Bonjour à toutes et à tous,
Chaque auteur dispose désormais de sa propre page, un espace qui leur appartient entièrement. Ils y partageront ce qu’ils souhaitent : des nouvelles, des impressions, des critiques, des coups de cœur ou des coups de gueule… Et parfois, comme c’est le cas ici avec le « devoir d’été » que je leur ai proposé, ils vous feront découvrir leurs personnages sous un jour différent. L’occasion de vous présenter nos romans sous un angle original, que nous avions déjà expérimenté aux débuts de notre blog. Pour votre plaisir, voici de retour de l’interview des personnages.
C’est à travers la voix de leurs héros que vous découvrirez une autre facette de leurs histoires. Comment les événements sont-ils vécus par ceux qui les traversent ? Quels secrets ou détails inédits se cachent derrière les lignes du roman ?
Ces entretiens offrent bien plus qu’un simple complément : ils donnent l’impression de lire une petite histoire dans l’histoire, une parenthèse qui prolonge le plaisir de lecture. C’est une belle manière de retrouver un livre que vous avez aimé, ou d’en explorer un nouveau sous un jour inattendu.
Un exercice d’écriture unique, où l’auteur prête sa plume à ses propres personnages, pour mieux vous entraîner dans son univers.

Place à 🎤 l’interview de Guillaume :
Ecueil Éditions :
Tu vas bien, Guillaume ?
Guillaume :
Aujourd’hui, oui. Et je le dis avec sincérité. Ça n’a pas toujours été le cas.
Ecueil Éditions :
T’as été malheureux longtemps ?
Guillaume :
Je crois que j’ai même pas vu venir le moment où j’ai commencé à ne plus aller bien. C’est insidieux, ce genre de mal-être. Tu t’accroches à tes routines, tu fais ce qu’on attend de toi. T’es le père présent, le collègue fiable, l’homme debout. Mais à l’intérieur… tu t’éteins. Lentement. Silencieusement.
Ecueil Éditions :
Qu’est-ce qui t’a rallumé, alors ?
Guillaume :
Mon fils, d’abord. Même dans ses silences, même dans sa colère, il m’a tenu en vie. Il ne s’en rendait peut-être pas compte, mais il me donnait une raison de ne pas sombrer. Et puis Raphaël. Il m’a regardé sans rien me demander. Il n’a pas voulu me réparer, il m’a juste laissé la place pour respirer. Et ça… ça m’a bouleversé.
Ecueil Éditions :
C’est ça, aimer vraiment ?
Guillaume :
Peut-être bien. Avec Raphaël, j’ai pas eu à prouver quoi que ce soit. Je pouvais être fatigué, fragile, un peu cassé, et il était là. Il a une manière d’aimer qui ne met pas de pression. C’est fluide, vrai, parfois maladroit, mais toujours sincère. On se tient chaud. On se fait du bien. Et c’est pas forcément spectaculaire comme certains l’entendent, c’est pas des feux d’artifice aveuglants. C’est juste solide.
Ecueil Éditions :
Et avec Thomas, ça l’était aussi ? Solide ?
Guillaume :
C’était intense. Passionné. Et parfois destructeur. J’ai aimé Thomas d’une manière qui m’a fait croire qu’on ne s’en remettrait jamais. On a tout construit ensemble : notre couple, une famille, un bout de vie. Et puis il y a eu les fêlures, les silences, les mensonges… J’ai mis du temps à comprendre que l’amour, parfois, ne suffit pas. Ou qu’il n’est plus au bon endroit. Mais j’ai jamais cessé de l’aimer. Il est dans mes fondations, Thomas. Même si aujourd’hui, c’est autre chose.
Ecueil Éditions :
Cette proposition de partir, de tout plaquer, c’était une fuite ou un choix ?
Guillaume :
Au début, c’était une panique. J’avais peur de m’effondrer encore une fois. Et puis c’est devenu un vrai choix. J’ai eu l’opportunité de dire stop, de dire non à la spirale infernale. J’ai choisi de me poser ici. Avec un homme que j’aime, dans un lieu qui respire. J’ai troqué les couloirs du métro pour l’air marin. Et j’ai pas regretté une seule seconde.
Ecueil Éditions :
Même pas ton métier ? Tes repères ?
Guillaume :
Pas vraiment. Ce que je regrette, c’est le temps perdu à croire que je n’avais pas le droit de m’écouter. Le boulot, le cadre, la sécurité… c’est important. Mais ça ne tient pas debout si tu n’es plus là, toi, à l’intérieur. Ici, j’ai retrouvé mes sensations. Le goût de cuisiner pour quelqu’un. De boire un verre sur la terrasse. De faire l’amour sans avoir peur du lendemain.
Ecueil Éditions :
Elliot a décidé de rester vivre avec toi. Tu t’y attendais ?
Guillaume :
Pas du tout. Je pensais qu’il choisirait Thomas. Il a toujours eu une complicité plus évidente avec lui. Et puis il a dit oui. Sans trop réfléchir. Et je crois que c’est là que j’ai compris qu’on avait réussi quelque chose. Malgré toutes les disputes, malgré mes silences, il a vu en moi un père sur qui il pouvait compter. Il m’a donné une deuxième chance.
Ecueil Éditions :
Et Thomas ? Comment il l’a pris ?
Guillaume :
Avec une élégance incroyable. Il m’a surpris. Il a mis sa douleur de côté pour notre fils. Il n’a pas cherché à faire culpabiliser. Il a juste dit : “je serai toujours là, même de loin”. Et ça, c’est un amour immense aussi. Celui d’un père qui accepte de ne pas être choisi, mais qui continue d’aimer.
Ecueil Éditions :
Tu parles souvent de la dépression. T’as encore peur qu’elle revienne ?
Guillaume :
Oui. Je crois que c’est une peur qui ne part jamais vraiment. C’est une faille. Une zone sombre en toi. Mais maintenant, je la connais. Je sais l’écouter. Je sais reconnaître les signes. Et j’ai des gens autour de moi. Je suis plus seul. Et quand t’es plus seul… t’as plus de force.
Ecueil Éditions :
Et Raphaël, dans tout ça, il t’a changé ?
Guillaume :
Il m’a révélé. Il m’a ramené à moi. Il m’a appris à aimer sans me perdre. Il est là, juste là. Il ne joue pas de rôle. Il ne fait pas semblant. Il me regarde comme si j’étais digne d’amour, même les jours où j’y crois un peu moins. Et ça… c’est un baume, une bénédiction.
Ecueil Éditions :
Tu crois que vous allez tenir, tous les deux ?
Guillaume :
On tient déjà. Chaque jour. On rit, on travaille, on s’engueule aussi parfois. Mais on est là. Ensemble. Et on ne fuit pas. On affronte les tempêtes. J’ai jamais su dire ce que l’avenir me réservait, mais aujourd’hui, si je dois parier sur quelque chose, c’est sur lui.
Ecueil Éditions :
Si tu devais résumer tout ça en une phrase ?
Guillaume :
Ce n’était pas une histoire d’amour. C’était une histoire de famille. Et c’est bien plus fort encore.

Découvrez mon roman :
Merci pour votre lecture. Et surtout… prenez soin de commenter selon votre ressenti ce roman, cela lui donnera encore plus de visibilité…..

Citation du livre :
On croit que l’amour est le point d’arrivée, alors qu’il n’est souvent que le départ. Ce qui compte, ce n’est pas l’éclat d’un baiser ou l’élan d’un début, mais la patience des jours, la tendresse dans l’effort, la beauté des pardons. Ce qui construit une vie, c’est le choix répété d’aimer, même quand ça vacille. C’est rester quand on pourrait fuir, tendre la main quand tout en nous voudrait la refermer. Ce n’est pas le sang qui fait une famille, mais les gestes quotidiens, les regards qui comprennent, les silences respectés, les murs qu’on relève ensemble après chaque tempête.
Une famille, c’est un patchwork d’imperfections tenues ensemble par la confiance, l’humour, la complicité. Ce sont des âmes cabossées qui s’apprivoisent et finissent par battre au même rythme. On n’y trouve pas toujours des réponses, mais on y trouve un lieu, un refuge. Et parfois, quand la vie a bien tout défait, c’est là, justement, dans les bras qu’on pensait avoir perdus, qu’on redécouvre le sens de ce mot si simple et si vaste : appartenir.
Didier Berger

RÉSUMÉ :
Certaines rencontres bouleversent tout, surtout quand elles se font au rythme imprévisible des vagues…
Guillaume pensait connaître sa vie par cœur : une famille heureuse, un mariage stable, et Elliot, son fils adolescent avec lequel il tente maladroitement de maintenir le lien. Mais lorsque son mari le quitte brutalement, révélant des années de mensonges et d’infidélités, tout bascule. Dévasté, hanté par le poids de ses secrets et de ses non-dits, il décide alors de passer l’été à La Rochelle pour renouer avec Elliot, qui lui en veut d’avoir brisé leur famille.
Entre sessions désastreuses de kitesurf, confidences douloureuses, et tentatives maladroites de se reconstruire, père et fils s’observent, s’évitent, s’aiment en silence, chacun enfermé dans sa propre colère. Pourtant, sous le soleil éclatant de l’île de Ré, la vie réserve à Guillaume une rencontre inattendue : Raphaël, ostréiculteur libre et passionné, dont la sensibilité brute et l’humour solaire vont peu à peu lui réapprendre à aimer.
Cet été-là, tandis qu’Elliot découvre les premiers frissons amoureux auprès de la mystérieuse Chloé, Guillaume devra enfin affronter la vérité qu’il fuit depuis trop longtemps. Peut-on aimer à nouveau lorsqu’on a été profondément trahi ? Comment un père peut-il avouer ses fragilités à son fils sans le perdre définitivement ?
L’Été des Méduses est une histoire vibrante et lumineuse, celle d’un père et de son fils qui apprennent, chacun à leur manière, à aimer autrement. Une histoire où l’émotion se mêle au rire, où la douceur estivale côtoie les tempêtes familiales, et où chacun découvrira que la véritable liberté est celle d’oser être pleinement soi-même.
— Cet été, sur les rivages de La Rochelle, l’amour et la vérité se rencontrent enfin.

PROLOGUE :
PROLOGUE :
Guillaume referma lentement la porte derrière lui, laissant le silence s’installer, pesant, familier. Depuis quelques jours, il avait l’impression que sa vie était devenue exactement cela : une porte fermée sur un silence trop lourd, un vide immense qu’il tentait vainement de combler avec des gestes quotidiens, mécaniques, presque inutiles. Il resta immobile au milieu du salon, le regard perdu sur ce canapé où tout avait basculé si brutalement. Il se demanda comment tout pouvait disparaître aussi vite, aussi simplement, laissant derrière lui autant de ruines invisibles.
Son mari était parti. Parti comme on fuit, sans se retourner, sans même essayer de réparer ce qui pouvait l’être encore. Parti en emportant leur histoire, leurs souvenirs, leurs projets, mais surtout, la certitude que Guillaume avait longtemps eue d’être à la bonne place. Jusqu’à ce jour-là, il croyait fermement à son bonheur, à leur bonheur, sans soupçonner que celui-ci était bâti sur des mensonges soigneusement entretenus depuis des années. Mais de cela, Guillaume ne pouvait rien dire. Il ne voulait rien dire. Il avait choisi le silence.
À quelques mètres seulement, derrière la porte close de sa chambre, Elliot se taisait lui aussi, mais son silence à lui était chargé de colère. Une colère d’adolescent blessé, perdu, qui ne comprend pas comment tout peut s’effondrer ainsi du jour au lendemain. Elliot voulait comprendre, demander, crier peut-être, mais il savait déjà que son père ne lui répondrait pas vraiment. Parce que Guillaume n’avait jamais été doué pour mettre des mots sur ce qui faisait mal, sur ce qui brûlait en dedans.
Et pourtant, Guillaume aurait voulu trouver ces mots pour Elliot, lui expliquer à quel point il avait tout fait pour préserver leur équilibre, à quel point il s’était battu, silencieusement mais fermement, jour après jour, année après année. Il aurait voulu dire à son fils que, depuis sa naissance, il avait pris ce rôle de père comme le plus précieux des engagements, le plus sacré des devoirs. Il avait toujours été là, pour les rires mais aussi pour les larmes, pour les moments tendres mais aussi pour les nuits blanches, les cauchemars, les blessures invisibles. Il avait voulu être le père que lui-même n’avait jamais eu, présent à chaque instant, solide, rassurant, même lorsqu’à l’intérieur, il se sentait vaciller.
Mais comment expliquer à Elliot que, s’il se taisait aujourd’hui, c’était justement parce qu’il prenait son rôle de père au sérieux ? Comment lui dire que préserver l’image de l’autre parent, même au prix de sa propre douleur, lui semblait être la seule chose juste à faire ? Il avait trop peur de briser définitivement quelque chose dans le cœur de son fils, quelque chose d’important, d’irréparable. Alors il gardait tout pour lui, assumant seul cette vérité cruelle que personne ne connaissait, enfermé dans une solitude profonde mais choisie.
