Il fut un temps — pas si lointain — où l’on pouvait discuter, échanger, confronter les points de vue sans se faire crucifier sur la place publique numérique. Un temps où l’on pouvait ne pas être d’accord sans pour autant être traité de monstre, d’ignorant ou de vendu. Ce temps-là semble révolu. Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, il n’existe plus que deux camps : le bien et le mal, le blanc et le noir, les gentils et les méchants. Et si vous avez le malheur d’hésiter, de nuancer, de dire « oui, mais », vous devenez automatiquement suspect.
Bienvenue dans l’ère de la radicalité molle, celle où tout le monde pense fort, vite et surtout sans réfléchir trop longtemps. La nuance ? Un concept trop lent pour l’algorithme. L’ombre d’un doute ? Un signe de faiblesse. Il faut choisir un camp, afficher une position nette, tranchée, binaire. Sur Twitter, Instagram, TikTok, ou ailleurs, la pensée se consomme comme un fast-food intellectuel : c’est gras, sucré, réconfortant, mais ça ne nourrit pas.
Ce besoin maladif de trancher dans le vif transforme chaque débat en champ de bataille. Parler d’un sujet sensible — religion, politique, littérature, société, sexualité, même météo parfois — revient à marcher pieds nus sur des tessons de verre. Il ne faut plus comprendre, il faut condamner. Il ne faut plus questionner, il faut choisir un camp et le défendre bec et ongles, même si on n’y croit pas vraiment.
Les réseaux sociaux sont devenus des tribunaux permanents. Si vous n’aimez pas un film, vous êtes un hater. Si vous l’aimez, vous êtes un idiot manipulé. Si vous osez dire « les deux points de vue se défendent », on vous accuse immédiatement d’être lâche, ou pire, complice du côté que vous ne condamnez pas assez fort. La pensée modérée, celle qui analyse avant de juger, est aujourd’hui perçue comme une forme de trahison intellectuelle.
C’est d’autant plus ironique que tout le monde prône la tolérance, le dialogue, la bienveillance… jusqu’à ce que quelqu’un pense différemment. Alors, d’un coup, la bienveillance s’évapore. Les doigts claquent sur les claviers, les jugements pleuvent comme des pierres. On bloque, on dénonce, on “cancel”. Plus besoin de comprendre, il suffit d’éliminer.
Ce phénomène, au fond, ne vient pas seulement de la bêtise collective, mais de la mécanique même des réseaux. Les algorithmes adorent les extrêmes. Une publication nuancée ne crée pas de buzz. Une opinion équilibrée ne fait pas grimper le taux d’engagement. Ce qui marche, c’est la colère, l’indignation, la simplification outrancière. Un tweet mesuré ne se partage pas. Un tweet qui hurle, si. La nuance, elle, ne génère pas de clics.

Résultat : les réseaux sociaux, censés rapprocher les gens, deviennent des machines à les opposer. Plus personne ne discute pour comprendre, mais pour gagner. Et quand le débat devient compétition, la vérité disparaît au profit de la posture. On ne cherche plus à avoir raison, on cherche à écraser.
Le plus tragique, c’est que cette logique contamine tout : la politique, la culture, l’art, l’humour, la littérature. Un auteur ne peut plus écrire un personnage ambigu sans être suspecté d’approuver ses actes. Un humoriste ne peut plus faire une blague sans être accusé d’avoir une idéologie cachée. Un lecteur ne peut plus dire « j’aime, mais avec réserves » sans se faire traiter de faux fan.
La nuance est devenue suspecte parce qu’elle demande un effort : celui de réfléchir, de douter, de dialoguer. Or, dans un monde où l’attention se mesure en secondes, l’effort intellectuel est devenu un luxe. Il est plus simple d’avoir raison tout de suite que de chercher à comprendre.
Mais tout n’est pas perdu. Il existe encore quelques irréductibles du dialogue, quelques âmes courageuses qui osent dire « je ne sais pas », « je comprends ton point de vue », ou même l’hérésie suprême : « tu n’as peut-être pas tort ». Ces gens-là n’ont pas des milliers d’abonnés, mais ils ont encore un cerveau libre. Et c’est peut-être ça, la véritable résistance moderne : oser être nuancé dans un monde qui ne tolère plus le gris.
Parce que la pensée, la vraie, ne se trouve ni dans les cris ni dans les certitudes. Elle vit dans le doute, dans la confrontation des idées, dans la lenteur du dialogue. Et peut-être que la seule façon de sauver la nuance, c’est de continuer à la pratiquer — calmement, obstinément, comme un acte de rébellion silencieuse contre la tyrannie du “tout ou rien”.
Réhabilitons le gris
Il est temps de rendre ses lettres de noblesse à la nuance. De réapprendre à douter, à écouter, à discuter sans dégainer l’insulte. De se rappeler qu’entre le blanc et le noir, il existe mille nuances de pensée, de sensibilité et d’humanité. La vraie liberté d’expression ne consiste pas à crier plus fort que l’autre, mais à accepter qu’il puisse avoir raison, lui aussi, d’un autre point de vue. Alors oui, osons le gris. Parce qu’en vérité, c’est la seule couleur honnête au monde, qui peut permettre les échanges et avoir l’audace de nous élever plutôt que de nous rendre ignares…

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LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Et notre série d’été que nous vous conseillons pour passer un agréable moment :
Collection Beach Boys
Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :