Nous vivons une époque étrange, où la liberté d’expression n’a jamais semblé aussi grande… et pourtant, jamais les écrivains ne se sont autant surveillés. Dans les salons littéraires comme sur les réseaux sociaux, dans les manuscrits comme dans les scripts, un phénomène insidieux s’installe : celui de l’auto-censure. Non pas imposée par un régime autoritaire, mais par une pression collective, diffuse, omniprésente. Ce n’est plus la main du pouvoir qui coupe les mots, c’est la peur du rejet, du scandale, du malentendu.
Pourquoi s’auto-censure-t-on autant aujourd’hui ? La réponse tient en plusieurs mots : peur, conformisme, et désir d’acceptation. Les auteurs, surtout ceux qui débutent, ont conscience que le moindre écart, la moindre phrase jugée « déplacée », peut déclencher une vague de réactions violentes. Les réseaux sociaux sont devenus des tribunaux permanents où tout se juge, tout se commente, tout se condamne. Un mot mal compris, un personnage mal interprété, et l’auteur se retrouve cloué au pilori numérique. Résultat : on écrit moins librement, on pèse chaque phrase, on gomme les aspérités, on polit les dialogues jusqu’à l’aseptisation totale.

Cette peur ne touche pas qu’un seul genre. Elle traverse toute la littérature contemporaine. Dans la romance, on craint de représenter des relations jugées inégalitaires. Dans la fantasy, on redoute d’être accusé de stéréotyper certaines cultures. Dans le polar, on hésite à aborder des crimes trop violents. Même dans la littérature dite “engagée”, où l’on devrait pouvoir tout dire, les auteurs marchent sur des œufs, de peur de froisser une sensibilité, une communauté, une morale du moment.
Et que dire de l’humour ? Autrefois arme de liberté, il devient aujourd’hui un champ de mines. Les humoristes et les romanciers satiriques vivent dans la crainte d’une incompréhension collective. On ne peut plus rire de tout, ni même rire franchement. Chaque blague est relue sous le prisme du politiquement correct, chaque mot scruté à la loupe pour y déceler une intention cachée. Ce qui devait faire sourire suscite désormais l’indignation, et ce qui devait faire réfléchir finit souvent censuré avant même d’avoir été écrit.
L’auto-censure, c’est aussi le symptôme d’un monde littéraire de plus en plus normé. Pour être publié, il faut « rentrer dans le moule » : suivre les tendances, éviter les sujets sensibles, écrire comme on attend que l’on écrive. L’auteur devient stratège. Il calcule. Il se demande non pas ce qu’il veut dire, mais ce qui sera acceptable. Et à force de vouloir plaire à tout le monde, on finit par n’émouvoir personne.
Pourtant, il reste des résistants. Des auteurs qui osent encore déranger, bousculer, provoquer. Ils existent, mais on les entend moins, car leur courage dérange. Ils refusent de lisser leur plume pour convenir à un public frileux. Ils parlent de sexualité, de religion, de politique, de violence, sans filtre, avec la conviction que la littérature n’est pas là pour apaiser, mais pour questionner. Ces voix, comme celles de notre petite maison d’édition, qu’on tente parfois de faire taire, (comme celle de Neil pour Solace Beach ou il parle d’un sujet très controversé puisqu’il s’agit de centre de conversion et l’impact de la religion sur un village tout entier) sont pourtant essentielles : elles rappellent que l’art n’a jamais été une entreprise de consensus, mais un espace de friction et de liberté.
L’auto-censure est une maladie douce, presque invisible, car elle ne laisse pas de trace. Ce n’est pas un livre interdit, c’est un livre qui n’a jamais été écrit. C’est un personnage effacé avant la première relecture, une phrase reformulée, une idée tue. C’est le silence qui s’installe lentement, imperceptiblement, dans les esprits créatifs. Et si l’on n’y prend pas garde, c’est toute la littérature qui risque de devenir une succession de textes propres, polis, inoffensifs — et profondément vides. À l’image des algorithmes, grands décideurs de ce qui doit être vu et pas vu…
Alors oui, il faut des auteurs qui osent encore dire, même au risque de choquer. Des auteurs qui se moquent des modes, qui refusent de lisser leur pensée pour obtenir des étoiles ou des likes. Parce qu’à la fin, la littérature n’a jamais avancé grâce à ceux qui se taisent, mais grâce à ceux qui ont écrit ce que les autres n’osaient même pas penser.

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LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Et notre série d’été que nous vous conseillons pour passer un agréable moment :
Collection Beach Boys
Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :