Ne pas peindre le diable sur la muraille : Amazon, Kobo & Co, amis ou ennemis des auteurs indépendants ?

Ah, Amazon, Kobo, Apple Books et toutes ces plateformes qui règnent aujourd’hui sur le marché du livre numérique… c’est un peu comme parler de la météo : tout le monde a un avis, souvent tranché, rarement nuancé. Certains les considèrent comme des alliés précieux, presque des sauveurs, tandis que d’autres les voient comme des monstres froids, dévoreurs de marges et destructeurs de diversité culturelle. Entre ces deux visions extrêmes, la réalité est plus complexe. Et les auteurs indépendants, eux, se retrouvent à avancer sur cette ligne de crête, tentant de tirer parti de ce qu’elles offrent tout en restant conscients de leurs pièges.

Soyons francs : sans ces plateformes, l’autoédition telle que nous la connaissons aujourd’hui n’existerait pas, ou du moins pas à cette échelle. Il y a vingt ans à peine, un auteur sans éditeur devait financer lui-même l’impression de ses livres, stocker des cartons dans son salon et tenter laborieusement de les vendre lors de salons, dans des marchés ou en frappant à la porte des librairies. Aujourd’hui, grâce à ces géants du numérique, il suffit d’un fichier bien préparé pour que votre livre soit disponible dans le monde entier, en quelques heures. Et cela a changé la donne. Selon les chiffres publiés par Amazon KDP, des dizaines de milliers d’auteurs dans le monde génèrent chaque année plus de 10 000 dollars de revenus uniquement grâce à la vente de leurs livres numériques. Ce n’est pas un détail : c’est une révolution dans l’accès au marché.
Mais croire que ces plateformes sont mues par une noble volonté de défendre la littérature indépendante serait une erreur. Elles ne sont pas des mécènes, elles sont des entreprises, et leur objectif premier est la rentabilité. Leur modèle repose sur la mise en avant des titres qui rapportent le plus, pas forcément ceux qui ont la meilleure qualité littéraire. Les algorithmes, loin d’être neutres, privilégient les livres qui génèrent un maximum d’engagement rapide : ventes massives sur un court laps de temps, commentaires fréquents, clics, téléchargements. Si votre livre ne répond pas à ces critères dès le départ, il est relégué dans les profondeurs de leurs catalogues, invisible pour la majorité des lecteurs.
Cela ne veut pas dire qu’il faut les boycotter. Ce serait se couper de canaux qui représentent aujourd’hui la majorité des ventes en numérique, et une part non négligeable des ventes papier via l’impression à la demande. Mais il faut y entrer en connaissance de cause, avec un regard lucide. Comprendre que si elles offrent une vitrine incroyable, elles ne garantissent aucune visibilité. Que si elles permettent un accès mondial, elles imposent aussi leurs règles, parfois de façon opaque. Que si elles donnent l’impression de mettre tous les auteurs sur un pied d’égalité, elles favorisent en réalité ceux qui maîtrisent les codes marketing et savent jouer avec leurs outils.
Alors, amis ou ennemis ? Ni l’un ni l’autre, en vérité. Ce sont des partenaires puissants mais intéressés, qu’il faut apprivoiser sans jamais leur faire une confiance aveugle. En tant qu’auteur indépendant, il est possible de profiter de leur force de frappe tout en restant maître de sa stratégie. En diversifiant ses canaux, en construisant sa propre audience, en développant des points de vente alternatifs, on peut réduire cette dépendance. Le secret, c’est d’utiliser ces plateformes comme des tremplins et non comme des béquilles permanentes. Car si elles ouvrent des portes, elles peuvent aussi les refermer sans prévenir. Et dans ce monde où tout change vite, mieux vaut ne pas leur donner les clés de toute votre carrière.

Amazon et consorts : une révolution littéraire pour les auteurs indépendants

Avant l’essor de l’autoédition numérique, publier un livre relevait presque d’un parcours initiatique semé d’embûches. Il fallait d’abord convaincre un éditeur, un processus qui pouvait durer des mois, parfois des années, avec pour seule récompense une lettre de refus standard ou, pire encore, un silence absolu. Les manuscrits s’empilaient dans des tiroirs, attendant un miracle qui, pour la grande majorité, ne venait jamais. L’autoédition, quant à elle, existait déjà mais était un luxe réservé à ceux qui pouvaient financer eux-mêmes l’impression de centaines, voire de milliers d’exemplaires, assumer le stockage et organiser la distribution. Le moindre projet représentait un investissement colossal, sans aucune garantie de retour. Quant aux librairies, elles regardaient les auteurs indépendants avec une méfiance polie, rarement disposées à leur offrir un espace sur leurs étagères.
Puis Amazon KDP et ses concurrents sont arrivés, et avec eux une promesse radicalement différente : publier soi-même, vendre son livre partout dans le monde et, surtout, garder l’intégralité de ses droits. Cette ouverture a bouleversé les règles du jeu. En quelques clics, un auteur pouvait non seulement mettre son texte à disposition, mais aussi le rendre accessible instantanément à des millions de lecteurs potentiels, sans intermédiaire ni coûts prohibitifs. Ce n’était plus une poignée d’éditeurs qui décidaient qui avait le droit d’exister dans le paysage littéraire, mais les lecteurs eux-mêmes.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon The Alliance of Independent Authors, près de quarante pour cent des ebooks vendus aux États-Unis sont aujourd’hui issus de l’autoédition. En France, cette proportion est plus modeste mais déjà significative, avec plus de quinze pour cent du marché numérique occupé par des auteurs indépendants. Certaines réussites sont devenues emblématiques, au point de faire trembler les certitudes du système classique. On voit ainsi des auteurs autopubliés non seulement vivre de leur plume, mais parfois gagner davantage que certains écrivains sous contrat avec des maisons d’édition reconnues. Ce constat est un véritable électrochoc dans un milieu qui, jusqu’à récemment, considérait l’autoédition comme une voie marginale, presque honteuse.
Il faut mesurer l’ampleur de ce changement. Là où autrefois un texte pouvait rester lettre morte, il a désormais une chance réelle de trouver son public. Les barrières à l’entrée se sont abaissées, l’accès à la publication s’est démocratisé, et les auteurs ont repris la main sur leur carrière. Bien sûr, tout n’est pas idyllique et ces plateformes obéissent à leurs propres logiques commerciales. Mais il est indéniable que, sans elles, une grande partie des voix qui enrichissent aujourd’hui le paysage littéraire n’aurait jamais pu se faire entendre.
En ce sens, Amazon, Kobo, Apple Books et les autres ne sont pas seulement des distributeurs : ils sont les catalyseurs d’une révolution silencieuse qui a redonné aux auteurs indépendants un pouvoir qu’ils n’avaient jamais eu auparavant.

Mais restons lucides : le grand gagnant, c’est Amazon (pas vous)

Il est facile de se laisser griser par les possibilités qu’offrent Amazon, Kobo, Apple Books et leurs équivalents. Après tout, ils nous permettent de publier en quelques clics, de rendre notre livre disponible aux quatre coins du monde et de toucher un lectorat que nous n’aurions jamais pu atteindre seuls. Mais il ne faut pas se raconter d’histoires : ces plateformes ne travaillent pas par amour de la littérature, ni par passion pour l’autoédition. Leur moteur, c’est le profit. Et dans cette équation, le grand gagnant n’est pas l’auteur, mais bien la plateforme.
Prenons l’exemple d’Amazon KDP et de ses fameuses royalties à 70 %. Sur le papier, c’est séduisant. Soixante-dix pour cent des ventes qui vous reviennent, cela paraît généreux, surtout si on compare aux contrats d’édition traditionnelle où l’auteur touche en moyenne entre 5 et 10 % du prix de vente. Mais ce pourcentage flatteur cache en réalité plusieurs conditions. D’abord, il ne s’applique qu’aux ebooks vendus entre 2,99 € et 9,99 €. Si vous fixez un prix inférieur à 2,99 €, la commission chute brutalement : vous ne touchez plus que 35 % du prix de vente, et la plateforme encaisse le reste. Et sur les livres brochés, la situation est encore plus déséquilibrée. Entre les coûts d’impression, la marge prise par Amazon et leur commission sur la vente, il n’est pas rare que l’auteur ne récupère qu’environ 10 % du prix final, parfois moins.
Autrement dit, chaque fois que vous vendez un livre, la plus grosse part du gâteau part directement dans les caisses de la plateforme. Vous, vous touchez ce qui reste. C’est un peu comme si vous aviez cuisiné un plat entier, acheté les ingrédients, passé des heures aux fourneaux, et qu’au moment de servir, quelqu’un prenait l’assiette entière pour ne vous laisser qu’une bouchée. Et pourtant, vous souriez, parce que cette bouchée, vous ne l’auriez peut-être jamais eue sans eux.
Il faut donc regarder les choses en face. Oui, ces plateformes sont de formidables outils pour publier et diffuser nos livres. Oui, elles offrent une accessibilité et une portée sans équivalent. Mais leur modèle économique est pensé avant tout pour maximiser leurs profits, pas les nôtres. Tant que vous le savez, vous pouvez en tirer parti intelligemment. Mais croire que leur mission est de vous enrichir ou de soutenir votre carrière serait une dangereuse illusion.

L’enfer du service client et des algorithmes

Imaginez la scène. Vous vous connectez un matin, prêt à vérifier vos ventes, peut-être même avec un petit frisson d’anticipation parce qu’hier, votre campagne de promo a bien fonctionné. Et là, horreur : votre livre a disparu de la plateforme. Plus de fiche produit, plus de bouton d’achat, comme s’il n’avait jamais existé. Vous paniquez, vous cherchez une explication, vous écrivez au service client… et c’est à ce moment-là que vous découvrez la dure réalité : vous ne parlez pas à un humain, mais à un robot.
Chez Amazon, la réponse arrive vite, mais sous forme d’un message standard qui ne fait qu’effleurer votre problème sans jamais l’expliquer. Vous répondez, en précisant les détails, en espérant qu’un être humain prendra enfin le relais. Mais la nouvelle réponse ressemble étrangement à la précédente, presque mot pour mot. Ce n’est pas de la mauvaise volonté : c’est juste que la machine est conçue pour traiter des volumes colossaux de demandes en automatisant tout, quitte à ignorer les cas particuliers. Chez Kobo, la situation n’est guère plus rassurante. Si votre compte est suspendu ou si votre livre est retiré, il faudra vous armer de patience, car comprendre la raison exacte relève souvent de l’enquête policière. Les délais de réponse peuvent s’étirer, et les explications, quand elles arrivent, sont parfois aussi opaques que le problème initial.
Le plus inquiétant, c’est que ce ne sont pas des humains qui prennent la majorité des décisions, mais des algorithmes. Ces programmes détectent ce qu’ils considèrent comme une infraction aux règles, un contenu non conforme ou un problème de droits, et peuvent retirer un livre ou suspendre un compte instantanément. Sans préavis, sans explication claire, et surtout sans possibilité immédiate de dialoguer avec une personne réelle pour plaider votre cause. Votre travail, fruit de mois ou d’années d’efforts, peut ainsi disparaître en un clic… ou plutôt en une ligne de code.
Et c’est là que se révèle la vraie fragilité de l’auteur indépendant qui dépend uniquement de ces plateformes. Vous pouvez respecter scrupuleusement toutes les règles, soigner vos fichiers, fournir des métadonnées impeccables… mais si un algorithme décide, à tort ou à raison, que votre livre pose problème, vous êtes à sa merci. Et dans cet univers entièrement automatisé, chercher un interlocuteur humain relève souvent de la quête du Graal.

Le coût caché : la promotion, c’est votre problème

Mettre un livre en ligne sur Amazon ou une autre plateforme, c’est aujourd’hui d’une simplicité presque déconcertante. Quelques clics, un fichier bien formaté, une couverture, un prix… et voilà votre ouvrage officiellement publié. Ce geste, qui relevait autrefois d’un parcours semé d’obstacles, ne prend plus que quelques minutes. Mais c’est là que l’illusion s’installe. Publier, c’est facile. Vendre, c’est une tout autre histoire.
Dès que votre livre apparaît sur la plateforme, il se retrouve instantanément noyé dans une marée de millions d’autres titres. Rien que sur Amazon, on compte plus de huit millions de livres disponibles. Dans cet océan saturé, chaque nouveauté est une goutte d’eau. Et sans action de votre part, votre ouvrage restera invisible, perdu dans les tréfonds des résultats de recherche où aucun lecteur ne s’aventure.
C’est ici qu’intervient la réalité que beaucoup d’auteurs découvrent avec amertume : sans publicité, personne ne verra votre livre. Les Amazon Ads, Facebook Ads, Google Ads et autres campagnes sponsorisées ne sont pas un luxe, mais souvent une nécessité si vous voulez que votre titre sorte de l’ombre. Or, ces outils ne sont pas gratuits. Ils exigent un investissement financier parfois conséquent, surtout dans un marché compétitif où les enchères pour atteindre certains mots-clés peuvent grimper rapidement.
À cela s’ajoute la présence active sur les réseaux sociaux, qui est devenue un pilier incontournable de la promotion. Si vous ne publiez pas régulièrement, si vous ne créez pas d’engagement autour de votre livre, vous êtes condamné à l’invisibilité. Et maintenir cette activité prend du temps, de l’énergie et parfois de l’argent, notamment si vous déléguez une partie du travail ou investissez dans du contenu de qualité.
En d’autres termes, l’autoédition vous donne les clés pour mettre votre livre sur le marché, mais elle ne vous fournit pas la route ni le carburant pour avancer. Le marketing, c’est votre responsabilité. Et ce travail de visibilité, qu’il soit gratuit ou payant, représente un coût réel, qu’il soit compté en euros ou en heures. Ceux qui l’ignorent finissent vite par comprendre que dans le monde de l’édition indépendante, la publication n’est que le début de l’aventure, et que la véritable bataille se joue après la mise en ligne.

Alors, on dit merci ou on fait la révolution ?

Soyons lucides : Amazon, Kobo, Apple Books et toutes les autres plateformes sont à la fois une bénédiction et une source de frustration constante pour les auteurs indépendants. Elles offrent une opportunité que l’on n’aurait même pas osé imaginer il y a vingt ans. Aujourd’hui, n’importe qui, avec un fichier prêt à publier, peut mettre son livre en ligne et le rendre accessible au monde entier, sans l’aval d’un éditeur, sans contrainte géographique, en conservant la totalité de ses droits. C’est une forme de liberté inédite dans l’histoire de l’édition. On décide du prix, on choisit la couverture, on peut corriger ou modifier le texte après publication, et personne ne nous impose un calendrier ou une stratégie qui ne nous ressemble pas. Pour beaucoup, cette autonomie est synonyme d’émancipation créative.
Mais derrière cette liberté se cache une réalité moins glamour. Cette autonomie s’accompagne d’une dépendance forte aux plateformes elles-mêmes. Leurs algorithmes dictent la visibilité de nos livres et peuvent, du jour au lendemain, les rendre invisibles. Leurs commissions, parfois bien plus élevées qu’on ne le pense, grignotent nos marges, surtout sur les livres papier. Leur fonctionnement automatisé supprime presque toute interaction humaine, transformant les démarches en un parcours frustrant face à des réponses standards et impersonnelles. Et puis il y a la promotion, que nous devons assumer entièrement. Créer une audience, maintenir une présence active, financer des campagnes publicitaires… tout cela repose sur les épaules de l’auteur, qui doit apprendre à devenir marketeur, graphiste, communicant et gestionnaire en plus d’écrivain.
Alors faut-il dire merci ou préparer les barricades ? Peut-être ni l’un ni l’autre. La réponse se trouve plutôt dans l’équilibre. Oui, ces plateformes sont des outils puissants, mais elles doivent rester exactement cela : des outils. Les utiliser intelligemment, c’est profiter de leur portée mondiale tout en réduisant notre dépendance à leur égard, en diversifiant nos canaux de vente, en construisant une communauté qui ne dépend pas uniquement d’elles. Ce n’est pas une soumission, mais une stratégie. Car au fond, le véritable pouvoir d’un auteur indépendant ne réside pas seulement dans le fait de publier, mais dans la capacité à exister et prospérer, avec ou sans l’algorithme du jour.

Comment tirer profit d’Amazon et Kobo sans se faire avaler tout cru

La clé pour tirer parti des géants comme Amazon et Kobo tout en évitant de tomber dans une dépendance dangereuse, c’est de garder le contrôle. Trop d’auteurs indépendants se laissent séduire par la facilité apparente de publier sur une seule plateforme, sans se rendre compte qu’ils placent ainsi toute leur carrière entre les mains d’un acteur unique. Le premier réflexe à avoir, c’est donc de diversifier. Publier sur Amazon est presque incontournable, mais pourquoi s’arrêter là ? Kobo, Apple Books, Google Play et d’autres services permettent de toucher des lecteurs qui n’achètent jamais sur Amazon. Des distributeurs comme Draft2Digital ou StreetLib facilitent cette diffusion large en un seul envoi, ce qui vous donne une présence mondiale sans avoir à tout gérer manuellement.
Ensuite, il faut accepter une vérité simple : ces plateformes ne feront pas la promotion de votre livre à votre place. Même si votre ouvrage est listé sur dix sites différents, il ne se vendra pas par magie. C’est à vous de créer le mouvement, de donner envie, de mettre votre livre sous les yeux des bons lecteurs. Cela passe par une communication régulière et soignée, l’utilisation des réseaux sociaux, la recherche de chroniqueurs et partenaires, et parfois même l’organisation de campagnes publicitaires ciblées. La visibilité se construit activement, elle ne tombe pas du ciel.
Il est aussi indispensable de connaître les règles du jeu avant d’y entrer. Amazon, par exemple, propose son programme KDP Select, qui promet une meilleure mise en avant en échange d’une exclusivité de 90 jours sur vos ventes numériques. Cela peut être intéressant dans certains cas, mais c’est aussi une façon de vous enfermer. Lire attentivement les conditions générales et comprendre les taux de commission, les règles de prix et les limitations est essentiel pour éviter les mauvaises surprises.
Enfin, il faut penser au long terme et éviter la dépendance. Avoir votre propre site internet vous permet de vendre vos livres directement, de maîtriser vos marges et de rester en contact avec vos lecteurs sans passer par un intermédiaire. Construire une newsletter est encore plus stratégique : elle vous donne un canal direct pour informer votre public des nouvelles parutions, des promotions ou des événements, sans craindre les caprices d’un algorithme. C’est ainsi que vous bâtirez une base solide qui survivra aux changements de règles ou aux décisions soudaines des plateformes.
Au fond, Amazon, Kobo et les autres peuvent être d’excellents alliés, mais seulement si vous gardez à l’esprit que ce sont des partenaires transactionnels, pas des protecteurs. Utilisez-les, mais ne leur donnez jamais les clés de toute votre carrière.

Conclusion : un pacte avec le diable, mais un pacte utile

Alors, Amazon et ses semblables, sont-ils des amis ou des ennemis pour les auteurs indépendants ? Ni l’un ni l’autre. Ce sont avant tout des outils, puissants et redoutables, comparables à un couteau : il peut nourrir ou blesser, tout dépend de la façon dont on s’en sert. Ce qui est certain, c’est que ces plateformes ont bouleversé le paysage de l’édition. Elles ont offert à des millions d’auteurs la possibilité d’exister, de publier sans l’aval d’un éditeur et de garder le contrôle sur leurs droits et leur travail. Elles ont ouvert la voie à une forme de liberté et d’indépendance que l’édition traditionnelle n’offrait pas ou peu.
Mais il serait naïf de croire qu’elles agissent par générosité ou par amour des lettres. Leur but reste inchangé : maximiser leurs profits. Et pour cela, elles prennent leur part sur chaque vente, dictent leurs règles et façonnent la visibilité des livres selon leurs algorithmes. Elles peuvent donner beaucoup, mais elles peuvent aussi tout retirer du jour au lendemain, sans préavis ni explication claire. Cette réalité doit rester présente à l’esprit de tout auteur qui choisit de travailler avec elles.
La morale, c’est qu’il faut apprendre à utiliser ces plateformes à son avantage, avec lucidité et stratégie. Profiter de leur portée, de leur puissance de diffusion et de leur accessibilité, tout en veillant à ne pas leur confier l’intégralité de sa carrière. Diversifier ses canaux, bâtir sa propre audience, garder des moyens directs de toucher ses lecteurs : c’est ainsi qu’on transforme un monstre potentiel en un allié précieux. Car au fond, dompter un géant ne consiste pas à l’aimer ou à le craindre, mais à savoir s’en servir sans jamais oublier qu’il ne travaille pas pour vous, mais avec vous.

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LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé : 

RÉSUMÉ :

Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?

Et notre série d’été que nous vous conseillons pour passer un agréable moment :

Collection Urban Fantazy

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.

Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret. 

S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux…      Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement  dans la bibliothèque amazon :  

Publié par Didier Berger auteur

Passionné des mots, Didier Berger a publié plusieurs romans à Paris et en Suisse. Lauréat de concours de nouvelles, il a également publié de nombreux textes et nouvelles dans des revues littéraires, magazines et journaux de France, de Suisse et du Canada. Citoyen du Monde avant tout, grand voyageur, il a parcouru le globe sac à dos à maintes reprises et côtoyé de nombreux peuples et cultures différents, ce qui lui permet d’avoir un esprit d’ouverture fort apprécié. Grand amoureux de la nature, il préfère les grands espaces aux villes.

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