offre un avantage considérable : la maîtrise du temps. Quand vous auto-publiez votre livre, il ne vous est jamais retiré des rayons. Il reste disponible aussi longtemps que vous le décidez. Il peut vivre doucement, tranquillement, gagner ses lecteurs au fil des mois, parfois même exploser longtemps après sa sortie grâce à une chronique, une publicité bien placée, ou un simple bouche-à-oreille. Il n’est pas condamné par un calendrier éditorial, ni remplacé à la première baisse de régime.
Ce que la maison d’édition vous offre en prestige, en validation symbolique, elle le reprend souvent en autonomie. Ce que l’autoédition vous demande en efforts de visibilité, elle vous le rend en liberté et en durée. Un livre auto-publié peut être retravaillé, réédité, repositionné, relooké. Il peut suivre votre évolution d’auteur. Il peut traverser les années, s’inscrire dans une stratégie longue, sans jamais être abandonné au fond d’un catalogue. Ce n’est pas un sprint. C’est un marathon. Et c’est vous qui en tenez la cadence.
Alors oui, la maison d’édition peut apporter un coup de projecteur fulgurant, un pic de ventes rapide, un accompagnement ponctuel. Mais pour les auteurs comme nous, de Pétaouchnok, pour les livres qui demandent du temps, de la patience, du bouche-à-oreille lent mais durable, l’autoédition est souvent plus adaptée. Elle ne promet pas la gloire immédiate. Mais elle permet au texte de continuer à exister, d’évoluer, de respirer.
Et si vous avez confiance en votre livre, si vous croyez qu’il mérite une place dans la durée, c’est peut-être ce format-là qui lui offrira le plus grand espace pour grandir.

Le temps de gloire en maison d’édition : plus éphémère qu’un feu d’artifice
Autrefois, dans ce temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, un livre pouvait tranquillement faire sa place sur les rayons. Il y restait des mois, parfois même des années, attendant patiemment son lecteur. La découverte se faisait lentement, au gré des flâneries en librairie, des conseils de bouche-à-oreille, des petits coups de cœur inattendus. C’était une époque où l’on croyait encore qu’un bon livre finirait par être reconnu. Aujourd’hui, ce monde-là a disparu, balayé par une cadence infernale de publications hebdomadaires et une logique de rentabilité immédiate.
Selon une étude du Syndicat National de l’Édition, un livre publié en maison d’édition a en moyenne quatre à six semaines pour prouver qu’il mérite sa place. Pas un jour de plus. C’est le temps qu’on lui accorde pour séduire, convaincre, générer des ventes. Passé ce délai, s’il n’a pas fait de bruit, il est mis de côté, parfois discrètement, parfois brutalement. Relégué au fond d’un rayon, ou pire, retiré, retourné à l’éditeur, et dans certains cas… détruit. Oui, détruit. Des piles entières de romans, qui ont demandé des mois d’écriture, de relecture, de mise en page, partent au pilon. Écrasés. Broyés. Effacés. Non pas parce qu’ils sont mauvais, mais parce qu’ils n’ont pas été suffisamment rentables, suffisamment vite.
C’est un système où la course à la nouveauté écrase tout, où le livre devient un produit ultra-périssable. En librairie, près de trente-cinq pour cent des ouvrages sont retournés aux éditeurs après quelques semaines à peine. Ce taux donne le vertige. Il traduit une réalité industrielle, bien loin de l’image romantique que beaucoup se font de l’édition traditionnelle. Le feu d’artifice est beau, oui. Mais il est court. Et une fois la lumière retombée, il ne reste souvent qu’un silence glacial.
Et si vous pensez que votre éditeur va relancer la promo six mois plus tard, au calme, pour lui donner une seconde chance… autant croire au Père Noël en plein mois de juillet. Dans la majorité des cas, l’attention est déjà passée ailleurs. D’autres manuscrits sont arrivés. D’autres auteurs attendent leur tour. Votre livre, même s’il a du potentiel, même s’il aurait peut-être pu décoller avec un peu de temps, est déjà classé, oublié, absorbé par la machine éditoriale.
Ce n’est pas une critique de l’édition traditionnelle en soi. C’est une observation d’un système devenu ultra-compétitif, soumis à des pressions économiques qui laissent peu de place à la lenteur, à la maturation, à l’accompagnement dans la durée. Et c’est justement pour cela que l’autoédition peut apparaître comme une alternative plus humaine, plus souple, plus respectueuse du rythme d’un livre. Car elle permet à l’auteur de décider combien de temps son œuvre mérite d’exister. Elle laisse le temps au bouche-à-oreille d’agir. Elle autorise la persistance là où l’édition classique exige la performance immédiate.
Alors oui, être publié par une maison peut être grisant. L’espace d’un instant, tout s’illumine. Mais si vous n’êtes pas prêt à ce que cette lumière s’éteigne aussi vite qu’elle est venue, il est peut-être temps de repenser vos priorités. Parce qu’un feu d’artifice, c’est beau. Mais ce n’est pas ce qui éclaire le plus longtemps. À moins que vous ne soyez une célébrité… Il n’y a qu’à voir les rayons en librairie, nous n’avons pas même besoin de préciser le genre et les personnes à qui leur livre est mis en avant…

L’autoédition : le pouvoir de la longévité
Quand vous choisissez l’autoédition, vous devenez bien plus qu’un auteur. Vous êtes votre propre éditeur, votre propre directeur marketing, votre propre stratège. Et cela peut faire peur au départ, car tout repose sur vous. Mais c’est aussi une force immense. Car contrairement au modèle traditionnel où votre livre a une date de péremption quasi immédiate, en autoédition, il peut vivre indéfiniment. Il ne dépend ni du bon vouloir d’un distributeur ni des priorités commerciales d’un éditeur. C’est vous, et vous seul, qui décidez de son avenir.
Un livre auto-publié n’est jamais « périmé ». Vous pouvez le faire évoluer, l’améliorer, le rééditer, retravailler la mise en page, revoir le résumé ou encore changer la couverture si vous sentez que le visuel ne parle pas suffisamment à votre lectorat. Il n’y a aucune obligation de rester figé. Bien au contraire, l’autoédition vous donne cette liberté de mouvement que peu d’auteurs publiés connaissent. Vous pouvez tester, adapter, ajuster. Rien n’est figé. Et ça change tout.
Mieux encore, vous pouvez promouvoir votre livre à votre rythme. Il n’y a pas de fenêtre étroite de quatre à six semaines pour prouver que votre texte « mérite » sa place. Vous pouvez en parler aujourd’hui, demain, dans un an, dans cinq ans. Rien ne vous empêche de relancer la communication autour de votre livre quand vous le souhaitez, que ce soit à l’occasion d’un événement, d’une actualité, ou simplement d’une envie personnelle. Le temps joue pour vous, pas contre vous.
Chez Écueil Éditions, nous l’avons constaté concrètement. Certains livres publiés il y a plusieurs années continuent de se vendre régulièrement. Ils trouvent encore de nouveaux lecteurs, ils circulent, ils vivent. Ils n’ont pas été rangés au fond d’un catalogue ni broyés avec les invendus. Ils sont là, disponibles, visibles, et toujours portés par ceux qui les ont écrits. Dans le circuit classique, ils auraient été oubliés depuis longtemps. En autoédition, ils continuent leur route.
Le modèle traditionnel mise sur le volume, la nouveauté, la vitesse. Il veut des chiffres rapides, des coups médiatiques, des lancements éclair. L’autoédition, elle, repose sur une logique de durée, de constance, de lente montée. C’est une course de fond. Et si vous acceptez cette temporalité, si vous acceptez que le succès peut se construire petit à petit, alors l’autoédition devient un terrain d’expression à la fois libre, vivant et profondément durable.
Parce qu’un livre n’est pas un produit périssable. Et qu’en autoédition, vous avez enfin le pouvoir de lui offrir le temps qu’il mérite.

L’illusion du “grand éditeur qui va prendre soin de vous”
C’est un rêve que beaucoup d’auteurs entretiennent, souvent avec sincérité et espoir : celui de voir un grand éditeur tomber amoureux de leur manuscrit, le publier avec enthousiasme, le défendre bec et ongles, le porter haut dans les médias, l’accompagner avec attention, le chouchouter comme une pépite rare. Mais ce rêve, s’il arrive parfois, est devenu une exception. Et dans la majorité des cas, la réalité est bien plus crue, bien plus froide, bien plus désenchantée.
Un éditeur traditionnel, surtout dans une grande maison, ne mise pas sur tous ses auteurs de la même façon. Il consacre son énergie, son budget, ses équipes de communication aux best-sellers annoncés, aux noms déjà connus, aux têtes d’affiche qui génèrent de la visibilité et du chiffre. Les nouveaux auteurs, eux, entrent souvent dans le catalogue par une petite porte discrète. Ils auront droit à une mise en avant au moment de la sortie, quelques publications sur les réseaux, un envoi service presse, peut-être une place sur une table en librairie pendant deux semaines… et ensuite, plus rien.
Pas par méchanceté. Pas par manque d’intérêt. Mais parce qu’il y a trop de livres, trop de sorties, trop de priorités à gérer. Parce que votre roman, aussi bon soit-il, se retrouve noyé dans une masse de publications où chaque mois chasse le précédent. Parce que le service presse, le service commercial, les attachés de presse, n’ont tout simplement pas les moyens de défendre tous les titres avec la même intensité. Et si votre livre ne génère pas rapidement de ventes, il est mis de côté, remplacé, oublié.
Et surtout, si votre éditeur ne décide pas d’investir dans la promotion – ce qui arrive très souvent pour les premiers romans ou les livres jugés « de niche » – alors votre texte passera complètement inaperçu. Il sera publié, oui. Mais invisible. Non relayé, non chroniqué, non mis en avant. Disponible, mais ignoré. Et ce silence, après l’euphorie d’un contrat signé, peut être l’un des plus durs à encaisser pour un auteur qui croyait avoir trouvé un allié solide.
Ce n’est pas pour dire que les maisons d’édition ne font pas leur travail. Beaucoup sont passionnées, engagées, sincères. Mais elles fonctionnent dans un système de plus en plus contraint, de plus en plus industrialisé, où l’attention se fragmente et où le succès est souvent conditionné à une efficacité immédiate. Et dans ce contexte, espérer que quelqu’un d’autre prenne soin de votre livre à votre place est une illusion dangereuse.
Mieux vaut savoir à quoi s’attendre. Mieux vaut entrer dans ce monde en gardant les pieds sur terre. Mieux vaut comprendre que, quel que soit le mode de publication, le premier à devoir croire en votre livre, à le défendre, à le porter… ce sera toujours vous.

Les librairies : pas aussi magiques que vous le pensez
Ah, les librairies… ce fantasme doux et persistant de l’auteur qui découvre, ému, son livre en vitrine, bien en vue, entouré de nouveautés prometteuses. Ce rêve de passer devant une table d’exposition et d’y voir trôner son roman, sous la lumière chaude d’un éclairage tamisé, prêt à être feuilleté par un lecteur curieux. Cette image, profondément ancrée dans l’imaginaire littéraire, fait partie des grandes attentes de la publication. Et pourtant, la réalité du terrain est, comme souvent, bien plus rude.
Pour qu’un livre soit mis en avant dans une librairie, il ne suffit pas qu’il soit bon. Il faut, dans la majorité des cas, qu’il soit payé pour être là. Oui, vous avez bien lu. Les emplacements visibles – les tables d’entrée, les têtes de gondole, les vitrines – ne sont pas offertes gracieusement au mérite d’un texte. Elles font l’objet d’accords commerciaux entre les maisons d’édition et les librairies. Ce sont des espaces vendus, négociés, réservés à ceux qui peuvent se permettre de financer cette visibilité. Et qui sont ces éditeurs capables de payer pour être vus ? Les plus grands. Ceux qui misent sur leurs têtes d’affiche pour générer du chiffre. Les autres ouvrages, souvent aussi dignes d’intérêt, sont relégués en fond de rayon, parfois à peine visibles, parfois même introuvables.
Chez Écueil Éditions, nous avons compris que sans ventes immédiates, sans un nom déjà connu, la rotation est brutale. Vous croyez que votre livre restera plusieurs mois en rayon ? Il a parfois moins de quinze jours pour faire ses preuves. Et s’il ne trouve pas preneur dans ce laps de temps, il est tout simplement retiré, stocké, retourné à l’éditeur, ou dans le pire des cas, définitivement écarté.
Une étude de l’Association des Libraires de France révèle que soixante-dix pour cent des livres mis en avant en tête de gondole proviennent des plus grandes maisons d’édition. Ce chiffre dit tout. Il montre que l’espace visible, celui qui capte le regard et génère l’envie d’achat, est réservé à une élite éditoriale. Les autres livres, même sincères, même bien écrits, même prometteurs, doivent se battre dans l’ombre pour exister. Ce n’est pas une condamnation de la librairie, qui reste un lieu précieux pour les lecteurs et pour la culture. C’est une prise de conscience : les librairies sont aussi des espaces commerciaux, soumis à des logiques de rentabilité, de flux, de rapidité.
Cela ne veut pas dire qu’il faut renoncer à y entrer. Cela signifie simplement qu’il faut ajuster ses attentes. Comprendre que la présence en librairie n’est ni une fin en soi, ni une garantie de succès. Et surtout, qu’il existe d’autres chemins pour faire vivre un livre. Des chemins plus lents, plus directs, parfois plus efficaces. La vente en ligne, les réseaux sociaux, les rencontres avec les lecteurs, les salons, les newsletters, les partenariats alternatifs… Autant de moyens de construire une visibilité, loin des projecteurs payants et des vitrines éphémères.
La librairie peut être un lieu de passage. Mais ce n’est pas là que se joue la durée de vie d’un livre indépendant. Et ce n’est sûrement pas là qu’un auteur doit placer toute son espérance. Parce que ce n’est pas l’emplacement qui crée la valeur d’un livre. C’est le lien qu’il réussit à tisser, un lecteur à la fois. Et puis est-il nécessaire de rappeler qu’elles se ferment les unes après les autres…

La promo : en maison d’édition ou en autoédition, même combat
Beaucoup d’auteurs pensent encore qu’être publié en maison d’édition signifie se libérer de toute responsabilité en matière de promotion. Qu’une fois le contrat signé, un service de communication va prendre le relais, organiser les interviews, gérer les réseaux sociaux, envoyer le livre à des influenceurs, planifier les salons, bref… faire le travail à votre place. La vérité, c’est que dans l’immense majorité des cas, il n’en est rien. Aujourd’hui, qu’on soit publié dans une grande maison ou qu’on choisisse l’autoédition, le constat est le même : si vous ne faites rien pour parler de votre livre, personne ne le fera à votre place.
Même les auteurs édités doivent s’impliquer. Être présent sur les réseaux sociaux, répondre aux lecteurs, entretenir une communauté, relayer les avis, créer de la visibilité. Les maisons d’édition traditionnelles concentrent leurs efforts de communication sur les auteurs qui vendent déjà bien, ceux qui ont un nom, une audience, une « valeur commerciale ». Pour les autres, les budgets sont réduits, voire inexistants. Ce qui veut dire que si vous espérez que votre éditeur vous propulse tout seul sous les projecteurs pendant que vous restez dans l’ombre, vous risquez d’être cruellement déçu.
Et c’est justement là que l’autoédition prend l’avantage. Car tout ce qui vous est demandé chez un éditeur — faire vivre votre livre, aller à la rencontre de votre public, animer vos réseaux — vous pouvez le faire aussi, mais avec en plus la liberté de choisir comment, quand, et à quel rythme. Vous n’avez pas à attendre qu’un service marketing valide une action. Vous n’avez pas à demander l’autorisation de modifier une couverture ou de refaire un résumé. Vous pouvez tester, ajuster, relancer, dès que vous le souhaitez.
Vous pouvez donner une seconde vie à votre livre en lui offrant une nouvelle couverture. Modifier le prix temporairement pour faire une promotion stratégique. Mettre en avant certaines thématiques de votre texte en fonction de l’actualité. Relancer la communication plusieurs mois après la sortie, sans vous heurter à la logique des « nouveautés ». Vous pouvez même retravailler le contenu, corriger des erreurs, republier une version améliorée. Ce sont des actions concrètes, souples, accessibles, que l’édition traditionnelle rend bien plus complexes, voire impossibles.
Et surtout, vous avez le pouvoir de créer un lien direct avec votre lectorat. De construire une relation durable, sincère, engagée. Le bouche-à-oreille, s’il prend, peut durer des années. Et chaque effort que vous faites pour faire vivre votre livre bénéficie directement à votre projet, à votre nom, à votre trajectoire d’auteur.
Faire sa promo, ce n’est pas un fardeau réservé aux indépendants. C’est devenu la norme, quel que soit le mode de publication. La différence, c’est qu’en autoédition, ce travail n’est pas vain. Il n’est pas récupéré par un système éditorial qui ne vous appartient pas. Il est à vous. Il vous construit. Il vous appartient.

Conclusion : l’autoédition, le vrai marathon du livre
Si vous rêvez d’un succès rapide, d’un lancement spectaculaire, de votre roman en tête de gondole avec un bandeau rouge « coup de cœur de la rentrée », alors oui, une grande maison d’édition peut sembler rassurante. Elle offre une vitrine, une légitimité sociale, une sensation de reconnaissance qui, sur le moment, fait du bien. Mais cette vitrine est fragile. Elle est courte. Elle est souvent conditionnée à des ventes immédiates. Et une fois le pic d’attention passé, beaucoup de livres sombrent dans l’oubli sans avoir eu le temps d’exister pleinement.
Là où l’autoédition prend tout son sens, c’est dans la durée. Un livre auto-publié peut vivre des années. Il peut trouver ses lecteurs lentement, petit à petit, au fil du bouche-à-oreille, des partages, des chroniques sincères. Il peut connaître une seconde vie, une troisième, une relance inattendue. Il reste vivant tant que vous le portez. Il évolue avec vous, à votre rythme. Vous en gardez le contrôle total, de la couverture au prix, du contenu à la stratégie de diffusion. Il ne dépend d’aucun agenda éditorial, d’aucune logique de rendement court terme.
Il faut aussi cesser de croire que les maisons d’édition prennent forcément soin de leurs auteurs. Beaucoup de primo-romanciers découvrent, après l’enthousiasme initial, qu’ils doivent se débrouiller seuls pour faire vivre leur livre. Que le soutien attendu ne vient pas. Que leur texte, passé quelques semaines, n’intéresse plus personne dans la structure. Et cela peut laisser un goût amer, une impression d’abandon, de frustration.
Alors oui, l’autoédition demande de l’énergie, de la constance, une certaine dose de débrouillardise. Mais elle permet une chose essentielle : garder la main sur la vie de son livre. Choisir ses batailles. Décider quand continuer, quand relancer, quand retravailler. Elle permet de construire une carrière littéraire sur la durée, loin de la logique du one shot éditorial.
À vous de voir ce que vous cherchez. Un sprint où la lumière est intense mais brève, ou un marathon où chaque pas vous appartient. Chez Écueil Éditions, nous avons fait notre choix. Et sincèrement, on ne le regrette pas une seconde. Parce qu’un livre, pour nous, ce n’est pas une mode. C’est une trace. Une voix. Une aventure qui mérite du temps.

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LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Et notre série d’été que nous vous conseillons pour passer un agréable moment :
Collection Urban Fantazy
Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :
Je ne dirais pas mieux… Merci Didier pour cet article qui se veut très réaliste et parlant… Il ne descend pas les ME mais au contraire, montre les problèmes qu’elles rencontrent mais également, et n’ayons pas peur des mots, les incompétences de certaines… Pour ma part, j’ai donné, je me suis fait bien b—é comme on dit et ce n’était pas vraiment du plaisir, mais notre boss en a vu des vertes et des pas mûres si ça vous intéresse, n’hésitez pas à le contacter il se fera un plaisir de vous donner des exemples de son vécu…
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Merci Tom, en effet… j’ai de la matière avec ce sujet mais bien sûr, on ne peut pas tout dire pour ne pas froisser…. DU reste je suis certain que quelques personnes vont se sentir visées alors qu’il n’y a rien de vraiment méchant dans cet article, comparé aux traitements qu’on peut subir, et là je ne parle pas de moi mais de jeunes auteurs que j’ai suivi et ayant fait de très très mauvaises expériences pour une première fois… et on ne parle pas des maison qui publient à compte d’auteur, on est bine d’accord…. Du reste. à Écueil Éditions, on reçoit souvent des mails ou messages privés de la part d’auteurs un peu esseulés et perdus…
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