Les auteurices AE des écrivains de seconde zone ? Vous devriez lire cet article sur le syndrome de l’imposteur chez les auteurs auto-publiés : une légitimité en quête de reconnaissance

Les auteurs auto-publiés sont nombreux à souffrir, parfois sans en avoir conscience, du syndrome de l’imposteur.

Cette « maladie » insidieuse frappe de plein fouet ceux qui doutent de leur talent, de leur capacité à raconter des histoires et de leur légitimité dans le paysage littéraire. Beaucoup d’auteurs indépendants s’estiment moins légitimes que ceux publiés en maison d’édition, et pour cause : la plupart ont essuyé plusieurs refus avant de se tourner vers l’auto-édition, parfois par résignation, souvent par nécessité.
Et pourtant, l’auto-édition n’est pas un simple plan B. Pour certains, elle devient un véritable conte de fées, un tremplin inespéré vers le succès. Mais ce parcours, encore mal perçu par une partie du monde littéraire, nourrit un complexe d’infériorité qui peut profondément nuire à l’épanouissement d’un auteur indépendant.

Comprendre le syndrome de l’imposteur

Avant d’explorer plus en profondeur son impact sur les auteurs auto-édités, voyons ce qu’est exactement le syndrome de l’imposteur.
Dans son ouvrage paru sur les pervers narcissiques et manipulateurs, Didier Berger en parle avec justesse :
« Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, aussi appelé syndrome de l’autodidacte, expriment un doute maladif qui consiste à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Elles rejettent plus ou moins systématiquement le mérite de leur travail et attribuent leur succès à des facteurs extérieurs (la chance, des circonstances particulières, des relations…). »
Les personnes souffrant de ce syndrome sont souvent des travailleurs acharnés, obsédés par l’amélioration continue et la perfection. Elles doutent en permanence de leur valeur, convaincues qu’elles seront un jour « démasquées » et que leur réussite – aussi modeste soit-elle – repose sur un malentendu.
Ce doute touche particulièrement les auteurs indépendants, car leur reconnaissance n’est pas validée par une autorité extérieure (une maison d’édition reconnue, un prix littéraire prestigieux, etc.). À force de voir leur travail critiqué ou négligé, ils finissent par intégrer cette idée erronée : « Je ne suis pas un véritable écrivain. »

Pourquoi les auteurs auto-édités souffrent-ils particulièrement de ce syndrome ?

Le statut même d’auteur indépendant crée une dissonance entre le travail accompli et la reconnaissance obtenue.
L’absence de validation extérieure : Contrairement aux auteurs publiés en maison d’édition, l’auteur indépendant doit se juger lui-même. Il ne reçoit pas cette validation rassurante d’un éditeur qui sélectionne son manuscrit parmi des milliers.
Le poids du regard des autres : Beaucoup d’auteurs auto-édités évitent de se qualifier d’« écrivain », car ils ont peur de ne pas être pris au sérieux. L’auto-édition a longtemps été méprisée par les grandes maisons, renforçant l’idée que seuls les auteurs édités de manière traditionnelle sont légitimes.
L’impact des refus en maison d’édition : Être recalé par plusieurs éditeurs peut affecter profondément la confiance en soi. Certains en viennent à penser que leur livre n’a pas de valeur, oubliant que de nombreux best-sellers ont d’abord été refusés avant de devenir des succès mondiaux.
Les critiques et jugements sur la qualité : L’auto-édition ayant longtemps été perçue comme un repaire d’ouvrages médiocres, les auteurs indépendants doivent redoubler d’efforts pour prouver qu’ils ont leur place dans le monde littéraire.
Les vraies traques des auteurices par des groupes de lecteurices plus que discutables et n’ayant peutêtre jamais lu un tel auteur : Il y a de vraies traques qui se font contre certains auteurices AE. Et ce n’est pas une blague… Beaucoup d’exemples sont encore dans nos têtes et nous y avons eu droit également. La violence de ces personnes peut être inouïe, nous avons vu des amies auteures se faire laminer et certains/nes, ont été dissuadé de continuer, dégoutés par ces comportements.

Le paradoxe du succès et de la peur d’être démasqué

Certains auteurs auto-édités réussissent à se faire un nom, à fédérer une communauté fidèle et à vendre des centaines, parfois même des milliers d’exemplaires. Ce sont des parcours inspirants qui prouvent qu’avec de la persévérance et une bonne stratégie, il est possible de s’imposer dans un marché saturé. Pourtant, même lorsque les ventes sont au rendez-vous, un ennemi invisible guette dans l’ombre : le syndrome de l’imposteur. Cette petite voix intérieure, insidieuse, qui chuchote que ce succès n’est pas vraiment mérité.
Elle se traduit souvent par des phrases toutes faites que les auteurs se répètent comme des mantras négatifs. Si mon livre marche, c’est parce que j’ai eu de la chance. Mes lecteurs sont indulgents, ils ne voient pas mes défauts. J’ai eu un coup de projecteur, mais ça ne durera pas. Ces pensées sont fréquentes, presque universelles, et elles minent la confiance de ceux qui les laissent s’installer. Elles transforment une réussite concrète en illusion fragile, comme si tout pouvait s’effondrer à la première critique ou à la moindre baisse de ventes.
Ce doute permanent engendre souvent deux types de comportements opposés. D’un côté, certains tombent dans ce que l’on pourrait appeler la stratégie de l’overdoing. Convaincus qu’ils ne méritent leur place que s’ils travaillent deux fois plus que les autres, ils s’épuisent à corriger, réécrire, promouvoir, relancer, sans jamais s’autoriser de pause ni reconnaître leurs progrès. Chaque vente devient une dette qu’ils doivent rembourser par un effort encore plus intense. Ce perfectionnisme, s’il peut parfois porter ses fruits, finit aussi par user l’auteur, qui confond la passion de créer avec l’obligation de prouver.
À l’inverse, certains choisissent inconsciemment la voie de l’underdoing. Persuadés qu’ils ne méritent pas d’aller plus loin, ils sabotent eux-mêmes leurs chances. Ils refusent des opportunités de visibilité, publient moins qu’ils le pourraient, ou se replient sur eux-mêmes par peur d’être « démasqués ». Là où d’autres persévéreraient, ils se retirent, convaincus que leur succès actuel n’est qu’une erreur passagère. Ce mécanisme d’autocensure freine leur progression et les prive parfois d’une carrière qui aurait pu s’épanouir.
Des études psychologiques montrent que le syndrome de l’imposteur touche plus de 70 % des créatifs au moins une fois dans leur vie, et les auteurs indépendants ne font pas exception. Car dans un milieu où il n’y a pas de jury, pas de comité de validation officiel, pas de médaille qui certifie la valeur d’un livre, la reconnaissance repose uniquement sur le lectorat. Et cela, paradoxalement, rend la réussite plus difficile à accepter : si le public m’aime, est-ce parce que je suis talentueux ou simplement parce que j’ai su jouer avec les codes du marché ?
La vérité est plus simple : le succès, qu’il soit grand ou modeste, ne tombe jamais du ciel. Derrière chaque livre vendu, il y a du travail, de la constance, du courage. Accepter cela, c’est apprendre à dompter le syndrome de l’imposteur. Non pas en le faisant taire totalement, mais en refusant de le laisser dicter la suite du chemin.

Pourquoi ce doute est injustifié ?

Car être auto-publié ne signifie pas être un auteur de seconde zone.
  • Les mentalités évoluent : Les grandes maisons d’édition qui méprisaient autrefois l’auto-édition recrutent aujourd’hui des auteurs indépendants à succès.
  • De nombreux auteurs de renom ont choisi l’auto-édition : Certains écrivains confirmés quittent même leur maison d’édition pour s’auto-publier et reprendre le contrôle de leurs droits et de leurs revenus.
  • La qualité d’un livre ne dépend pas de son mode de publication : Certains ouvrages auto-édités surpassent largement en originalité, en narration et en style des romans publiés en maison.
  • Le lectorat d’un auteur indépendant est souvent plus engagé : Les auteurs auto-édités échangent plus facilement avec leurs lecteurs et construisent une vraie communauté, ce que les grandes maisons ne permettent pas toujours.

Se débarrasser du syndrome de l’imposteur : quelques pistes

Acceptez votre parcours : Vous avez choisi l’auto-édition, non pas parce que vous êtes un écrivain raté, mais parce que c’était la meilleure solution pour faire exister votre livre.
Cessez de vous comparer aux autres : Chaque auteur suit un chemin différent. Certains réussissent en auto-édition, d’autres en maison, d’autres en jonglant entre les deux. Il n’y a pas une seule voie.
Faites confiance à vos lecteurs : Si des lecteurs reviennent vers vous, c’est qu’ils aiment ce que vous faites. Ils ne lisent pas vos livres par pitié, mais parce qu’ils y trouvent quelque chose de précieux.
Rappelez-vous que l’écriture est un travail : Aucun livre ne naît parfait. L’important est d’avancer, de progresser et de prendre du plaisir à raconter des histoires.
Affirmez-vous : Osez vous dire écrivain. Car c’est ce que vous êtes. Un écrivain écrit, point final.

Conclusion : vous êtes légitimes

Chères autrices et chers auteurs auto-édités, il est temps de le rappeler haut et fort : vous avez toute votre place dans le paysage littéraire. Vous n’êtes pas des outsiders tolérés par politesse, ni des amateurs jouant à faire semblant. Vous êtes des créateurs à part entière, des artisans des mots qui ont choisi de tracer leur propre route. Votre travail n’a pas moins de valeur que celui d’un auteur publié en maison d’édition, car ce n’est pas un label qui fait la légitimité d’un livre, mais l’émotion qu’il suscite, la trace qu’il laisse dans l’esprit et dans le cœur des lecteurs.
Que vous soyez lus par deux cents ou vingt mille personnes, votre voix compte. Chaque lecteur conquis, chaque message reçu, chaque retour sincère est une preuve tangible que votre œuvre vit, qu’elle circule, qu’elle touche. Le succès ne se mesure pas uniquement en chiffres, mais aussi en intensité. Un livre peut être un best-seller, mais il peut aussi être un trésor discret, découvert par quelques lecteurs passionnés qui en parlent avec ferveur. Dans les deux cas, il a du sens, il a une existence, il mérite d’être reconnu.
Ne laissez jamais le doute ou le mépris vous faire croire le contraire. Les grandes maisons d’édition n’ont pas le monopole du talent, et l’autoédition n’est pas un sous-genre honteux. C’est une voie exigeante, mais libre. Elle demande du courage, de la persévérance, une bonne dose de résilience. Et ce courage-là, vous l’avez déjà prouvé en osant franchir la ligne qui sépare le rêve de l’acte concret.
Alors continuez à écrire, à publier, à partager vos histoires. Continuez à construire ce lien unique avec vos lecteurs, car c’est là que se trouve votre véritable force. Vous êtes légitimes, et chaque livre que vous faites naître est une victoire. Ne laissez personne vous enlever cette certitude.

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LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé : 

RÉSUMÉ :

Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?

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Collection Urban Fantazy

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.

Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret. 

S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux…      Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement  dans la bibliothèque amazon :  

Publié par Didier Berger auteur

Passionné des mots, Didier Berger a publié plusieurs romans à Paris et en Suisse. Lauréat de concours de nouvelles, il a également publié de nombreux textes et nouvelles dans des revues littéraires, magazines et journaux de France, de Suisse et du Canada. Citoyen du Monde avant tout, grand voyageur, il a parcouru le globe sac à dos à maintes reprises et côtoyé de nombreux peuples et cultures différents, ce qui lui permet d’avoir un esprit d’ouverture fort apprécié. Grand amoureux de la nature, il préfère les grands espaces aux villes.

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