Je me souviens du tout premier soir où l’idée a germé : un simple message, presque anodin, lancé sur notre fil de discussion. « Et si on écrivait quelque chose ensemble ? Juste pour voir. » Silence de quelques minutes, puis la réponse de Tom Huxley : « Pourquoi pas ? Mais à trois, c’est comme jouer du piano à six mains, non ? » Et Kiplin Hendersen d’ajouter : « Justement. À condition qu’on joue la même mélodie. »
C’est ainsi que tout a commencé. Sans plan défini, sans contrat, sans autre ambition que celle de raconter une histoire qui nous obsédait tous : la malédiction, l’amour, la lumière et la nuit. Dès les premières réunions, souvent tardives, parfois bruyantes, on a senti que quelque chose fonctionnait. Trois plumes différentes, trois sensibilités, trois tempéraments — mais une même envie : créer une belle histoire, ensemble.
Je crois que c’est là toute la magie d’un projet écrit à plusieurs voix. Sans oublier celle du boss, Didier Berger… Il ne s’agit pas d’imposer, ni de convaincre, encore moins de gagner. Il s’agit d’écouter. De se laisser surprendre. Tom, méthodique et précis, était notre gardien de cohérence : chaque scène, chaque détail devait avoir du sens. Kiplin, lui, apportait cette émotion brute, cette poésie instinctive qui donnait vie aux mots. Et moi, j’essayais d’être le fil conducteur, celui qui tisse, relie, équilibre.
Nous avons ri. Beaucoup. Et c’est sans doute ce que je retiendrai le plus : ces éclats de rire après trois heures de débats sur une virgule, ces moments de fatigue où l’on finissait par pleurer de rire parce qu’aucun de nous ne savait plus comment décrire un lever de soleil sans tomber dans le cliché. Ce rire-là, c’était notre ciment. La preuve qu’on aimait ce qu’on faisait, même dans les moments de doute.
Bien sûr, il y a eu des désaccords. Comment pourrait-il en être autrement, quand trois imaginaires se croisent ? Mais jamais de heurts. Jamais d’ego blessé. Parce qu’avant d’être des co-auteurs, nous étions devenus des amis. Et ce respect mutuel, presque instinctif, guidait tout. Quand l’un de nous proposait une scène, les deux autres la lisaient avec curiosité, jamais avec suspicion. On savait que chaque mot portait une intention sincère, pas un désir de supplanter l’autre.
Écrire à six mains, c’est accepter de se fondre dans une voix commune. C’est diluer un peu de soi pour faire naître quelque chose de plus grand. Et c’est aussi découvrir que l’écriture peut être un dialogue permanent — un aller-retour d’âmes et de sensibilités. Chaque phrase devient un pont. Chaque correction, un geste d’amitié. Et quand on se relit, on ne sait plus très bien qui a écrit quoi — c’est la plus belle des réussites.
Je revois encore Tom, un soir, lever la tête de son écran après quatre heures de travail : « Vous vous rendez compte qu’on vient de passer la soirée sur une phrase ? » Et Kiplin de répliquer, un sourire au coin des lèvres : « Oui, mais elle est parfaite maintenant. » Et elle l’était, effectivement.
Écrire ensemble, c’est accepter d’être « changé » par les autres. Je ne suis plus le même auteur qu’avant cette aventure. J’ai appris la patience de Tom, la fougue poétique de Kiplin, la confiance absolue qu’on accorde à ceux qui partagent votre vision. Nous avons trouvé un équilibre que chacun, seul, aurait sans doute manqué.
Ce roman, au-delà de son intrigue, raconte aussi notre fraternité d’écriture. Nos nuits blanches, nos corrections infinies, nos cafés renversés sur le clavier, nos débats passionnés et ces instants de grâce où tout s’aligne enfin. C’est une trace de notre complicité, de notre foi commune dans la puissance des mots et du partage.
Je mesure la chance rare que cela représente : travailler à plusieurs sans heurts, sans orgueil mal placé, dans une harmonie presque naturelle. Parce que l’écriture collective ne fonctionne que si personne ne cherche à briller plus que l’autre. Nous n’avions ni ego démesuré, ni besoin de contrôle. Juste une passion commune, et un immense respect.
Aujourd’hui, en tenant ce livre entre mes mains, je ressens une profonde gratitude. Gratitude envers Tom et Kiplin, mes frères d’encre et de nuit. Envers Didier qui a chapeauté tout ça d’une main de fer dans un gant de velours… Gratitude envers ceux qui nous ont encouragés, lus, relus, questionnés. Et gratitude envers cette histoire, qui nous a réunis, bousculés et révélés.
Écrire à six mains, c’est comme jouer une symphonie à trois cœurs : parfois dissonante, souvent enivrante, toujours sincère. Et si je devais résumer cette aventure, je dirais simplement : « On ne partage pas seulement les mots, on partage ce qui les rend possibles : la confiance. »
Je ne sais pas encore si nous écrirons à nouveau ensemble. Chacun poursuit ses projets, ses routes, ses envies. Mais je sais une chose : ce livre restera la preuve qu’à trois voix, (presque autre) on peut parler d’une seule — celle de la passion, pure et entière. Et rien que pour cela, je referme ce chapitre avec un sourire béat plein de reconnaissance.
— Neil Wood
Je vous laisse ici avec notre bébé et merci encore à tous pour ces purs moments de bonheur…
POUR HALLOWEEN, DÉCOUVREZ CE ROMAN PALPITANT, DRÔLE, CAPTIVANT, SEXY EN DIABLE ET GOREMENT BIEN SAIGNANT… POUR FÊTER DIGNEMENT CETTE FÊTE, NOS AUTEURS SE SONT PLIES EN QUATRE POUR VOUS OFFRIR UNE HISTOIRE PAS SI DÉJANTÉE QUE ÇA ET UNE BELLE ROMANCE… EN CROISANT LEUR PLUME, ILS VOUS LIVRENT ICI UN MAGNIFIQUE THRILLER DE SAISON, AVEC DES DIALOGUES SUCCULENTS ET DES SITUATIONS COCASSES… LAISSEZ-VOUS ENVOÛTER PAR SILAS, LAISSEZ-VOUS HYPNOTISER PAR SON CHARME ET SES COURBES SENSUELLES, VOUS N’ALLEZ PAS REGRETTER LE VOYAGE….
Nous vous laissons en compagnie de Silas, Adrien, Blackthorne le chasseur, Sarah et tant d’autres, le temps d’en découvrir un peu plus sur eux…
Citation du livre :
Il est des histoires où la nuit et la lumière cessent d’être des contraires pour devenir des amants qui se cherchent. Des récits où le bien et le mal s’entrelacent, se confondent, se défient, jusqu’à faire naître autre chose : l’équilibre. Car il ne s’agit pas de fuir l’ombre, mais d’y apprendre la mesure de sa propre flamme. Aimer, c’est parfois lutter contre ce qui nous compose, affronter la faim, la peur, le temps. Et dans ce combat silencieux, ceux qui refusent de céder deviennent les véritables gardiens du monde — non pas parce qu’ils sont purs, mais parce qu’ils ont choisi de rester humains, même au cœur de l’impossible.
Kiplin Hendersen
RÉSUMÉ :
Un campus endormi. Un colocataire trop craquant pour être vrai. Et une nuit d’Halloween qui déraille. Quand Adrien Foster réveille par « accident » Silas, un vampire ancien lié à la malédiction de Samhain — l’ancêtre d’Halloween — il ouvre une porte qu’aucun humain n’aurait jamais dû franchir. Car Silas n’est pas un monstre ordinaire : il est le premier de son espèce, condamné à aimer celui qu’il devra dévorer à chaque réveil, pour que la malédiction perdure. Tandis que les disparitions se multiplient et que le campus sombre dans l’étrangeté, Adrien découvre qu’il est au cœur d’une guerre millénaire où les Forces veillent à maintenir l’équilibre du monde. Entre passion, trahison et humour noir, Silas, le Maudit de Samhain mêle gothique, sensualité et suspense dans une réécriture moderne du mythe vampirique. Un roman où chaque baiser peut être une fin du monde… et chaque nuit, un nouveau commencement.
Prologue :
Le Maudit de Samhain
Il y a très, très longtemps — bien avant que les enfants déguisés réclament des bonbons à la porte des pavillons américains — Halloween n’était pas une fête. C’était une fracture. Une nuit où le monde des vivants et celui des morts s’effleuraient comme deux draps trop proches sur un fil.
Les Celtes, dans leurs collines noyées de brume, le savaient. Ils allumaient de grands feux, dévoraient la viande rôtie à même la flamme, peignaient leurs visages de cendres pour que les esprits confondent les vivants et les morts. Ils posaient des offrandes sur les seuils, non pour les esprits, mais pour ce qui rôdait derrière la porte entrebâillée. Car Samhain était un portail, et tout portail a ses passants.
Silas fut l’un d’eux. Pas un passant — un retenu, un élu malgré lui.
Irlande, an 476. Les druides chantaient dans la lande, les torches dressées comme des langues de lumière. Silas, grand garçon aux yeux clairs, insolent et beau comme une promesse, riait de leurs rituels. Il croyait que rien de ce qui appartenait à l’ombre ne pouvait le toucher. Alors, par défi, il sauta par-dessus le feu sacré, bravache, comme on défie les Forces en espérant qu’elles n’écoutent pas. Il aurait dû mourir. À la place, il fut choisi.
Une main invisible le happa au cœur des flammes. Son cœur se fendit comme une noix sèche, et un souffle glacé entra en lui, prenant racine. Lorsqu’il se releva, les flammes ne le brûlaient plus : c’était lui, désormais, qui brûlait de l’intérieur. Dans ses veines coulait la faim des mondes anciens. Les druides reculèrent d’effroi. La lande se tut. La terre, dit-on, eut peur de son propre fils.
On l’appela le Maudit de Samhain, le premier né non d’un baiser de mort, mais d’un rituel brisé. Façonné par les Forces pour incarner l’équilibre entre la lumière et la nuit, entre le don et la faim, il devint l’instrument d’un ordre qui le dépassait. Sa sentence fut l’éternité cyclique : dormir loin des hommes, puis renaître à la lueur des lunes de Samhain, lorsque la Porte des Âmes s’ouvre et que les mondes se frôlent. Chaque réveil rallumait la faim ; chaque sommeil l’éloignait davantage de l’humain qu’il avait été.
Mais les Forces, dans leur justice ambiguë, avaient laissé une faille : si le Maudit parvenait à aimer sans mordre l’élu, sans lui prendre sa vie, alors la boucle se romprait et son sang retrouverait la paix. L’amour, le vrai, pouvait le libérer. Mais aimer, pour une créature née de la nuit et de l’équilibre des Forces, c’était comme apprendre à respirer sous l’eau.
Les siècles passèrent, et Silas apprit à se cacher. On chanta son nom dans les tavernes, on grava sa légende dans les églises, on fit de lui un démon qu’il n’était plus certain d’être. Les chasseurs se succédaient, de pères en fils, de prêtres en soldats. Le frappant de la dague d’alliage triple pour l’endormir : le sceller sous des pierres, sous des sorts, sous la terre, afin de faire perdurer la malédiction. Jusqu’à la prochaine lune de Samhain.
Mais chaque fois qu’il sombrait dans le sommeil, Silas rêvait. Et dans ces rêves, il cherchait quelqu’un de précis — une âme curieuse, ouverte, un cœur capable d’écouter au-delà du silence. Quelqu’un qui saurait entendre sa voix lorsqu’il franchirait le brouillard entre les mondes. Mais surtout, un être assez pur, assez bouleversant, pour apaiser cette faim viscérale qui, toujours, l’avait poussé à dévorer celui qui l’avait appelé. Celui qui, peut-être, lui rendrait le meilleur de ce qu’il lui restait d’humain.
Et un jour, cette voix trouva son chemin. À travers le temps, les mots, les rêves.
Il s’appelait Adrien. Un étudiant trop rêveur, trop sensible, qui aimait les histoires de vampires et les livres interdits. Parfois, en plein sommeil, il se réveillait avec l’odeur de tourbe et de pluie dans la gorge, le goût du fer sur la langue. Parfois, il croyait entendre quelqu’un prononcer son nom d’une voix grave et ancienne. Il pensait à des cauchemars, à la fatigue, à l’écho de ses lectures tardives.
Mais Silas, lui, savait. Il patientait. Il se redressait lentement dans son cercueil de brumes celtiques, et de la terre d’Irlande. Il se souvenait de la chaleur d’un corps humain, du frisson de la chair vivante. Il souriait dans le noir, un sourire trop ancien pour être tendre.
Parce que Samhain revenait toujours. Et cette fois, le monde moderne avait oublié d’avoir peur. Les néons avaient remplacé les feux, les citrouilles avaient remplacé les crânes, et on riait de ce qu’on ne comprenait plus.
Mais dans les rêves d’Adrien, quelque chose se préparait. Silas allait bientôt rouvrir les yeux grâce à lui. Et peut-être, cette fois, il ne chercherait plus seulement à vivre. Mais à aimer si fort, que l’idée d’être rendormit une fois encore s’éloignerait.
Premier chapitre : Le manuscrit
La Regenstein Library, à l’Université de Chicago, n’avait rien de romantique. C’était un cube brutaliste de béton gris, aussi séduisant qu’un bunker soviétique. Mais à l’intérieur, sous les néons blafards, il y avait des kilomètres de rayonnages. Et dans ce labyrinthe, parfois, on tombait sur des choses qui n’avaient rien à faire là.
Adrien ne cherchait rien d’autre qu’un manuel de linguistique comparée. Mais son flair d’étudiant en lettres — ce mélange de paresse et de curiosité morbide — l’avait poussé à tirer un volume oublié, coincé entre deux dictionnaires poussiéreux, et lui ayant apparu comme par miracle.
Il éternua en le sortant du rayon.
— À tous les coups, c’est un exemplaire des Sonnets qui a mal tourné, marmonna-t-il en allant s’asseoir à une table isolée.
La couverture n’avait pas de titre. Du cuir noir, craquelé, marqué par des siècles. La reliure grinça quand il l’ouvrit, après avoir tourné la tête de chaque côté de la bibliothèque de peur qu’on le démasque.
À l’intérieur, pas d’imprimé : de l’encre brune, écrite à la main, avec une régularité presque trop parfaite. Et sur la première page, un mot en lettres gothiques :
SILAS
Adrien fronça les sourcils. Un prénom, sec, tranchant. Il pensa d’abord à une thèse médiévale ou à une chronique d’un obscur moine. Mais plus il tournait les pages, plus il sentait autre chose. L’écriture semblait vivante. Chaque ligne vibrait comme si elle avait été tracée la veille, pas au XIᵉ siècle.
Il lut à voix basse.
— « Moi, Silas, fils d’aucun homme, maudit par le sang, je commence ici mon récit… »
Sa voix se répercuta étrangement dans la salle vide. Comme si les murs absorbaient mal la phrase. Adrien rit, nerveux.
— Bon, génial. Encore un vampire romantique du Moyen Âge.
Il referma le manuscrit d’un geste sec, mais un souffle d’air froid passa entre ses doigts. La lampe vacilla.
Adrien regarda autour de lui. Personne. La salle était vide, à part lui, ses carnets de notes et son café tiède.
— Ok… soit j’ai trop bu de caféine, soit…
Il rouvrit le livre. Le texte avait changé. Une phrase nouvelle s’étalait sur la page :
« Ne me lis pas si tu ne m’invites pas. »
Adrien lâcha un petit rire nerveux.
— Bien sûr. Génial. Un manuscrit qui fait du ghosting.
Et il relut quand même, incapable de s’arrêter.
— « Ne me lis pas si tu ne m’invites pas. Car ma voix suit la tienne, et mon corps la réclame. »
Le mot « corps » sembla résonner. Adrien avala sa salive, referma brusquement le livre et le plaqua contre la table comme si ça allait suffire.
Mais derrière lui, il entendit un bruit qu’il n’avait pas envie d’entendre dans une bibliothèque vide : un souffle, distinct, humain, apparemment.
— Tu lis très mal, dit une voix grave, teintée d’un accent qui n’existait plus.
Adrien se retourna d’un bloc.
Il était là.
Un homme — non, pas un homme. Trop parfait pour l’être. Grand, silhouette élancée mais solide, comme sculptée dans un marbre plus souple. Des cheveux noirs, légèrement ondulés, qui tombaient sur ses épaules. Une peau pâle mais pas malade, plutôt laiteuse, éclairée de l’intérieur. Et surtout… ces yeux. Ambre sombre, presque dorés, qui brillaient comme si le feu s’y reflétait.
Et ce sourire. Lent, carnassier, effleurant la bouche pleine.
— Qui… qui êtes-vous ? bégaya Adrien.
— Je crois que tu viens de le dire, répondit l’autre. Silas.
Adrien recula, trébucha sur sa chaise, manqua de s’écraser au sol.
— C’est… impossible.
— Impossible est le mot préféré des ignorants, répliqua Silas.
Il fit un pas en avant. Sa démarche était fluide, presque féline. Il portait une chemise sombre, ouverte juste assez pour dévoiler une gorge lisse et un torse magnifique, un pantalon de cuir qui semblait fait pour lui depuis toujours. Rien à voir avec les étudiants en sweat-shirt et baskets autour du campus. Lui, c’était le passé incarné. Le genre de beauté dangereuse qu’on ne croisait que dans les rêves… ou dans les cauchemars.
Adrien, malgré la panique, ne put s’empêcher de le détailler. Son cerveau hurlait « danger », mais son corps chuchotait autre chose.
— Vous… vous êtes quoi ?
Silas sourit davantage, révélant des crocs juste un peu trop longs.
— Je suis la réponse à ta curiosité. Tu m’as lu, tu m’as appelé. Me voici.
Adrien déglutit.
— Écoutez, je… je voulais juste emprunter un manuel. Pas… ça.
Silas s’approcha encore. Adrien sentit son parfum : pas une odeur de savon ou de déodorant. Non, une senteur minérale, métallique, comme la pluie sur la pierre chaude.
— Tu voulais un manuel. Tu as trouvé un corps pas si froid qu’on pourrait l’imaginer. Tu es malchanceux… ou béni.
Adrien leva les mains, comme pour repousser cette apparition.
— Ok, super. Je rêve. Trop de café, c’est sûr. Je vais me réveiller, et vous allez disparaître.
— Essaye, dit Silas.
Il posa un doigt sur le poignet d’Adrien. Le contact le traversa comme une décharge. Pas de rêve possible. Adrien cria, mais aucun son ne sortit vraiment.
Silas rit doucement.
— Pas mal, ta peau. Simple, mais pleine. Je n’avais pas touché à pareil épiderme depuis… oh, un siècle ou deux.
Adrien se débattit, retira son bras.
— Ne… me touchez pas !
— Trop tard. C’est déjà fait… Et nous serons amenés à réitérer l’expérience avec un peu plus de… comment dire ? De conviction. Tu m’as invité, l’as-tu oublié ?
Silas se pencha, ses lèvres tout près de l’oreille d’Adrien.
— Chambre 17B. Ton coloc ne t’attend pas ce soir, n’est-ce pas ?
Adrien blêmit.
— Comment vous savez…
— Je sais beaucoup de choses. Tu m’as permis de revenir. Tu as ouvert la porte. Et maintenant, Adrien…
Il murmura son prénom avec une précision presque sensuelle. Adrien sentit ses genoux faiblir.
— … je vais entrer dans ta vie.
Et il disparut. Pas dans un nuage, pas en fumée. Juste… parti. Comme s’il n’avait jamais été là.
Adrien resta seul, haletant, le manuscrit ouvert devant lui. Sur la page, une nouvelle phrase brillait, tracée à l’encre fraîche :
« Adrien. Chambre 17B. »
Adrien ferma le livre d’un claquement sec.
— Putain.
Il voulut remettre le livre en place, mais quelque chose le poussa à le prendre avec lui. Dans un mouvement de panique, il rassembla ses affaires, enfila sa veste et sorti de la bibliothèque, le cœur battant à tout rompre. Il courra jusqu’au campus, regardant derrière lui si on le suivait, l’esprit envahi d’images vampiriques et de scènes sensuelles auxquelles jamais auparavant, il n’avait pensé.
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Silas, c’est une romance queer mordante, gore, drôle et crue… mais aussi étrangement douce. C’est du sexe qui fait trembler les murs, du sang encore chaud au coin des lèvres, des morsures sur le campus qui laissent des marques jusqu’au matin. Ce sont des cris étouffés dans les draps d’un lit d’étudiant de l’Université de Chicago, et deux hommes destins qui se lient pour faire face à une prophétie, pardon… une malédiction injuste….Que feriez-vous si vous deviez dévorer la seule personne qui fait battre votre cœur à tout rompre ? Je vous le demande… C’est contre quoi doit se battre Silas à chaque réveil, mais celui-ci, risque de perturber ben plus que sa conscience, il risque de faire basculer l’équilibre des Forces, et par là-même, l’équilibre du monde…
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RÉSUMÉ :
Ma première transformation a tourné au cauchemar, laissant des cicatrices profondes sur moi, mais surtout à mon père. Un désastre total, et je vous épargne les détails sanglants. Résultat : on m’expédia à Fantazia, un camp de redressement pour les cas désespérés comme moi. Mais oubliez les rêves de licornes, d’hippos en tutu et de magie Disney, on en est loin. Cet endroit est un cauchemar de murs hantés, de fantômes décérébrés et de mentors psychopathes. Tout serait plus simple si je n’étais pas, apparemment, l’Élu – un loup-garou HPS – destiné à renverser le Haut Conseil, cette institution puissante qui règne par la force et la peur depuis des millénaires. Rien que ça ! Je serais celui capable, apparemment, de bouleverser l’ordre de notre Monde ou plutôt de nos Mondes. Le problème ? Je ne me sens pas prêt pour un tel destin, et encore moins apte à sauver qui que ce soit, y compris moi-même. Mais bon, quand le destin s’acharne et que vos amis vous prennent pour un révolutionnaire en devenir, qu’est-ce qu’on peut faire, sinon garder la tête froide… Y compris face à cette brute de Rogue m’en faisant baver pis que pendre, et avec qui je dois partager sa tanière…
EXTRAIT : Léo Ma première crise est arrivée lors d’une pleine lune, bien sûr. C’est ainsi que ça se passe pour nous tous. Ce fut une épreuve brutale et sauvage, et c’est mon père qui en garde les stigmates, les cicatrices profondes qui marquent à jamais cette nuit de chaos. La bête en moi s’est réveillée, et la violence de sa manifestation a laissé des traces indélébiles. C’est à cause de cela que je me retrouve enfermé ici, dans ce camp lugubre qu’ils appellent Fantazia. Je vous expliquerai plus tard ce que cela signifie, mais balayez tout de suite de votre esprit les images de Mickey Mouse, de châteaux féeriques ou d’hippopotames en tutu ; cet endroit n’a rien de merveilleux, bien au contraire. Imaginez plutôt un lieu où les ombres dansent aux abords de ruines oubliées, où chaque souffle d’air froid porte avec lui des murmures d’âmes perdues. Pour mieux comprendre ma situation, imaginez-moi comme un gamin que le Haut Conseil de notre monde ne sait pas comment gérer, une âme en détresse que l’on tente de redresser, de contenir, de museler. Vous voyez ces enfants dans la société humaine, ceux qui ne rentrent pas dans les cases, qu’on essaie de conformer par tous les moyens ? Eh bien, je suis leur équivalent, mais dans un monde où les lois ne sont dictées que par la force et la peur. Ah, j’oubliais un petit détail : je suis un loup-garou. Un loup-garou raté, si l’on en croit certains, et à en juger par l’accueil que j’ai reçu dans cette forteresse. Une bâtisse immense, imprenable, protégée par des sorts anciens, où seuls les fantômes déchus et nos bourreaux de mentors peuplent les lieux, à part nous, pauvres âmes captives. Les murs eux-mêmes semblent imprégnés de la douleur des générations passées, chaque pierre portant en elle des histoires de souffrance et de désespoir.
Passionné des mots, Didier Berger a publié plusieurs romans à Paris et en Suisse. Lauréat de concours de nouvelles, il a également publié de nombreux textes et nouvelles dans des revues littéraires, magazines et journaux de France, de Suisse et du Canada. Citoyen du Monde avant tout, grand voyageur, il a parcouru le globe sac à dos à maintes reprises et côtoyé de nombreux peuples et cultures différents, ce qui lui permet d’avoir un esprit d’ouverture fort apprécié. Grand amoureux de la nature, il préfère les grands espaces aux villes.
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