Debout face à ces photos accrochées au mur, où leurs sourires figés lui renvoyaient l’image douloureuse d’un bonheur perdu, Guillaume ressentit soudain tout le poids de ce rôle qu’il avait pris à cœur. Cette responsabilité immense, cet amour inconditionnel qui parfois se transformait en sacrifice silencieux. Il ferma les yeux, le cœur serré, et murmura comme un aveu douloureux :
— Jusqu’à quand peut-on protéger quelqu’un en lui cachant la vérité ? Jusqu’à quand peut-on supporter de porter seul une douleur qui appartient pourtant à deux personnes ?
Le silence ne lui apporta aucune réponse, seulement la certitude douloureuse que cet été-là, face à l’océan lumineux de La Rochelle ou il avait réservé une petite maison pour les vacances, il devrait tôt ou tard affronter cette question. Car ce secret, cette vérité si lourde, Guillaume le comprenait enfin, menaçait chaque jour un peu plus ce lien précieux entre son fils et lui.
Il inspira profondément, posa une main tremblante sur la porte fermée de la chambre d’Elliot, puis retira doucement ses doigts, comme s’il n’avait plus le droit désormais de franchir cette frontière invisible. La voix d’Elliot lui manquait déjà terriblement, même celle pleine de colère. Guillaume sut à cet instant précis qu’il ferait tout, absolument tout, pour retrouver ce lien avec son fils, même s’il fallait pour cela remettre en question tout ce qu’il croyait savoir.
Il savait désormais qu’un père aimant ne cesse jamais de chercher à protéger son enfant, quitte à se perdre lui-même en chemin.
Mais pouvait-on vraiment protéger quelqu’un en lui cachant ce qu’il avait profondément besoin d’entendre ? Cet été-là, Guillaume allait devoir affronter cette vérité.

Premier chapitre :
Arrivée à marée basse
La voiture s’arrêta dans un craquement douloureux, comme si même la mécanique voulait participer à l’atmosphère pesante de cette arrivée à La Rochelle. Guillaume coupa le moteur en poussant un soupir discret, mais chargé de fatigue accumulée, tandis qu’à côté de lui, Elliot, écouteurs vissés dans les oreilles, regardait ostensiblement vers l’extérieur, le menton posé dans sa paume.
— Nous y voilà, murmura Guillaume en jetant un regard hésitant à son fils.
— Génial, répondit Elliot, sarcastique, sans même lui accorder un coup d’œil.
Guillaume inspira lentement pour apaiser l’angoisse qui venait lui serrer la gorge. Voilà bientôt six heures qu’ils étaient partis de Paris, six heures d’un silence ponctué seulement par les musiques assourdies échappées du casque d’Elliot et les murmures d’une radio qui grésillait faiblement. Il espérait naïvement qu’en quittant leur quotidien gris, ils pourraient tous deux recommencer à zéro, réapprendre à respirer, peut-être même à sourire.
Mais à voir l’expression fermée de son fils, Guillaume comprit que l’air marin ne serait pas suffisant pour effacer d’un coup la déception profonde qu’Elliot traînait depuis des mois. Ce divorce brutal avait tout emporté sur son passage, laissant derrière lui des morceaux de vie impossible à recoller.
Guillaume secoua légèrement la tête, chassant douloureusement les souvenirs. Il n’avait pas voulu de cette séparation. Mais comment expliquer à Elliot que sa vie entière s’était écroulée le jour où il avait découvert que l’homme avec qui il partageait tout, depuis plus de vingt ans, menait une double vie depuis longtemps, avec un autre ? Comment expliquer à son fils adolescent, qui idolâtrait tant son autre père, que leur monde avait été bâti sur un mensonge ?
C’était une vérité qu’il n’avait jamais eu le courage de lui dire.
— Tu descends ? finit-il par demander d’un ton hésitant.
Elliot soupira en réponse, sortant mollement de la voiture pour fixer les murs de cette petite maison de location, blanche au volets bleus, typique du littoral charentais. Le vent salé vint immédiatement les envelopper, secouant leurs cheveux et portant les cris lointains des mouettes, comme pour les accueillir dans leur nouvelle vie.
— C’est tout petit, grogna Elliot.
— C’est chaleureux, rectifia maladroitement Guillaume en cherchant la clé dans sa poche, et puis, on a la plage à quelques minutes à pied…
Elliot leva les yeux au ciel, mais ne répondit pas. Guillaume préféra ignorer ce geste d’agacement et poussa la porte de la maison, espérant désespérément que l’intérieur leur offrirait un refuge rassurant. Mais il ne trouva qu’un salon trop simple, des meubles vieillots recouverts de coussins fleuris et une kitchenette dont le papier peint était déjà jauni par les années et l’humidité.
— Chaleureux, hein ? railla Elliot, en laissant tomber son sac sur le canapé.
— Ça fait vacances, tenta Guillaume avec un sourire forcé.
Elliot haussa les épaules et s’éclipsa dans l’une des chambres sans un mot supplémentaire, laissant Guillaume seul dans la petite pièce, envahi par un vide douloureux. Il sentit sa gorge se serrer. Elliot lui manquait, malgré sa présence à quelques mètres à peine. Il était devenu inaccessible, emmuré dans une adolescence compliquée que Guillaume ne savait plus approcher.
Plus tard dans l’après-midi, Guillaume décida de tenter une sortie pour renouer un contact avec son fils. Il sortit dans le jardin où Elliot pianotait sur son téléphone, affalé sur un transat à l’ombre d’un figuier.
— Ça te dit, une initiation au kitesurf ? proposa Guillaume avec une énergie factice qu’il espérait communicative.
Elliot releva lentement les yeux, incrédule :
— Depuis quand tu fais du kitesurf, toi ?
— Depuis aujourd’hui ! sourit Guillaume en montrant maladroitement un flyer récupéré sur le guéridon du salon de la maison.
Le regard d’Elliot se perdit un instant dans celui de son père, et Guillaume crut y déceler une légère hésitation, une étincelle qui ressemblait à une acceptation timide. Puis Elliot haussa finalement les épaules.
— OK, soupira-t-il. Mais je te préviens, tu vas probablement mourir noyé.
— Très encourageant, merci, sourit Guillaume, heureux malgré lui de ce semblant de complicité.
*
Quelques heures plus tard, sur la plage Nord de Rivedoux sur l’île de Ré, qu’ils atteignirent à bicyclette, la séance tourna rapidement au désastre. Guillaume, incapable de dompter le vent capricieux, s’écrasa à répétition dans l’eau froide sous les rires à peine étouffés d’Elliot. À chaque chute, il entendait le rire discret de son fils, et bien qu’humilié, cela lui faisait du bien. Pour la première fois depuis longtemps, Elliot riait.
Mais une énième chute finit par mettre fin au numéro comique. Épuisé et ridicule, Guillaume revint péniblement vers son fils, dégoulinant d’eau salée, le sable collant à son visage et ses cheveux.
— J’avais prévenu, lança Elliot, presque attendri, en lui tendant une serviette.
— Tu avais raison, soupira Guillaume, vaincu. Je suis officiellement nul en kitesurf.
Elliot esquissa un sourire timide mais sincère, et Guillaume sentit son cœur se réchauffer légèrement. Ce n’était peut-être qu’une brèche minuscule dans leur froideur réciproque, mais pour Guillaume, cela valait toutes les humiliations du monde.
Alors qu’ils remontaient lentement à vélo vers leur maison de location, le soleil commençait déjà à descendre, colorant l’océan de teintes platinées et rouges. À cet instant précis, Guillaume sentit une pointe d’espoir. Peut-être que, finalement, cet été à La Rochelle leur offrirait la chance de se retrouver. Peut-être que la marée basse de leur relation laisserait bientôt place à une marée plus douce, plus haute, plus indulgente.
Mais pour l’instant, tout restait encore à reconstruire.

À découvrir ici :
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RÉSUMÉ :
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Mais leur passion réveille les fantômes d’une petite ville rongée par les secrets, les non-dits, les ragots… et une foi dangereusement toxique.
Un roman incandescent où l’amour se mêle à la peur, et où les secrets d’hier menacent le bonheur de demain.
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Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Une histoire sensuelle et bouleversante, où l’amour n’a pas de modèle et où les âmes égarées trouvent parfois leur place là où elles s’y attendaient le moins.
À découvrir ici en version e-book, papier ainsi que gratuit dans la bibliothèque comme la plupart de nos romans…
Découvrez nos romans qui cartonnent depuis leur sortie :
NEVADA – À corps perdus
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Yukon – Will, ce qu’on ne sait pas de toi…

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :



