Publication de la novella de Tom Huxley « LÂCHE »


Bonjour à toutes et tous,
nous sommes  ravis de vous présenter cette novella de Tom Huxley… Une histoire forte, originale et traitant d’un sujet malheureusement pas assez vu dans les livres ou les films… excepté dans des films relatant une histoire d’une autre époque… Mais ici, ce que nous relate Tom, c’est la vraie vie. Celle d’aujourd’hui. Celle que nous vivons tous et toutes… Peut-être avons-nous côtoyé ou côtoyons-nous un Roger sans le savoir… C’est toujours fascinant de voir à quel point Tom réussit à disséquer les émotions au scalpel pour rendre une copie non pas parfaite, mais humaine et qui nous touche…
Donc n’ayez aucun hésitation pour ce récit… ne soyez pas hésitants/tes parce que c’est une novella, il y a des textes qui n’ont pas besoin de longueur parce qu’ils sont l’essence même d’un tout. Et je pense qu’en cela, Tom a réussit son pari… D’autant qu’il s’est inspiré de deux personnes qu’il a croisé dans sa vie, ce qui peut-être, n’est pas un élément mineur à prendre en compte pour le résultat final de ce roman court…

Laissez-vous séduire par cette histoire qui nous l’espérons, vous fera passer un aussi agréable moment que Tom a passé à l’écrire…

Laissez-vous embarquez dans cette histoire qui arrive bien plus souvent que vous ne le pensez… L’auteur a écrit cette Novella suite à une rencontre faite un jour et dont il est ressorti bouleversé…

RÉSUMÉ :

Toute sa vie, Roger a aimé en secret. À soixante-douze ans, il n’est plus seulement un mari fidèle, un père aimant, un homme de devoir. Il est aussi un homme fatigué de se cacher. Depuis quarante-huit ans, il vit un amour clandestin avec Bastien, l’homme qu’il n’a jamais osé choisir pleinement.
Prisonnier d’un mensonge qu’il croyait protecteur, Roger a tout sacrifié pour préserver sa famille. Mais le poids du silence est devenu insoutenable. Que restera-t-il de lui s’il ne dit pas la vérité ? S’il disparaît sans que ses enfants sachent qui il est vraiment ?
Alors, enfin, il parle.
Entre choc, incompréhension et amour inébranlable, Lâche est une histoire poignante sur le courage tardif, les regrets et la force inaltérable des liens du cœur. Parce qu’il n’est jamais trop tard pour s’aimer librement.

La grande question pour Roger est de savoir si ses enfants ne vont pas lui tourner le dos… Mais ce qui est très intérressant dans ce récit, c’est que Tom Huxley s’est arrêté sur tous les protagonistes et leurs réactions. Et c’est sans le moindre doute, le plus intérressant… Que peut penser un enfant à qui son père n’a jamais osé avouer un tel secret ? Vous allez pouvoir suivre ici les réactions de toute la fratrie et des autres personnages de cette histoire bouleversante…

PROLOGUE :

On croit souvent que l’amour suffit, que l’on peut bâtir une existence stable sur la seule force de la tendresse et de la loyauté. On croit que la sincérité est une vertu, que la vérité libère, qu’elle est un gage de respect et d’honnêteté. Mais ce que l’on oublie, c’est que la vérité est aussi une arme. Une lame à double tranchant qui, au lieu de délivrer, peut détruire tout ce qui a été patiemment construit.

Roger l’a compris très tôt. Il a compris qu’il existait des vérités qui ne servaient à rien d’être dites, des confessions qui faisaient plus de mal que de bien. Alors, il a choisi le silence. Non par lâcheté – du moins, c’est ce qu’il s’est répété des années durant – mais par amour. Par peur de blesser ceux qui lui étaient les plus chers. Il s’est convaincu que son mensonge était un rempart, un rempart protecteur qui empêchait le chaos d’engloutir sa famille.

Mais un mensonge, même bienveillant, finit toujours par s’insinuer dans l’âme de celui qui le porte. Il se greffe au cœur, s’infiltre dans le sang, ronge les pensées comme un cancer invisible.

Roger a vécu ainsi, entre deux vies, en équilibriste maladroit sur une corde raide. D’un côté, la vie qu’il s’était construite, avec Marianne, sa femme, ses enfants qu’il adorait. Une existence bien rangée, irréprochable, faite de rires partagés, de dîners familiaux et de Noël traditionnels. De l’autre, une autre vérité, plus secrète, plus brûlante. Celle qu’il n’osait dire à personne. Celle qui le rendait vivant d’une façon que rien d’autre ne pouvait égaler.

Il n’a jamais cessé d’aimer Marianne. Il n’a jamais cessé d’aimer ses enfants. Mais il a toujours su, au fond, qu’il leur cachait l’essence même de ce qu’il était. Il se regardait dans le miroir et voyait deux hommes. Le père aimant, le mari fidèle en apparence, l’homme fiable sur qui on pouvait compter. Et l’autre, celui qui existait en cachette, dans l’ombre des convenances, celui qui trouvait refuge dans des bras interdits, qui se nourrissait de regards volés et d’instants suspendus.

Pendant des années, il a cru pouvoir mener cette double existence sans en payer le prix. Il s’est persuadé que son silence était la meilleure solution pour tout le monde. Après tout, pourquoi briser une famille heureuse ? Pourquoi risquer de tout perdre pour une vérité qui n’apporterait que du chagrin ?

Mais les années ont passé. Le poids du mensonge s’est alourdi. Chaque anniversaire, chaque fête de famille, chaque regard empli de confiance de ses enfants était une piqûre de rappel. Un rappel que ce qu’ils voyaient en lui n’était qu’une partie de la vérité. Qu’ils aimaient une version tronquée de lui, une façade polie par des décennies de non-dits.

Et puis un matin, il a compris.

Il a compris que le plus grand mensonge n’était pas celui qu’il leur avait raconté, mais celui qu’il se racontait à lui-même. Il a compris que le silence n’était pas un refuge mais une prison. Et qu’un homme ne peut vivre éternellement scindé en deux.

Ce matin-là, il s’est réveillé avec une certitude effrayante : il devait leur dire. Il devait leur dire qui il était vraiment, quitte à les perdre, quitte à les décevoir. Il ne savait pas encore comment ils réagiraient, ni s’il aurait la force d’aller jusqu’au bout. Mais il savait une chose : il ne voulait plus être un lâche.

EXTRAIT :

Réveil

Roger inspira profondément, essayant de chasser l’oppression qui lui enserrait la poitrine. L’image persistante du regard de ses enfants, lourde de mépris, était gravée dans son esprit. La peur viscérale d’être abandonné par ceux qu’il aimait le plus le hantait, rongeant ses nuits comme un poison lent.

Il fixa son reflet dans le miroir fendu au-dessus du lavabo. Ses cernes formaient des arcs d’ombre sous ses yeux caverneux. Sa barbe, qu’il négligeait depuis plusieurs jours, lui donnait un air d’homme perdu dans le temps. Il laissa échapper un ricanement amer.

— Tu ressembles à un vieux clochard déprimé, Roger… murmura-t-il en passant une main tremblante sur son visage.

Il ouvrit le robinet et se passa encore de l’eau sur le visage, espérant ainsi se laver du malaise qui collait à sa peau comme une deuxième couche. Mais l’eau glacée ne fit qu’accentuer le frisson désagréable qui lui remontait l’échine.

— Roger, mon vieux, il serait peut-être temps de te secouer un peu, non ?

Il se redressa, s’appuyant contre le rebord du lavabo, les bras tendus. Une voix familière le fit sursauter :

— À qui tu parles ?

Il pivota brusquement. Marianne, sa femme, se tenait dans l’encadrement de la porte, les bras croisés, l’air à la fois inquiet et agacé. Son regard scrutateur lui transperça la peau.

— Tu recommences à parler tout seul ?

Roger haussa les épaules en détournant les yeux.

— À défaut d’avoir quelqu’un qui m’écoute vraiment…

— Ah, donc maintenant, c’est moi le problème ?

Il soupira, passant une main dans ses cheveux en bataille.

— Marianne, s’il te plaît…

— Non, non, dis-moi ! C’est moi qui t’empêche de dormir ? C’est moi qui fais en sorte que tu te lèves au milieu de la nuit comme un somnambule pour aller te parler à toi-même devant un miroir ?

Roger se massa les tempes.

— C’est pas toi. C’est… c’est moi. C’est toujours moi.

Il s’adossa au mur, glissant lentement jusqu’à s’asseoir sur le carrelage froid. Marianne s’adoucit légèrement. Elle s’agenouilla à côté de lui et posa une main sur son bras.

— Raconte-moi.

Il hésita, fixant un point invisible devant lui. Puis, d’une voix rauque :

— Je fais toujours le même cauchemar. Les enfants… Ils me tournent le dos. Ils me haïssent. Ils me jugent. Ils m’abandonnent…

Il laissa un silence pesant s’installer avant de reprendre, plus doucement :

— Et je me réveille avec cette impression que c’est plus qu’un cauchemar. Que c’est une prédiction.

Marianne resta silencieuse un instant, puis elle soupira.

— Tu sais quoi, Roger ? Tu devrais leur parler. Plutôt que de t’inventer des scénarios catastrophes dans ta tête.

— C’est pas si simple…

— Oh que si, ça l’est ! Ce qui est compliqué, c’est ton foutu orgueil. Les enfants t’aiment. Mais si tu continues à t’enfermer dans ta culpabilité, un jour, ils n’auront plus la patience d’essayer de te comprendre.

Roger ferma les yeux. Il savait qu’elle avait raison. Mais affronter ses enfants, affronter la peur d’avoir échoué en tant que père… c’était une montagne insurmontable.

Marianne se leva et tendit une main vers lui.

— Allez, viens. Laisse-moi au moins te faire un café avant que tu te mettes à hiberner dans la salle de bain.

Roger esquissa un sourire fatigué. Il avait tellement de chance de vivre avec une femme aussi intelligente et tolérente…

Il prit la main tendue et se releva. Peut-être qu’aujourd’hui, il pourrait faire un pas. Un tout petit. Mais un pas, malgré tout.

Le mieux est de lire celles et ceux qui l’ont lu… et comme avant même sa sortie officielle Tom a eu l’honneur de recevoir un magnifique commentaire d’une connaisseuse en la matière… nous sommes obligé de partager… Merci à elle pour ce beau cadeau…

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.

Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret. 

@écueiléditions https://assocecueileditions.com/

N’hésitez pas à vous exprimer…

Photo de Thirdman sur Pexels.com

Publié par Didier Berger auteur

Passionné des mots, Didier Berger a publié plusieurs romans à Paris et en Suisse. Lauréat de concours de nouvelles, il a également publié de nombreux textes et nouvelles dans des revues littéraires, magazines et journaux de France, de Suisse et du Canada. Citoyen du Monde avant tout, grand voyageur, il a parcouru le globe sac à dos à maintes reprises et côtoyé de nombreux peuples et cultures différents, ce qui lui permet d’avoir un esprit d’ouverture fort apprécié. Grand amoureux de la nature, il préfère les grands espaces aux villes.

4 commentaires sur « Publication de la novella de Tom Huxley « LÂCHE » »

    1. C’est nous qui te remercions pour ce superbe montage c’est top… Je me suis permis de le mettre car c’est très parlant… ça va nous inspirer…

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