Ah, les commentaires… cette récompense tant attendue qui semble parfois plus précieuse qu’une vente elle-même.
Chaque auteur rêve de voir une pluie d’avis élogieux s’abattre sur la page de son livre, comme une confirmation que tout ce travail, ces nuits blanches et cette énergie dépensée ont trouvé un écho quelque part. Et en même temps, on redoute la phrase assassine, la critique sèche ou l’incompréhension totale qui peut tomber comme un couperet. On nous répète que les avis sont le reflet du succès, que plus il y en a, plus les ventes grimpent, que chaque mauvais commentaire est une catastrophe. Mais si l’on veut rester lucide, il faut sortir de cette vision simpliste.
Les commentaires, c’est avant tout une jungle. Un espace où se mêlent sincérité et mauvaise foi, coups de cœur et coups bas. Oui, un grand nombre d’avis peut donner une tendance positive et inciter d’autres lecteurs à tenter l’aventure, mais cela ne garantit pas un succès durable. Les chiffres le prouvent : certains livres bourrés de commentaires dithyrambiques se vendent à peine, tandis que d’autres, presque invisibles dans les notations, trouvent leur public grâce au bouche-à-oreille ou à une recommandation bien placée. Les commentaires sont donc un baromètre capricieux, parfois fiable, parfois complètement faussé.
C’est aussi un terrain où rôdent vautours et guêpes. Il y a les lecteurs sincères, bien sûr, mais aussi ceux qui jugent un livre après en avoir lu deux pages, ceux qui règlent leurs comptes avec un auteur pour une raison qui échappe à toute logique, ou encore ceux qui laissent une étoile sans rien expliquer, comme si ce geste suffisait à dire quelque chose. Dans cet écosystème, l’auteur doit apprendre à distinguer l’utile du toxique, à absorber les critiques constructives et à laisser filer le reste.
Alors, faut-il en faire une obsession ? Certainement pas. Les commentaires peuvent servir, ils peuvent motiver, alerter ou guider, mais ils ne devraient jamais devenir la mesure unique de la valeur d’un livre. Les prendre avec philosophie, c’est se rappeler que la littérature ne se résume pas à une moyenne d’étoiles, et que l’avis le plus important sera toujours celui des lecteurs qui referment le livre avec l’envie d’en lire un autre.

Les commentaires : à quoi ça sert vraiment
En théorie, les commentaires ont une mission claire. Ils rassurent les futurs acheteurs en leur donnant l’impression qu’ils font un choix sûr. Voir une note globale de 4,5 étoiles déclenche souvent un réflexe positif, un peu comme un label de qualité implicite. Ils sont aussi censés offrir un retour constructif à l’auteur, une sorte de boussole pour l’aider à s’améliorer ou à comprendre son lectorat. Enfin, ils peuvent contribuer à booster la visibilité du livre sur les plateformes, puisque les algorithmes prennent en compte les interactions pour décider quoi mettre en avant.
Mais entre la théorie et la pratique, il y a un fossé. On peut cumuler 500 commentaires et voir ses ventes stagner, comme on peut n’en avoir qu’une vingtaine et pourtant connaître un succès fulgurant. Les chiffres bruts ne disent pas tout. Certains livres traduits affichent des centaines d’avis, mais parce que les plateformes mélangent les critiques venues de toutes les langues, ce qui gonfle artificiellement la perception de leur popularité. L’impact réel dépend moins du volume que de la qualité perçue des avis.
Une étude menée par BookBub met les choses en perspective : les commentaires influencent la décision d’achat dans 60 % des cas, mais ce que les lecteurs regardent en priorité, ce n’est pas la quantité d’avis, c’est la note moyenne. Un livre qui cumule 40 avis avec une note de 4,5 étoiles a plus de chances de convaincre qu’un livre avec 500 avis qui plafonne à 3,2. Ce qui compte, ce n’est donc pas de remplir votre page de critiques à tout prix, mais de maintenir une impression générale de qualité et de fiabilité.
En résumé, les commentaires sont un levier, pas une garantie. Ils peuvent jouer en votre faveur, mais leur pouvoir n’est ni absolu ni systématique. Les auteurs qui l’ont compris savent que leur véritable force réside dans la constance de leur travail et dans la fidélisation de leurs lecteurs, bien plus que dans la course aux étoiles.

Les gens qui achètent leurs commentaires (oui, ça existe)
Oui, aussi absurde que cela puisse paraître, certaines entreprises et même des auteurs choisissent de tricher en achetant leurs avis. Il existe tout un marché parallèle où, contre quelques dizaines ou centaines d’euros, on peut obtenir une série de critiques élogieuses, soigneusement rédigées pour paraître authentiques. Certaines plateformes spécialisées promettent même un service « clé en main », avec des profils variés, des délais espacés et des tournures de phrases adaptées au style du livre. Et le pire, c’est que cette pratique ne se limite pas aux auteurs indépendants désespérés : certains éditeurs peu scrupuleux utilisent également ces méthodes, engageant de véritables armées de faux lecteurs pour booster artificiellement la crédibilité d’un titre.
Face à ça, Amazon se veut intransigeant. Officiellement, sa politique est claire : tout avis suspect est supprimé. En théorie, les commentaires laissés par des proches sont traqués et effacés, parfois même avant d’être publiés, grâce à des algorithmes qui croisent les adresses IP, les habitudes d’achat et les liens entre comptes. Les éloges trop enthousiastes, du genre « ce livre a changé ma vie » ou « le meilleur roman jamais écrit », sont souvent mis de côté le temps d’une vérification. Mais dans les faits, cette vigilance a ses failles.
Car si les avis jugés trop positifs attirent l’attention des robots d’Amazon, les commentaires négatifs, eux, passent comme une lettre à la poste. Une critique lapidaire, un « nul » ou un « sans intérêt » posté en trois mots sera mis en ligne presque instantanément, sans le moindre soupçon de fraude. Le résultat, c’est qu’un auteur peut voir disparaître les retours constructifs et bienveillants de ses lecteurs authentiques, tout en conservant les jugements expéditifs et destructeurs qui n’apportent rien à personne.
Ce double standard crée une frustration énorme pour beaucoup d’écrivains, qui se retrouvent à devoir justifier leurs notes tout en subissant les coups bas. Et dans cet environnement biaisé, la meilleure arme reste la transparence et la construction d’une vraie relation avec son lectorat, car aucun commentaire acheté ne remplacera la force d’un avis sincère, écrit par un lecteur réellement touché par votre livre.

Les types de commentateurs que vous allez croiser (préparez-vous)
Le vrai lecteur enthousiaste est celui qui a réellement lu votre livre. Il prend le temps d’en tourner chaque page, de s’immerger dans votre univers, et d’écrire une critique constructive. Ses arguments sont logiques, équilibrés, et il attribue souvent quatre ou cinq étoiles, sans exagération inutile. Ce type de lecteur est rare, presque en voie de disparition, et mérite d’être chéri comme un trésor.
Le vengeur masqué, ou la guêpe, est celui qui n’a pas aimé votre livre pour X raison ou même aucune raison, et veut que tout le monde le sache. Il met une étoile en lâchant un commentaire expéditif du genre « nul, trop de descriptions » alors que vous avez écrit un roman poétique. Il ne cherche pas à comprendre, il ne développe rien, il pique et s’en va. Mieux vaut l’ignorer et passer à autre chose.
Le serial critiqueur de 1 étoile, que l’on pourrait surnommer le vautour, est un personnage qui ne laisse que des avis négatifs sur tous les livres qu’il lit… ou prétend lire. On dirait presque qu’il prend plaisir à descendre les auteurs pour le sport. Souvent, il n’a pas terminé votre livre, parfois il ne l’a même pas commencé. On ne peut rien y faire, si ce n’est apprendre à ne pas se laisser atteindre.
Le “je note sans lire” est un mystère de l’humanité littéraire. C’est celui qui écrit « je n’ai pas encore lu, mais j’adore la couverture, cinq étoiles » ou « le livre a mis trop de temps à arriver, une étoile ». Dans un cas, c’est flatteur mais inutile ; dans l’autre, c’est totalement injuste. Et pourtant, ces avis comptent autant dans la note globale que les critiques détaillées.
Le fan d’un autre auteur est un cas plus perfide. Il ne vous connaît pas, n’a aucune intention de vous lire, mais il voit votre livre grimper dans les ventes et décide qu’il faut protéger son idole. Il met donc une étoile pour “soutenir” l’autre auteur, et parfois même, il mobilise d’autres fans pour faire de même.
Et puis, il y a l’opportuniste du commentaire, celui qui laisse un avis uniquement pour glisser la promotion de son propre livre ou de son blog. Le message commence par deux phrases banales sur votre ouvrage, puis se transforme en publicité déguisée.
Enfin, n’oublions pas le lecteur frustré, qui note mal votre livre non pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il ne correspondait pas à ses attentes personnelles. Parfois, ce n’est pas votre plume qu’il juge, mais son propre état d’esprit au moment de la lecture.
Dans cette jungle des comportements, l’auteur apprend vite que chaque commentaire raconte avant tout quelque chose sur celui qui l’a écrit, pas uniquement sur le livre qu’il juge.

Pourquoi il faut apprendre à se détacher des commentaires
Un mauvais commentaire ne signifie pas que votre livre est mauvais. Il reflète simplement l’avis d’une personne, à un moment donné, avec ses goûts, ses attentes et parfois son humeur du jour. De la même manière, un bon commentaire n’est pas une garantie que vos ventes vont exploser. Il fait plaisir, bien sûr, mais il ne représente pas un tremplin automatique vers le succès. Se focaliser excessivement sur ces avis, qu’ils soient positifs ou négatifs, revient souvent à gaspiller une énergie précieuse qui pourrait être investie dans l’écriture ou la promotion.
Une étude menée par Goodreads apporte un éclairage intéressant : les auteurs qui passent trop de temps à scruter leurs critiques finissent par perdre leur motivation 40 % plus vite que ceux qui choisissent de les lire avec parcimonie ou de les ignorer complètement. Cela s’explique facilement : chaque avis négatif devient une source de doute, chaque éloge devient une attente à reproduire, et peu à peu, la créativité se retrouve étouffée par la pression.
La clé, c’est donc d’adopter le recul nécessaire. Lire les commentaires peut être utile pour repérer des tendances ou recevoir un feedback constructif, mais il faut savoir filtrer et relativiser. Une étoile en moins ne doit pas gâcher votre journée, et la chasse obsessionnelle aux avis n’apporte rien de concret. Mieux vaut consacrer ce temps à écrire le prochain livre, à échanger avec vos vrais lecteurs et à avancer, plutôt qu’à se laisser engluer dans la valse infinie des opinions.

Alors, comment gérer ses commentaires sagement
La première règle est de les lire avec du recul. Un avis négatif bien construit peut parfois apporter une piste d’amélioration, même si c’est rare. La plupart du temps, un commentaire purement cassant, sans argument, ne mérite même pas qu’on s’y attarde. Ce genre de critique ne parle pas vraiment de votre livre, mais plutôt de la frustration ou de l’humeur de celui qui l’écrit. Mais depuis quelques années, une tendance se perçoit beaucoup plus sur les plateformes, il y a juste une étoile et absolument plus de commentaire, d’où notre conviction à Écueil Éditions, que toute note devrait être accompagnée d’un commentaire sans cela, pas de note possible… Et mieux encore, mais nous le disons souvent sur les RS, les étoiles ne devraient tout simplement pas exister pour les livres, ce ne sont pas des grille-pains… Il ne devrait y avoir que des commentaires, ce qui bien sûr, n’arrangerait pas les plateformes qui vise la quantité plutôt que la qualité pour augmenter le trafic… Dans ce cas de figure, non seulement ça permettrait d’avoir de vrais avis constructifs, mais ça rendrait les gens beaucoup plus intelligents, car un effort de rédaction serait à faire, ce qui serait le minimum qu’un auteur pourrait attendre des lecteurices… Le QI est déjà en forte baisse, alors un peu d’effort demandé dans le cadre de la littérature, pourrait peut-être, mais je dirais, peut-être, contribuer à garder au moins, le niveau du QI acceptable…
La deuxième règle est de ne jamais répondre aux trolls. Un auteur qui se met à défendre son livre en commentaire se met automatiquement en position de faiblesse. Non seulement cela n’éteint pas l’incendie, mais cela offre aux trolls exactement ce qu’ils recherchent : de l’attention et de la visibilité. Plus vous leur répondez, plus leurs propos sont mis en avant.
Troisièmement, il est essentiel de ne pas tout miser sur les commentaires pour vendre. Bien sûr, ils jouent un rôle, mais votre succès dépend bien plus du marketing, de la qualité de votre œuvre et du bouche-à-oreille. Ce sont ces leviers qui, sur le long terme, font la différence.
Enfin, encouragez vos lecteurs à laisser un avis, mais sans insistance excessive. Un simple « si le livre vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire » suffit largement. Multiplier les rappels ou les sollicitations finit par agacer, et ce n’est jamais bon pour votre image.
Et surtout, gardez en tête que les notes laissées sans explication, surtout lorsqu’elles sont mauvaises, n’ont aucune valeur réelle. Elles ne reflètent pas une analyse, seulement une réaction brute. Ne leur accordez pas plus de poids qu’elles n’en méritent et continuez à écrire pour ceux qui prennent la peine de lire vraiment.
Maintenant, il faut aussi parler d’une réalité qui pèse sans doute beaucoup dans la balance : on ne peut ignorer la forte baisse de commentaires depuis quelques années, du fait de plusieurs facteurs… Le premier est sans doute que les gens sont bien trop sollicités pour tout et rien… Le deuxième, est que nous vivons dans une société du zapping et qu’on va donner un avis comme zappe une chaine de télé. Le troisième, est l’offre depuis le Covid. Une offre qui s’est étoffée au point de saturer les lecteurices… Il y a qu’à lire les commentaires de certaines et certains, complètement blasés complètement perdus dans leurs choix et souvent très dénigrants envers le genre qu’ils préfèrent… Et enfin mais il y en a bien d’autres, les gens n’ont, ou ne prennent plus le temps de passer 5 minutes à écrire un retour, parce que justement, ils lisent beaucoup.

En conclusion : les commentaires, c’est sympa… mais pas essentiel
Oui, les commentaires peuvent jouer un rôle, mais ils ne sont ni un indicateur fiable des ventes, ni une mesure absolue de la qualité d’un livre. Ils donnent parfois une tendance, mais cette tendance reste biaisée par le hasard des lecteurs qui prennent le temps d’écrire, par leurs goûts personnels et par des motivations qui dépassent souvent l’œuvre elle-même.
Oui, un bon commentaire fait plaisir. C’est une petite récompense, un signe que votre travail a touché quelqu’un. Mais il ne transforme pas automatiquement un roman en succès commercial. C’est une cerise sur le gâteau, pas le gâteau en lui-même.
Et non, un mauvais avis ne signifie pas la fin de votre carrière. Ce n’est pas un arrêt de mort littéraire, juste l’expression d’une personne parmi des milliers d’autres. Les plus grands auteurs du monde comptent eux aussi leur lot de critiques assassines, et pourtant, leurs livres continuent de se vendre et de marquer les esprits.
Alors, inutile de vous épuiser à surveiller chaque étoile qui monte ou qui descend. Écrivez. Publiez. Continuez d’avancer. Laissez les vautours et les guêpes se fatiguer tout seuls, pendant que vous, vous construisez votre chemin mot après mot. Parce qu’au final, votre plus grande victoire ne se mesure pas en étoiles… mais dans le plaisir que vous prenez à créer et dans la fidélité des lecteurs qui, eux, reviennent pour vous lire encore et encore.

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Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Et notre série d’été que nous vous conseillons pour passer un agréable moment :
Collection Urban Fantazy
Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :