Écrire à six mains, Impressions de Kiplin Hendersen pour le roman « SILAS – Le Maudit de Samhain » :

Écrire à six mains

Écrire un roman à trois, c’est un peu comme partir en road trip sans GPS : tu sais vaguement où tu veux aller, mais tu ne sais jamais par quelle route tu vas passer.
Quand Neil Wood m’a proposé cette aventure, j’ai d’abord ri. Sérieusement, écrire à six mains ? Trois cerveaux, trois styles, trois caractères… C’était une recette pour le chaos. Et puis, bizarrement, ça a marché.

Avec Neil et Tom Huxley, on s’est tout de suite compris. Pas besoin de grandes théories littéraires ni de plans sur vingt chapitres. On s’est assis (virtuellement, la plupart du temps), on a parlé de ce qu’on aimait, de ce qui nous faisait vibrer : la magie, le mythe, le sang, la lumière, les sentiments bruts. Et à partir de là, tout s’est construit naturellement.

Tom, c’est le gars carré, le cerveau stratégique. Il pense structure, rythme, logique. Neil, lui, c’est la plume classique, élégante, un vrai architecte des émotions. Et moi… disons que je suis celui qui balance les dragons au milieu des tempêtes pour voir ce que ça donne. Ensemble, on a trouvé un équilibre un peu fou, mais terriblement efficace.

Nos réunions, c’était souvent un mélange de brainstorming, de thérapie collective et de fous rires incontrôlables. On pouvait passer une heure à débattre sur le choix d’un mot, puis déraper complètement sur un sujet sans rapport, avant de trouver LA phrase parfaite. Ce genre de sessions finissait souvent à deux heures du matin, avec des mugs de café froid et des promesses du genre : « Demain, on dort. » (Spoiler : on ne dormait jamais.)

Je crois que ce qui a vraiment fait la différence, c’est le respect. Aucun de nous ne cherchait à dominer le texte. On a tous nos univers — Neil et son romantisme sombre, Tom et sa rigueur narrative, moi et mes envolées épiques — mais on savait s’effacer quand il le fallait. C’est rare, surtout dans ce milieu.
Personne ne jouait les divas. Personne n’avait peur de se faire corriger. Et ça, c’est un vrai luxe.

Je me souviens d’une nuit, pendant qu’on bossait sur un passage important, Neil avait écrit une scène incroyable, pleine de tension et d’émotion. Tom a relu et a dit : « C’est magnifique… mais tu viens de tuer la cohérence du chapitre précédent. » Silence. Et là, Neil a juste répondu : « Ok, je recommence. » Pas d’ego, pas de drame. Juste trois types qui veulent que l’histoire soit la meilleure possible.
Je me suis dit ce soir-là : Ouais, c’est pour ça que je suis accro à cette passion.

Écrire à trois, c’est un exercice d’humilité, mais aussi de plaisir. Parce que quand tu lis un paragraphe et que tu ne sais plus si c’est toi, Neil ou Tom qui l’a écrit, c’est que vous avez trouvé la bonne alchimie. Et quand tu réalises que chaque phrase porte un bout de chacun, tu te dis que ce bouquin, il n’aurait pas pu exister autrement.

Il y a eu des moments magiques. Des idées qui naissaient en direct, comme des éclairs. Des rebondissements qui n’étaient pas prévus, mais qui semblaient évidents une fois couchés sur le papier. Des nuits entières à rire parce qu’on venait d’inventer la réplique la plus absurde du siècle. Et surtout, cette impression incroyable d’être dans le bon endroit, avec les bonnes personnes, à faire exactement ce qu’on est censé faire.

Je ne vais pas mentir : c’est intense.
Il faut apprendre à lâcher prise, à faire confiance, à ne pas se vexer quand quelqu’un change ta phrase préférée. Mais au bout du compte, tu gagnes quelque chose de plus grand que ton texte : une vraie complicité.

Avec Neil et Tom, on a créé une sorte de micro-univers. On se complète. On se challenge. Et on se marre, beaucoup. On a réussi à bosser sérieusement sans jamais se prendre trop au sérieux. C’est peut-être ça, le secret.

Aujourd’hui, en repensant à ce projet, je ressens surtout de la gratitude. Parce que c’est rare de tomber sur deux auteurs aussi talentueux qu’humains. Rare de pouvoir créer quelque chose d’aussi fort sans se bouffer le nez. Rare de se dire, à la fin, « on l’a fait », sans arrière-pensée.

Et franchement ? Je recommencerais demain.
Peut-être pas avec les mêmes cernes, ni les mêmes litres de café, mais avec le même enthousiasme, oui. Parce que ce genre d’expérience te change en profondeur.
Tu ressors plus libre, plus humble, et surtout, plus vivant.

Écrire à trois, c’est comme une quête dans un roman de fantasy : tu commences avec des inconnus, tu traverses des tempêtes, tu combats quelques démons (souvent les tiens), et à la fin, tu découvres que la vraie magie, c’était la route.

Alors merci, Neil. Merci, Tom. Merci Didier aussi, qui nous a bien cadrés et a su nous donner de bons conseils…
Merci pour les nuits blanches, les débats enflammés, les fous rires, et les moments de grâce.
On a écrit un livre, oui. Mais surtout, on a écrit une aventure humaine.
Et ça, aucune plume, même trempée dans l’encre des dragons, ne pourra jamais l’égaler.

Kiplin Hendersen

Je vous laisse ici avec notre bébé et merci encore à tous pour ces purs moments de bonheur…

POUR HALLOWEEN, DÉCOUVREZ CE ROMAN PALPITANT, DRÔLE, CAPTIVANT, SEXY EN DIABLE ET GOREMENT BIEN SAIGNANT… POUR FÊTER DIGNEMENT CETTE FÊTE, NOS AUTEURS SE SONT PLIES EN QUATRE POUR VOUS OFFRIR UNE HISTOIRE PAS SI DÉJANTÉE QUE ÇA ET UNE BELLE ROMANCE… EN CROISANT LEUR PLUME, ILS VOUS LIVRENT ICI UN MAGNIFIQUE THRILLER DE SAISON, AVEC DES DIALOGUES SUCCULENTS ET DES SITUATIONS COCASSES… LAISSEZ-VOUS ENVOÛTER PAR SILAS, LAISSEZ-VOUS HYPNOTISER PAR SON CHARME ET SES COURBES SENSUELLES, VOUS N’ALLEZ PAS REGRETTER LE VOYAGE….

Nous vous laissons en compagnie de Silas, Adrien, Blackthorne le chasseur, Sarah et tant d’autres, le temps d’en découvrir un peu plus sur eux…

Citation du livre :
Il est des histoires où la nuit et la lumière cessent d’être des contraires pour devenir des amants qui se cherchent. Des récits où le bien et le mal s’entrelacent, se confondent, se défient, jusqu’à faire naître autre chose : l’équilibre. Car il ne s’agit pas de fuir l’ombre, mais d’y apprendre la mesure de sa propre flamme. Aimer, c’est parfois lutter contre ce qui nous compose, affronter la faim, la peur, le temps. Et dans ce combat silencieux, ceux qui refusent de céder deviennent les véritables gardiens du monde — non pas parce qu’ils sont purs, mais parce qu’ils ont choisi de rester humains, même au cœur de l’impossible. 
Kiplin Hendersen
RÉSUMÉ :
Un campus endormi.
Un colocataire trop craquant pour être vrai.
Et une nuit d’Halloween qui déraille.
Quand Adrien Foster réveille par « accident » Silas, un vampire ancien lié à la malédiction de Samhain — l’ancêtre d’Halloween — il ouvre une porte qu’aucun humain n’aurait jamais dû franchir. Car Silas n’est pas un monstre ordinaire : il est le premier de son espèce, condamné à aimer celui qu’il devra dévorer à chaque réveil, pour que la malédiction perdure.
Tandis que les disparitions se multiplient et que le campus sombre dans l’étrangeté, Adrien découvre qu’il est au cœur d’une guerre millénaire où les Forces veillent à maintenir l’équilibre du monde.
Entre passion, trahison et humour noir, Silas, le Maudit de Samhain mêle gothique, sensualité et suspense dans une réécriture moderne du mythe vampirique. Un roman où chaque baiser peut être une fin du monde… et chaque nuit, un nouveau commencement.

Prologue :

Le Maudit de Samhain
Il y a très, très longtemps — bien avant que les enfants déguisés réclament des bonbons à la porte des pavillons américains — Halloween n’était pas une fête. C’était une fracture. Une nuit où le monde des vivants et celui des morts s’effleuraient comme deux draps trop proches sur un fil.
Les Celtes, dans leurs collines noyées de brume, le savaient. Ils allumaient de grands feux, dévoraient la viande rôtie à même la flamme, peignaient leurs visages de cendres pour que les esprits confondent les vivants et les morts. Ils posaient des offrandes sur les seuils, non pour les esprits, mais pour ce qui rôdait derrière la porte entrebâillée. Car Samhain était un portail, et tout portail a ses passants.
Silas fut l’un d’eux. Pas un passant — un retenu, un élu malgré lui.
Irlande, an 476. Les druides chantaient dans la lande, les torches dressées comme des langues de lumière. Silas, grand garçon aux yeux clairs, insolent et beau comme une promesse, riait de leurs rituels. Il croyait que rien de ce qui appartenait à l’ombre ne pouvait le toucher. Alors, par défi, il sauta par-dessus le feu sacré, bravache, comme on défie les Forces en espérant qu’elles n’écoutent pas. Il aurait dû mourir. À la place, il fut choisi.
Une main invisible le happa au cœur des flammes. Son cœur se fendit comme une noix sèche, et un souffle glacé entra en lui, prenant racine. Lorsqu’il se releva, les flammes ne le brûlaient plus : c’était lui, désormais, qui brûlait de l’intérieur. Dans ses veines coulait la faim des mondes anciens. Les druides reculèrent d’effroi. La lande se tut. La terre, dit-on, eut peur de son propre fils.
On l’appela le Maudit de Samhain, le premier né non d’un baiser de mort, mais d’un rituel brisé. Façonné par les Forces pour incarner l’équilibre entre la lumière et la nuit, entre le don et la faim, il devint l’instrument d’un ordre qui le dépassait. Sa sentence fut l’éternité cyclique : dormir loin des hommes, puis renaître à la lueur des lunes de Samhain, lorsque la Porte des Âmes s’ouvre et que les mondes se frôlent. Chaque réveil rallumait la faim ; chaque sommeil l’éloignait davantage de l’humain qu’il avait été.
Mais les Forces, dans leur justice ambiguë, avaient laissé une faille : si le Maudit parvenait à aimer sans mordre l’élu, sans lui prendre sa vie, alors la boucle se romprait et son sang retrouverait la paix. L’amour, le vrai, pouvait le libérer. Mais aimer, pour une créature née de la nuit et de l’équilibre des Forces, c’était comme apprendre à respirer sous l’eau.
Les siècles passèrent, et Silas apprit à se cacher. On chanta son nom dans les tavernes, on grava sa légende dans les églises, on fit de lui un démon qu’il n’était plus certain d’être. Les chasseurs se succédaient, de pères en fils, de prêtres en soldats. Le frappant de la dague d’alliage triple pour l’endormir : le sceller sous des pierres, sous des sorts, sous la terre, afin de faire perdurer la malédiction. Jusqu’à la prochaine lune de Samhain.
Mais chaque fois qu’il sombrait dans le sommeil, Silas rêvait. Et dans ces rêves, il cherchait quelqu’un de précis — une âme curieuse, ouverte, un cœur capable d’écouter au-delà du silence. Quelqu’un qui saurait entendre sa voix lorsqu’il franchirait le brouillard entre les mondes. Mais surtout, un être assez pur, assez bouleversant, pour apaiser cette faim viscérale qui, toujours, l’avait poussé à dévorer celui qui l’avait appelé. Celui qui, peut-être, lui rendrait le meilleur de ce qu’il lui restait d’humain.
Et un jour, cette voix trouva son chemin. À travers le temps, les mots, les rêves.
Il s’appelait Adrien. Un étudiant trop rêveur, trop sensible, qui aimait les histoires de vampires et les livres interdits. Parfois, en plein sommeil, il se réveillait avec l’odeur de tourbe et de pluie dans la gorge, le goût du fer sur la langue. Parfois, il croyait entendre quelqu’un prononcer son nom d’une voix grave et ancienne. Il pensait à des cauchemars, à la fatigue, à l’écho de ses lectures tardives.
Mais Silas, lui, savait. Il patientait. Il se redressait lentement dans son cercueil de brumes celtiques, et de la terre d’Irlande. Il se souvenait de la chaleur d’un corps humain, du frisson de la chair vivante. Il souriait dans le noir, un sourire trop ancien pour être tendre.
Parce que Samhain revenait toujours. Et cette fois, le monde moderne avait oublié d’avoir peur. Les néons avaient remplacé les feux, les citrouilles avaient remplacé les crânes, et on riait de ce qu’on ne comprenait plus.
Mais dans les rêves d’Adrien, quelque chose se préparait. Silas allait bientôt rouvrir les yeux grâce à lui. Et peut-être, cette fois, il ne chercherait plus seulement à vivre. Mais à aimer si fort, que l’idée d’être rendormit une fois encore s’éloignerait.
Premier chapitre : Le manuscrit
La Regenstein Library, à l’Université de Chicago, n’avait rien de romantique. C’était un cube brutaliste de béton gris, aussi séduisant qu’un bunker soviétique. Mais à l’intérieur, sous les néons blafards, il y avait des kilomètres de rayonnages. Et dans ce labyrinthe, parfois, on tombait sur des choses qui n’avaient rien à faire là.
Adrien ne cherchait rien d’autre qu’un manuel de linguistique comparée. Mais son flair d’étudiant en lettres — ce mélange de paresse et de curiosité morbide — l’avait poussé à tirer un volume oublié, coincé entre deux dictionnaires poussiéreux, et lui ayant apparu comme par miracle.
Il éternua en le sortant du rayon.
— À tous les coups, c’est un exemplaire des Sonnets qui a mal tourné, marmonna-t-il en allant s’asseoir à une table isolée.
La couverture n’avait pas de titre. Du cuir noir, craquelé, marqué par des siècles. La reliure grinça quand il l’ouvrit, après avoir tourné la tête de chaque côté de la bibliothèque de peur qu’on le démasque.
À l’intérieur, pas d’imprimé : de l’encre brune, écrite à la main, avec une régularité presque trop parfaite. Et sur la première page, un mot en lettres gothiques :
SILAS
Adrien fronça les sourcils. Un prénom, sec, tranchant. Il pensa d’abord à une thèse médiévale ou à une chronique d’un obscur moine. Mais plus il tournait les pages, plus il sentait autre chose. L’écriture semblait vivante. Chaque ligne vibrait comme si elle avait été tracée la veille, pas au XIᵉ siècle.
Il lut à voix basse.
— « Moi, Silas, fils d’aucun homme, maudit par le sang, je commence ici mon récit… »
Sa voix se répercuta étrangement dans la salle vide. Comme si les murs absorbaient mal la phrase. Adrien rit, nerveux.
— Bon, génial. Encore un vampire romantique du Moyen Âge.
Il referma le manuscrit d’un geste sec, mais un souffle d’air froid passa entre ses doigts. La lampe vacilla.
Adrien regarda autour de lui. Personne. La salle était vide, à part lui, ses carnets de notes et son café tiède.
— Ok… soit j’ai trop bu de caféine, soit…
Il rouvrit le livre. Le texte avait changé. Une phrase nouvelle s’étalait sur la page :
« Ne me lis pas si tu ne m’invites pas. »
Adrien lâcha un petit rire nerveux.
— Bien sûr. Génial. Un manuscrit qui fait du ghosting.
Et il relut quand même, incapable de s’arrêter.
— « Ne me lis pas si tu ne m’invites pas. Car ma voix suit la tienne, et mon corps la réclame. »
Le mot « corps » sembla résonner. Adrien avala sa salive, referma brusquement le livre et le plaqua contre la table comme si ça allait suffire.
Mais derrière lui, il entendit un bruit qu’il n’avait pas envie d’entendre dans une bibliothèque vide : un souffle, distinct, humain, apparemment.
— Tu lis très mal, dit une voix grave, teintée d’un accent qui n’existait plus.
Adrien se retourna d’un bloc.
Il était là.
Un homme — non, pas un homme. Trop parfait pour l’être. Grand, silhouette élancée mais solide, comme sculptée dans un marbre plus souple. Des cheveux noirs, légèrement ondulés, qui tombaient sur ses épaules. Une peau pâle mais pas malade, plutôt laiteuse, éclairée de l’intérieur. Et surtout… ces yeux. Ambre sombre, presque dorés, qui brillaient comme si le feu s’y reflétait.
Et ce sourire. Lent, carnassier, effleurant la bouche pleine.
— Qui… qui êtes-vous ? bégaya Adrien.
— Je crois que tu viens de le dire, répondit l’autre. Silas.
Adrien recula, trébucha sur sa chaise, manqua de s’écraser au sol.
— C’est… impossible.
— Impossible est le mot préféré des ignorants, répliqua Silas.
Il fit un pas en avant. Sa démarche était fluide, presque féline. Il portait une chemise sombre, ouverte juste assez pour dévoiler une gorge lisse et un torse magnifique, un pantalon de cuir qui semblait fait pour lui depuis toujours. Rien à voir avec les étudiants en sweat-shirt et baskets autour du campus. Lui, c’était le passé incarné. Le genre de beauté dangereuse qu’on ne croisait que dans les rêves… ou dans les cauchemars.
Adrien, malgré la panique, ne put s’empêcher de le détailler. Son cerveau hurlait « danger », mais son corps chuchotait autre chose.
— Vous… vous êtes quoi ?
Silas sourit davantage, révélant des crocs juste un peu trop longs.
— Je suis la réponse à ta curiosité. Tu m’as lu, tu m’as appelé. Me voici.
Adrien déglutit.
— Écoutez, je… je voulais juste emprunter un manuel. Pas… ça.
Silas s’approcha encore. Adrien sentit son parfum : pas une odeur de savon ou de déodorant. Non, une senteur minérale, métallique, comme la pluie sur la pierre chaude.
— Tu voulais un manuel. Tu as trouvé un corps pas si froid qu’on pourrait l’imaginer. Tu es malchanceux… ou béni.
Adrien leva les mains, comme pour repousser cette apparition.
— Ok, super. Je rêve. Trop de café, c’est sûr. Je vais me réveiller, et vous allez disparaître.
— Essaye, dit Silas.
Il posa un doigt sur le poignet d’Adrien. Le contact le traversa comme une décharge. Pas de rêve possible. Adrien cria, mais aucun son ne sortit vraiment.
Silas rit doucement.
— Pas mal, ta peau. Simple, mais pleine. Je n’avais pas touché à pareil épiderme depuis… oh, un siècle ou deux.
Adrien se débattit, retira son bras.
— Ne… me touchez pas !
— Trop tard. C’est déjà fait… Et nous serons amenés à réitérer l’expérience avec un peu plus de… comment dire ? De conviction. Tu m’as invité, l’as-tu oublié ?
Silas se pencha, ses lèvres tout près de l’oreille d’Adrien.
— Chambre 17B. Ton coloc ne t’attend pas ce soir, n’est-ce pas ?
Adrien blêmit.
— Comment vous savez…
— Je sais beaucoup de choses. Tu m’as permis de revenir. Tu as ouvert la porte. Et maintenant, Adrien…
Il murmura son prénom avec une précision presque sensuelle. Adrien sentit ses genoux faiblir.
— … je vais entrer dans ta vie.
Et il disparut. Pas dans un nuage, pas en fumée. Juste… parti. Comme s’il n’avait jamais été là.
Adrien resta seul, haletant, le manuscrit ouvert devant lui. Sur la page, une nouvelle phrase brillait, tracée à l’encre fraîche :
« Adrien. Chambre 17B. »
Adrien ferma le livre d’un claquement sec.
— Putain.
Il voulut remettre le livre en place, mais quelque chose le poussa à le prendre avec lui. Dans un mouvement de panique, il rassembla ses affaires, enfila sa veste et sorti de la bibliothèque, le cœur battant à tout rompre. Il courra jusqu’au campus, regardant derrière lui si on le suivait, l’esprit envahi d’images vampiriques et de scènes sensuelles auxquelles jamais auparavant, il n’avait pensé.
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Silas, c’est une romance queer mordante, gore, drôle et crue… mais aussi étrangement douce.
C’est du sexe qui fait trembler les murs, du sang encore chaud au coin des lèvres, des morsures sur le campus qui laissent des marques jusqu’au matin.
Ce sont des cris étouffés dans les draps d’un lit d’étudiant de l’Université de Chicago, et deux hommes destins qui se lient pour faire face à une prophétie, pardon… une malédiction injuste….Que feriez-vous si vous deviez dévorer la seule personne qui fait battre votre cœur à tout rompre ? Je vous le demande… C’est contre quoi doit se battre Silas à chaque réveil, mais celui-ci, risque de perturber ben plus que sa conscience, il risque de faire basculer l’équilibre des Forces, et par là-même, l’équilibre du monde…

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DANS CE SECOND TOME, LEO VA DÉCOUVRIR QUI IL EST VRAIMENT ET ÇA RISQUE DE NE PAS VRAIMENT L’ENCHANTER MAIS AURA-T-IL LE CHOIX ?

RÉSUMÉ :

Ma première transformation a tourné au cauchemar, laissant des cicatrices profondes sur moi, mais surtout à mon père. Un désastre total, et je vous épargne les détails sanglants. Résultat : on m’expédia à Fantazia, un camp de redressement pour les cas désespérés comme moi. Mais oubliez les rêves de licornes, d’hippos en tutu et de magie Disney, on en est loin. Cet endroit est un cauchemar de murs hantés, de fantômes décérébrés et de mentors psychopathes.
Tout serait plus simple si je n’étais pas, apparemment, l’Élu – un loup-garou HPS – destiné à renverser le Haut Conseil, cette institution puissante qui règne par la force et la peur depuis des millénaires. Rien que ça ! Je serais celui capable, apparemment, de bouleverser l’ordre de notre Monde ou plutôt de nos Mondes. Le problème ? Je ne me sens pas prêt pour un tel destin, et encore moins apte à sauver qui que ce soit, y compris moi-même. Mais bon, quand le destin s’acharne et que vos amis vous prennent pour un révolutionnaire en devenir, qu’est-ce qu’on peut faire, sinon garder la tête froide… Y compris face à cette brute de Rogue m’en faisant baver pis que pendre, et avec qui je dois partager sa tanière…

EXTRAIT :
Léo
Ma première crise est arrivée lors d’une pleine lune, bien sûr. C’est ainsi que ça se passe pour nous tous. Ce fut une épreuve brutale et sauvage, et c’est mon père qui en garde les stigmates, les cicatrices profondes qui marquent à jamais cette nuit de chaos. La bête en moi s’est réveillée, et la violence de sa manifestation a laissé des traces indélébiles.
C’est à cause de cela que je me retrouve enfermé ici, dans ce camp lugubre qu’ils appellent Fantazia. Je vous expliquerai plus tard ce que cela signifie, mais balayez tout de suite de votre esprit les images de Mickey Mouse, de châteaux féeriques ou d’hippopotames en tutu ; cet endroit n’a rien de merveilleux, bien au contraire. Imaginez plutôt un lieu où les ombres dansent aux abords de ruines oubliées, où chaque souffle d’air froid porte avec lui des murmures d’âmes perdues.
Pour mieux comprendre ma situation, imaginez-moi comme un gamin que le Haut Conseil de notre monde ne sait pas comment gérer, une âme en détresse que l’on tente de redresser, de contenir, de museler. Vous voyez ces enfants dans la société humaine, ceux qui ne rentrent pas dans les cases, qu’on essaie de conformer par tous les moyens ?
Eh bien, je suis leur équivalent, mais dans un monde où les lois ne sont dictées que par la force et la peur.
Ah, j’oubliais un petit détail : je suis un loup-garou. Un loup-garou raté, si l’on en croit certains, et à en juger par l’accueil que j’ai reçu dans cette forteresse. Une bâtisse immense, imprenable, protégée par des sorts anciens, où seuls les fantômes déchus et nos bourreaux de mentors peuplent les lieux, à part nous, pauvres âmes captives. Les murs eux-mêmes semblent imprégnés de la douleur des générations passées, chaque pierre portant en elle des histoires de souffrance et de désespoir.

@écueiléditions https://assocecueileditions.com/

N’hésitez pas à vous exprimer…

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Publié par Didier Berger auteur

Passionné des mots, Didier Berger a publié plusieurs romans à Paris et en Suisse. Lauréat de concours de nouvelles, il a également publié de nombreux textes et nouvelles dans des revues littéraires, magazines et journaux de France, de Suisse et du Canada. Citoyen du Monde avant tout, grand voyageur, il a parcouru le globe sac à dos à maintes reprises et côtoyé de nombreux peuples et cultures différents, ce qui lui permet d’avoir un esprit d’ouverture fort apprécié. Grand amoureux de la nature, il préfère les grands espaces aux villes.

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