Bonjour à vous, Comme Didier vous l’a annoncé avec son enthousiasme habituel, c’est à mon tour de prendre la parole. Je n’ai pas l’habitude de m’exprimer sur les RS — je ne traîne pas sur les réseaux et je préfère laisser les livres parler à ma place — mais il paraît qu’il faut, parfois, sortir de sa tanière pour expliquer d’où vient une histoire.
Je vais donc parler de ce dernier roman qui je l’espère, vous séduira de par ses sujets importants et profonds…
Ce roman traite du harcèlement. On parle souvent du harcèlement entre élèves, beaucoup moins du harcèlement d’élèves envers un professeur. C’est un angle que l’on refuse parfois de considérer, parce qu’il bouscule une idée confortable : celle selon laquelle un adolescent, parce qu’il n’est pas majeur, ne pourrait pas faire autant de dégâts qu’un adulte. Pourtant, les faits montrent le contraire. Les adolescents d’aujourd’hui ont un pouvoir social, numérique et psychologique bien réel, et certains savent exactement s’en servir.
Le livre interroge aussi la question de la responsabilité. Il existe une tendance à considérer qu’à quinze ou seize ans, les actes sont moins graves, “parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font”. Ce n’est pas toujours vrai. Certains savent très bien. Certains ciblent. Certains s’organisent. Certains manipulent. Et face à eux, les professeurs ne sont pas protégés.
La question de l’éducation est centrale. L’école n’a pas pour vocation d’apprendre à un élève ce que signifie respecter un individu, savoir se tenir, ou assumer les conséquences de ses actes. Ce rôle revient aux parents. Or, lorsqu’il n’est pas rempli, les profs se retrouvent seuls face à cette réalité. Et dans la majorité des cas, ils échouent, non par manque de volonté, mais par manque de moyens, de cadre et de soutien institutionnel. Ce roman montre ce que produit ce manque d’encadrement : l’impunité. Il traite bien sûr, du « Vivons cachés pour être heureux »… Une bien triste réalité que nous ne pouvons ignorer car dire ou faire comprendre que l’on vit en couple avec une personne de même sexe, dans certains lycées, peut signifier de très lourdes conséquences et de vrais dangers…
J’aborde aussi une question sous un angle rarement traité dans la fiction : celui du deuil pour un partenaire gay. J’ai voulu montrer ce qu’il se passe lorsqu’un homme perd son compagnon et doit traverser cette perte sans bénéficier du même regard social qu’un couple hétérosexuel. Dans de nombreux cas, le deuil est un deuil silencieux : moins reconnu, moins considéré, parfois même moins compassionnel. C’est une réalité dont j’ai eu plusieurs témoignages, dont celui d’un ami. Une souffrance discrète, presque administrative, parce qu’on ne sait pas où la ranger. C’est là que le titre trouve son sens : Souffrance en A mineur. Une souffrance réelle, mais traitée comme mineure. Un amour mineur, considéré différemment d’un autre…
À travers Adrien, le protagoniste, je voulais poser une question simple : que vaut la dignité d’un homme lorsqu’il est forcé de cacher la personne qu’il aime, et lorsqu’à sa mort, il n’a même pas le droit d’en parler ? Ce n’est pas un discours militant. C’est un constat, appuyé sur des situations vécues et observées.
Enfin, le roman met en lumière un mécanisme très commun : celui qui consiste à faire partir celui qui n’a rien fait. Dans la majorité des cas de harcèlement, ce n’est pas l’agresseur qui quitte l’école, voire, le lieu où il habite, mais la personne qui subit. C’est un phénomène que l’on retrouve dans de nombreux domaines : scolaire, professionnel, familial. C’est également un point que je souhaitais documenter à travers la fiction.
Et enfin, j’ai tenu à souligner le peu d’importance que peut avoir un harcèlement, selon que l’on soit un homme ou une femme, un hétéro ou un gay, Adrien étant très clair et conscient des chances qu’il a, d’être pris au sérieux s’il portait plainte, après une agression… J’ai fait des recherches et trouvé de vrais faits, des enquêtes abandonnées parce que les agressés étaient des hommes gays, pas pris au sérieux, et je vous invite d’ailleurs à aller regarder ce reportage démontrant ce que je vous dis ici : Le prédateur de Grindr . Un reportage époustouflant démontrant à quel point certaines affaires sont prises au sérieux, tandis que d’autres le sont bcp moins avec des conséquences incroyables et des vies qu’on aurait pu sauver… Allez visionner ce reportage, ça donne froid dans le dos.
Je ne prétends pas apporter de solution. Mon travail consiste à observer. À nommer. À montrer ce qui se passe. La littérature permet parfois de rendre visible ce que l’on préfère ignorer.
Je remercie celles et ceux qui soutiennent ce genre de récits, non pour l’auteur, mais pour ce qu’ils mettent en discussion : la différence, la nuance, et la complexité.
Merci à mes lecteurs fidèles, et à ceux qui viendront pour la première fois. Et merci à Plumkreole pour ses retours francs et pertinents.
Bonne lecture, et à bientôt.
Neil Wood

Je vous laisse avec les infos d’Écueil Éditions sur ce roman…

Nous sommes très excités de commencer cette nouvelle collection avec Neil Wood. Ce roman bouleversant qui en fera grincer des dents plus d’une et plus d’un risque de vous toucher. Grandes thématiques :
Avec ses grandes thématiques :
Éducation / idéologie / endoctrinement
Harcèlement et violences sociales
Homophobie et masculinités toxiques
Institution scolaire et lâcheté systémique
Deuil amoureux non reconnu
Parentalité gay
Reconstruction après trauma
Réseaux sociaux et cancel culture
Migration sociale (banlieue → monde bourgeois/urbain)
Résilience et survie
Transmission / modèles masculins

Ses tropes :
- Grief in silence — le deuil caché, intime, non reconnu
- Age gap romance (consent & time) — amour tardif, après la majorité, sans ambiguïté morale
- Found family — famille choisie / réparée
- Bad timing romance — sentiment naissant au pire moment
- Slow burn — désir long, intense, différé
- Forbidden (social/institutionnel) — interdit social et institutionnel
- Trauma to healing arc — arc de reconstruction
- Invisible suffering — douleur que personne ne valide
Thèmes émotionnels :
- Amour clandestin
- Honte vs fierté
- Solitude vs famille choisie
- Désir différé
- Fragilité et pudeur
- Culpabilité du survivant
- Secret et révélation
- Légitimité du chagrin
- Regard social vs regard intime
Résumé:
Adrien menait une vie discrète, presque invisible.
Il a suffi d’un simple message publié sur les réseaux sociaux pour que tout bascule. En quelques heures, une rumeur infime est devenue un incendie : commentaires, interprétations, jugements…
Et soudain, la vie d’un professeur réservé s’est retrouvée exposée, déformée, condamnée par des centaines de regards anonymes.
Au milieu de cette machine incontrôlable, un adolescent ose dénoncer cette injustice. Dorian, seize ans, est le seul à voir ce que la rumeur écrase : un homme fragile, marqué par un deuil silencieux, qu’on accuse sans preuve et qu’on isole sans scrupule. Son geste — défendre la vérité — suffit à déclencher une réaction en chaîne qui va bientôt dépasser tout le monde…
Entre lynchage numérique, complaisance institutionnelle et violences bien réelles, Souffrance en A mineur explore les ravages d’une époque où un post peut détruire une vie.
C’est aussi l’histoire d’une reconstruction, loin du bruit, portée par ces rencontres qui résistent encore à la haine. Un roman puissant sur la rumeur, la dignité, et la possibilité d’aimer malgré tout.

Vous allez suivre le chemin douloureux d’un homme pourtant fatigué, mais tenant toujours debout. Peut-être pour son fils, peut-être envers la vie, car Adrien l’aime comme personne… Avec ses fulgurances et ses épreuves, ses bonheurs et ses doutes…

Citation du livre :
« Les enfants ne naissent pas avec la haine : on la leur enseigne, par les mots, par les gestes, par les silences et les modèles qu’on leur offre. La violence est un héritage. Elle se transmet, comme un poison. »
Neil Wood
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PROLOGUE :
Adrien avait toujours pensé que pour vivre heureux, il fallait vivre caché. On lui avait répété ça comme un proverbe, une règle de prudence, une vérité universelle. Alors il avait obéi. Il avait appris à effacer des morceaux de lui, à arrondir ses gestes, à censurer les mots qui dépassent, à sourire juste assez mais jamais trop. À vivre comme une photographie sous-exposée.
Pourtant, quand il repensait à sa vie, il se demandait ce qu’il avait vraiment gagné à se cacher. Le bonheur n’était pas venu. Et le malheur, lui, avait trouvé la clef du silence.
Chaque matin, dans la glace de la salle de bain, il se regardait comme on observe un inconnu fatigué. À vingt-neuf ans, il en portait facilement dix de plus autour des yeux. Léo, six ans et demi, éclaboussait la maison de rires et de questions, mais dès que l’enfant partait à l’école, la lumière retombait d’un coup, laissant Adrien face à ce qu’il fuyait depuis des mois : ses souvenirs.
Il y avait ce visage. Ce sourire trop grand, trop vivant, trop brûlant. Ces bras qui le retenaient quand il voulait partir, ou qui l’abandonnaient quand il avait besoin d’être rattrapé. Cet amour-là, il ne le racontait à personne. Pas même à ses rares amis. Encore moins à ses collègues du lycée, qui l’observaient parfois avec cette curiosité polie, ce besoin de deviner ce qu’il ne disait pas.
Il sentait les suspicions, les questions étouffées, les regards trop insistants dans les réunions pédagogiques.
« — On ne sait jamais vraiment avec lui, non ?
— Il est… secret, disons.
— Il n’a jamais parlé de… quelqu’un. »
Non. Il n’avait jamais parlé de quelqu’un. Parce que parler, c’était ouvrir une porte. Et derrière cette porte, il y avait quelque chose de trop profond, trop fragile, trop brisé pour être exposé.
Alors il continuait sa vie de professeur discret, consciencieux, presque transparent. Un café à la main, des copies sous le bras, un sourire pour les élèves, un mot gentil pour les collègues qui ne voyaient rien — ou qui ne voulaient rien voir.
Certains jours, il arrivait à croire que cette normalité suffisait. Qu’il pouvait avancer comme ça, avec Léo accroché à sa main, comme un ancrage, une raison de tenir debout. Léo, avec ses dessins, ses histoires inventées, sa façon de prononcer les “r” comme s’ils étaient trop grands pour sa bouche. Léo, qui lui disait parfois :
— Papa, pourquoi tu as l’air si triste ?
Le soir, quand la maison dormait, Adrien s’asseyait au piano. Ses doigts retrouvaient instinctivement la même suite de notes, en la mineur. Une tonalité modeste, presque pudique, qu’on associe volontiers à une peine “acceptable”, une douleur sage, présentable, qu’on laisse s’exprimer sans déranger.
Sa souffrance à lui, pourtant, n’avait jamais eu droit à ce genre d’indulgence. Elle était en A mineur. On ne compatit pas de la même manière selon le nom que porte le chagrin, ni selon qui l’on aime.
La mélodie montait doucement, puis retombait comme une vague trop lourde pour atteindre le rivage. Il ne savait plus s’il jouait pour apaiser la douleur ou pour la maintenir vivante, comme une dernière trace de ce qu’il avait aimé trop fort et trop secrètement.
C’est au cœur de cette fragile harmonie que son téléphone vibra. Un seul son, bref, inattendu, presque déplacé dans le silence de la maison.
Adrien tendit la main sans réfléchir, encore porté par les notes. L’écran s’alluma.
Un message de Julien.
“Six mois déjà. Paul me manque tant. Je pense très fort à vous deux, et à toi en particulier, qui surmontes cette perte tragique.”
Adrien resta immobile, le doigt suspendu au-dessus du clavier.
Julien n’imaginait pas une seconde la puissance — ni les conséquences — qu’un message aussi simple pouvait déclencher.
Dans la maison, la dernière note en la mineur vibra encore quelques secondes. Puis plus rien. Un silence coupant, presque annonciateur, s’abattit.
Car parfois, il suffit d’un rien — un mot, une photo, une phrase publiée sans y penser — pour que le silence se fissure. Pour que le passé remonte, brutal, tranchant, sans demander la permission.
Pour que tout ce qu’on a tu… explose au grand jour.
Adrien n’avait aucune idée de ce qui l’attendait. Aucune idée que son secret, celui qu’il avait protégé pendant des années, allait être arraché à la lumière la plus crue. Aucune idée que son nom, son métier, sa vie entière allaient devenir un champ de bataille.
Il n’entendit pas les premières secousses. Il ne vit pas les premières ombres s’abattant déjà sur lui.
À précommander ici :

Puisque vous êtes ici, ne manquez pas ce roman de Neil Wood qui semble beaucoup plaire aux lecteurices :
LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Une histoire sensuelle et bouleversante, où l’amour n’a pas de modèle et où les âmes égarées trouvent parfois leur place là où elles s’y attendaient le moins.
À découvrir ici en version e-book, papier ainsi que gratuit dans la bibliothèque comme la plupart de nos romans…
Découvrez nos romans qui cartonnent depuis leur sortie :
NEVADA – À corps perdus
À découvrir en cliquant sur l’image :

Yukon – Will, ce qu’on ne sait pas de toi…

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :
