Bonjour à toutes et à tous,
C’est avec une vive émotion que nous vous présentons aujourd’hui le nouveau roman de Neil Wood : Fallait pas me chercher, papa ! .
Découvrez ce roman surprenant qui en fera grincer des dents plus d’une et plus d’un. Un huit-clos familial où les apparences sont trompeuses et les vérités fragiles… Un roman percutant, dérangeant, et sans le moindre doute, utile pour désacraliser ces familles que l’on dit si extraordinaires et qui ne vivent que de non-dits et de fantasmes… Vivez un coming-out en direct, et nous parions que vous allez vous attacher aux personnages de cette histoire… Même ceux qui vous énervent…
Citation du livre :
Il suffit d’un mot, d’un souffle, d’un rien pour que le passé se relève. On croit qu’il s’est tu, qu’il s’est dissous avec les années, mais il reste là, tapi sous la peau, patient, presque tendre. Il attend le moment, le bon, celui où l’on baisse la garde. Alors il surgit, sans prévenir, dans une phrase, un nom, un souvenir qu’on pensait sans importance. Et tout remonte à la surface : les rancunes, les silences, la honte enfouie sous les années. On voudrait fuir, mais il n’y a nulle part où aller. Car on porte toujours en soi ce qu’on a voulu oublier.
Les familles sont faites de ces boucles-là : d’amour mal cousu, de mémoire qui s’entête, et de cette étrange fidélité à ce qui nous a blessés.
Neil Wood
RÉSUMÉ :
On croit toujours que le passé s’efface. Mais il se tapit, silencieux, attendant le bon moment pour frapper. Pour François, Max et Judith, ce moment porte un nom : Rebel, le lapin de leur enfance. Et leur père en est le déclencheur, ravivant ce souvenir en débarquant chez son aîné, persuadé de pouvoir réparer ce qui, en réalité, n’a jamais existé.
Sous les apparences, tout vacille : les rôles s’inversent, les vérités changent de visage, et l’amour se mêle à la peur de tout perdre. Les rancunes refont surface, les blessures s’ouvrent. Les mots deviennent des armes.
Un roman cru et poignant sur les loyautés invisibles, les blessures muettes, et le courage d’exister enfin à sa propre mesure.

PROLOGUE :
Il y a des maisons où l’on apprend à se taire bien avant d’apprendre à parler.
Dans certaines familles, le silence n’est pas une absence de mots, c’est une langue maternelle. On l’apprend à force de regards fuyants, de portes qui claquent sans explication, de soupirs retenus et de vérités évitées avec l’élégance d’un funambule sur un fil trop fin pour la vérité. Dans ces foyers-là, on vit les bras le long du corps, comme en apnée. On apprend à ne pas faire de bruit, à ne pas déranger l’équilibre fragile des apparences, à marcher dans les pas des anciens sans jamais oser poser une question sur les traces laissées avant soi.
C’est dans une de ces familles que cette histoire commence. Ou plutôt, que cette histoire continue — car elle ne commence pas vraiment, elle s’hérite.
Le patriarche — car c’est bien ainsi qu’il se voit, malgré les ruines laissées dans son sillage — n’a jamais demandé à avoir des enfants. Il les a eus, comme on a un crédit ou une maladie chronique : en serrant les dents, avec ce mélange d’obligation sociale et de ressentiment poli. Il leur a transmis bien peu d’amour, mais suffisamment de colère pour alimenter une génération entière de thérapeutes.
De l’extérieur, on aurait pu croire à une famille presque ordinaire. Un père, une mère, trois enfants. Les albums photos montrent des sourires, des goûters d’anniversaire, des vacances à la mer. Mais les images mentent. Ou plutôt, elles taisent bien des secrets et des malaises.
Il faut gratter un peu sous la surface, coller l’oreille contre les murs pour entendre ce qui n’a pas été dit. Les conversations avortées, les confidences manquées. Les tentatives, étouffées dans l’œuf, de dire « j’ai mal » ou « j’ai peur » ou « j’ai besoin de toi ». Il faut observer les silences trop longs entre un fils et son père pour comprendre que l’amour n’a jamais circulé librement dans cette maison-là — seulement le devoir, l’ironie et parfois, la brutalité.
Ce père, on l’a entendu rire. On l’a vu gesticuler, s’énerver, insulter parfois, et soudain se refermer comme une huître fatiguée. Il ne frappait pas souvent, non — c’eût été trop simple, trop lisible. Il préférait les coups qui ne laissent pas de trace visible : les sarcasmes, les humiliations devant témoin, les absences prolongées, les promesses qu’il ne tenait pas. C’était un homme de l’ombre, mais pas de la discrétion. Il remplissait l’espace par défaut, par inertie, comme un vieux meuble qu’on n’ose pas déplacer. On lui cédait la place, plus par lassitude que par respect.
Et les enfants ont grandi comme ils ont pu. Chacun selon son propre manuel de survie.
L’aîné, en colère, avec la rage rentrée d’un garçon qui a trop attendu d’être vu, entendu, aimé — et qui s’est construit à coups de sarcasmes et de dénis, comme un bunker émotionnel. Il porte sa douleur comme une armure : lourde, mais protectrice.
Le second fils, plus docile, s’est fait médiateur, funambule entre les tensions. Il croit encore pouvoir réparer ce qui a été cassé avant lui, sans savoir que certaines fêlures sont structurelles. Il dit « ce n’est pas grave » plus souvent qu’il ne dit « j’ai besoin d’aide », persuadé que si personne ne crie, alors tout va bien.
La cadette, exubérante, libérée, un peu trop franche, ayant grandi avec ses deux frères ne lui faisant pas de cadeaux…
La mère, présence spectrale, prisonnière d’un rôle écrit pour elle bien avant sa naissance.
Tous ont quelque chose à dire. Tous ont quelque chose à cacher.
Car dans cette histoire, chacun dissimule une vérité. Une colère tue. Un regret. Un acte manqué. Un petit mensonge devenu grand avec les années. Des mots qu’on aurait dû dire, et qu’on a étouffés. Des gestes qu’on n’a pas osé faire, de peur que tout s’effondre.
Mais le silence, contrairement à ce qu’on croit, ne protège pas. Il gangrène. Il macère. Il enfle jusqu’à devenir un monstre. Et un jour, il réclame son dû.
C’est avec ce jour-là que cette histoire débute.
Un jour comme les autres, en apparence. Une sonnette. Une porte qui ne s’ouvre pas. Un silence plus lourd que les autres. Et soudain, tout vacille. Les cicatrices se rouvrent. Les rancunes remontent à la surface. Les absents prennent toute la place. Les vivants, eux, doivent faire avec.
Le père qui revient comme une mauvaise idée. Comme une lettre perdue qui arrive trop tard. Comme un fantôme mal déguisé en homme. Il revient, parce que les pères ne disparaissent jamais vraiment. Ils restent accrochés, plantés dans la chair de leurs enfants comme des éclats de verre.
Mais ce retour ne sera pas celui d’un héros repenti.
Il ne cherche pas à réparer. Il ne sait même pas qu’il a brisé.
Il vient, peut-être, pour qu’on le regard autrement. Pour qu’on l’écoute enfin. Pour qu’on le pardonne, même sans le dire. Il ne sait pas que parfois, il est trop tard. Et qu’à force de se taire, on a fini par désapprendre à tendre la main.
Ce roman n’est pas une réconciliation. C’est une dissection. Celle d’une famille rongée par les non-dits.
Une famille comme tant d’autres, où l’on s’aime mal, où l’on se détruit avec les meilleures intentions, où l’on survit comme on peut — parfois à coups de sarcasmes, parfois en avalant de travers le silence des autres.
C’est l’histoire d’un père. C’est l’histoire de ceux qui l’ont supporté, haï, aimé malgré eux. C’est l’histoire de tout ce qu’on enterre pour ne pas affronter ce qu’on aurait dû affronter il y a des années.
Il n’y aura pas de héros. Pas de morale. Seulement des êtres humains. Cassés, imparfaits, mais sincères. Des enfants qui tentent de comprendre, des amis qui marchent sur des œufs, des femmes qui attendent qu’on les entende, et un père… qui revient trop tard.
Extrait du premier chapitre :
Gilbert
Gilbert se dirigea d’un pas alerte vers l’immeuble de son fils aîné́. C’était un samedi après-midi, le quartier était on ne peut plus calme, tout le monde semblait être parti dans les centres commerciaux comme c’était souvent le cas, à faire les courses pour le weekend et une activité avec les enfants. L’immeuble était donc plongé dans un silence religieux, ce qui rassura autant que cela inquiéta Gilbert, ne sachant si sa démarche avait vraiment un sens.
Il fit deux aller-retours avant d’oser entrer dans le hall du bâtiment, nerveux comme jamais. C’était la première fois qu’il venait seul chez François. Il ne l’avait plus revu depuis au moins deux ans. Depuis sa dernière hospitalisation après être tombé dans les escaliers…
Tout en rentrant dans l’immeuble, il songea à ce séjour à l’hôpital pour le moins singulier :
Il était dans une étrange léthargie, comme suspendu entre deux mondes, à la suite de cette chute dans un escalier. Ce « coma », dans lequel il s’était enfoncé depuis cinq jours, semblait avoir aspiré toute la notion du temps. Depuis, son corps somnolait dans un inconscient. Et pourtant, ce soir-là, alors que l’infirmier poussait un autre lit dans la chambre cent-cinq, quelque chose changea. Il reprit conscience. Une lueur, ténue mais persistante, se manifesta au fond de lui, alimentée par les voix des deux hommes qui troublaient la quiétude de l’endroit.
Ce fut d’abord un brouhaha indistinct, comme un écho lointain dans un tunnel. Puis, peu à peu, les mots percèrent à travers le voile brumeux de son esprit. L’infirmier, pressé mais patient, tentait de calmer le nouvel arrivant. Celui-ci, malgré sa faiblesse, semblait déterminé à protester contre sa mise en chambre.
— Non, je ne veux pas aller dans cette chambre ! lança le jeune homme, la voix cassée mais ferme, en gesticulant sur son lit roulant.
Gilbert, immobile dans son lit, ressentit une sorte de pincement. Une sensation presque oubliée, comme un frémissement dans un océan de silence. Il se demanda brièvement pourquoi cette voix lui paraissait si étrangement familière.
— Voyons, ne soyez pas ridicule ! rétorqua l’infirmier, qui peinait à contenir la résistance du patient.
— J’ai mes raisons ! insista celui-ci, les poings crispés sur les bords du matelas.
— Dites-moi en une seule, alors, répliqua l’infirmier avec une exaspération croissante, tout en manœuvrant le lit avec habileté.
— Je ne veux pas être ici, c’est tout ! reprit le jeune homme, sa voix mêlant défi et désespoir. Et lui, là…
Il désigna vaguement le lit de Gilbert d’un mouvement de menton. L’infirmier soupira longuement.
— Puisque je vous dis qu’il ne vous verra même pas ! Vous êtes buté, vraiment…
Mais le jeune homme ne voulait rien entendre.
— Je n’en ai rien à cirer ! Tu me redescends tout de suite, connard ! s’emporta-t-il, tentant de se lever malgré l’effort évident que cela lui coûtait.
Gilbert, bien qu’encore engourdi, sentit ses pensées s’agiter. Quelque chose dans l’échange faisait vibrer une corde sensible en lui. Il aurait voulu se redresser, intervenir peut-être, mais son corps restait figé, captif de cet étrange sommeil semi-conscient.
L’infirmier, lui, n’avait pas fini d’en découdre. Lorsqu’il vit son patient vaciller, il le rattrapa d’une main experte et le remit en place avec fermeté. Le jeune homme, pris d’une violente quinte de toux, dut se résigner, le souffle haletant.
— C’est malin, vraiment… le sermonna l’infirmier en lui ajustant les tubes d’oxygène. Vous devriez vous concentrer sur votre respiration au lieu de vous emporter inutilement ! On va vous brancher correctement, et ça ira mieux.
Il finit par pousser le lit jusqu’à sa destination, tout en jetant un regard à Gilbert, toujours immobile dans son silence apparent.
— Voilà, on est arrivés. Maintenant, respirez et reposez-vous, dit-il en branchant les appareils médicaux et en disposant une bouteille d’eau sur la table de nuit du jeune homme.
Il observa Gilbert un instant avant de se tourner vers son autre patient avec un sourire en coin. — Regardez-moi ce gros bébé paisible… Vous pourriez au moins lui dire bonsoir, non ?
Le jeune homme détourna les yeux, serrant les dents, visiblement irrité.
— Bonsoir à papa ! ajouta l’infirmier sur un ton moqueur avant de quitter la pièce.
La porte se referma, laissant les deux hommes seuls dans la pénombre.
*
Gilbert revint dans le présent. Il regarda la boîte aux lettres ainsi que le numéro d’étage de l’appartement et décida de monter à pied. Depuis quelque temps, il sentait des douleurs l’assaillir. Un peu d’exercice ne pouvait que lui faire du bien.
Une fois devant la porte d’entrée de son aîné, il inspira un grand bol d’oxygène, se frotta nerveusement le menton et sonna énergiquement.
Lorsque François vint ouvrir, il était torse nu et tenait dans sa bouche une Chupa Chups qu’il faisait passer d’une joue à l’autre.
— T’as oublié les docu… lança-t-il, en se heurtant au visage de son père alors qu’il croyait que c’était quelqu’un d’autre.
Il resta sans voix et fixa Gilbert durant de longues secondes. Ce fameux séjour à l’hosto avec ce père indigne lui revint……….
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Puisque vous êtes ici, ne manquez pas ce roman de Neil Wood qui semble beaucoup plaire aux lecteurices :
LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Une histoire sensuelle et bouleversante, où l’amour n’a pas de modèle et où les âmes égarées trouvent parfois leur place là où elles s’y attendaient le moins.
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NEVADA – À corps perdus
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Yukon – Will, ce qu’on ne sait pas de toi…

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :

