L’honneur me revient donc d’écrire le premier article de ce blog et j’en suis ravi… Aussi, je vais rester soft et vous parler d’un sujet qui me tient à coeur pour avoir vu un ami carrément laminé par la belle-famille lorsque son conjoint est décédé, comme si leur amour n’avait jamais existé….
Il y a des amours qui font applaudir les familles, d’autres qui font rêver les voisins, qui décorent les albums photos, qui s’affichent fièrement sur les réseaux, qui sont racontés à table sans gêne ni détours. Et puis il y a les autres. Ceux qu’on cache, qu’on tait, qu’on évite. Ceux qui ne trouvent pas leur place dans les récits heureux des repas du dimanche. Ceux qui ne sont pas “pratiques”. Les amours entre deux hommes. Entre deux femmes. Des amours qu’on regarde encore aujourd’hui avec suspicion, gêne, ou pire, dégoût.
Mais pourquoi, au juste ? Est-ce que deux garçons qui s’aiment sont moins amoureux que deux hétéros croisés dans la rue ? Est-ce que deux femmes qui s’embrassent le soir dans leur cuisine sont moins sincères que le couple voisin qui fait les courses ensemble ? À voir certaines réactions, certains discours, certaines lois encore votées de par le monde, on pourrait croire que oui. Qu’un amour homosexuel est une imposture, un caprice, une anomalie sociale qu’il faudrait corriger, contenir, punir. Et pourtant. Il suffit de les voir, vraiment. Ces couples qu’on ne veut pas voir. Il suffit de capter leurs regards, leurs gestes, leur tendresse, leur pudeur. Il suffit d’assister à cette chose rare et précieuse qui ne trompe pas : la beauté d’un amour qui se vit à cœur nu.
Et pourtant, la société reste sourde. Ou du moins sélective dans ce qu’elle veut entendre. On a vu, il n’y a pas si longtemps, ces manifestations houleuses contre le mariage pour tous. Des foules entières dans les rues à crier que deux hommes ne peuvent pas fonder une famille, que deux femmes ne peuvent pas être mères, que l’amour doit rester dans les clous. Des pancartes, des slogans, des insultes. Et au milieu, des adolescents qui regardaient ça, les poings serrés dans leurs poches, le cœur vrillé. Des garçons de seize ans qui se demandaient s’ils avaient le droit d’aimer. Des filles de dix-huit ans qui se demandaient si elles avaient le droit de rêver d’un mariage, d’un enfant, d’un futur simple.
Et parfois, l’oppression ne vient même pas de la rue. Elle est dans la maison. Dans le salon. Dans les mots ordinaires de tous les jours. Dans les silences qui durent. Dans les mères qui détournent le regard quand leur fils leur présente son copain. Dans les pères qui ne posent aucune question, qui changent de sujet, qui rient jaune. L’un d’entre nous s’est retrouvé face à ce genre de scène : une mère qui recevait les copains de son fils sans jamais poser de questions, sans jamais regarder vraiment celui qui partageait pourtant sa vie. Comme s’il n’existait pas. Comme si l’amour qu’ils vivaient n’avait pas sa place dans son monde. Et c’est violent, ce genre de rejet poli. Cette façon de dire “tu peux être ce que tu veux, mais je ne le verrai pas.” C’est une manière très douce de briser un cœur.
Et c’est là que le mal s’installe. Car ce que les autres jugent ou rejettent comme un choix, une fantaisie, est en réalité un noyau de vérité. L’amour entre deux personnes du même sexe est aussi profond, aussi complexe, aussi fragile, aussi éclatant que n’importe quel amour hétéro. Il traverse les mêmes joies, les mêmes disputes, les mêmes complicités. Il construit les mêmes souvenirs, les mêmes projets, les mêmes blessures. Et il mérite les mêmes droits. Le même respect. La même tendresse.
Mais le rejet, lui, laisse des traces. Il n’est pas anodin. Il n’est pas sans conséquences. Il tue. Et c’est là qu’il faut le dire, le redire, le hurler s’il le faut. Les chiffres sont là. Froids, brutaux, mais réels. Selon une enquête du Trevor Project menée entre 2018 et 2022, lorsqu’un État américain adopte une loi anti-trans – comme l’interdiction pour des élèves transgenres d’utiliser les toilettes correspondant à leur genre, ou la difficulté d’obtenir des documents d’identité reflétant leur identité réelle – le taux de tentatives de suicide chez les jeunes trans et non-binaires explose, passant de 7 % à 72 % dans les États concernés (source : TIME, sept. 2024).
On ne parle pas de ressenti. On ne parle pas d’opinion. On parle de vies perdues. De jeunes qui se pendent, qui avalent des cachets, qui s’ouvrent les veines. Parce que le monde leur hurle que leur amour est une anomalie. Parce qu’ils se sentent seuls, invisibles, incompris. Le Trevor Project montre aussi que 40 % des jeunes LGBTQ+ ont sérieusement envisagé le suicide rien que l’an dernier (source : The Trevor Project, National Survey on LGBTQ Youth Mental Health 2023). Et ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont des prénoms. Des regards. Des chambres vides.
Et pourtant, un simple mot peut tout changer. Un “je t’aime comme tu es”. Un “tu peux ramener qui tu veux à la maison”. Un regard qui accueille au lieu de juger. Un parent qui dit “je suis fier de toi” à son fils gay, à sa fille lesbienne, à son enfant trans. L’étude de Caitlin Ryan (Family Acceptance Project) montre que les jeunes LGBTQ+ soutenus par leur famille sont 8 fois moins susceptibles de tenter de se suicider. Ce n’est pas un miracle. C’est juste la preuve que l’amour sauve. Toujours.
Alors pourquoi ça dérange autant ? Pourquoi tant de gens refusent encore d’accepter ces amours-là ? Peut-être que ceux qui hurlent le plus fort sont ceux qui ont le plus à cacher. Peut-être que cette rage, ce rejet, cette haine, cachent une peur. Une envie refoulée. Un amour qu’ils n’ont jamais osé vivre. Et c’est là que la question se retourne : pourquoi ça vous dérange tant ? Pourquoi est-ce si insupportable de voir deux hommes se tenir la main ? Pourquoi tant de crispation à l’idée qu’une femme en aime une autre ? Ce ne sont pas eux qui posent problème. C’est ce que cela réveille chez vous.
Et au fond, c’est là que réside l’essence même de la lutte : dans le droit d’exister. Pleinement. Visiblement. Amoureusement. Dans le droit de s’embrasser sur un banc, de s’engueuler dans une voiture, de s’endormir l’un contre l’autre sur un canapé, sans avoir à se cacher, à s’expliquer, à se justifier. L’amour, qu’il soit homo ou hétéro, n’a pas besoin d’autorisation. Il a juste besoin d’espace. De paix. De lumière.
Alors aimons. Soyons ces voix qui portent. Soyons ces visages qui rassurent. Soyons ces foyers qui accueillent. Et ne laissons jamais personne nous dire que notre amour est “mineur”. Il est en A mineur, peut-être, dans une tonalité douce, tendre, un peu mélancolique parfois, mais il est en A majeur de justesse. Il est vrai. Et il résonne. Comme une musique qu’on n’arrêtera jamais.
Pour passer un bon moment et rejoindre ce sujet brûlant, la sortie de cette novella à découvrir…..
Laissez-vous séduire par cette histoire qui nous l’espérons, vous fera passer un aussi agréable moment que Tom a passé à l’écrire…

Laissez-vous embarquez dans cette histoire qui arrive bien plus souvent que vous ne le pensez… L’auteur a écrit cette Novella suite à une rencontre faite un jour et dont il est ressorti bouleversé…
RÉSUMÉ :
Toute sa vie, Roger a aimé en secret. À soixante-douze ans, il n’est plus seulement un mari fidèle, un père aimant, un homme de devoir. Il est aussi un homme fatigué de se cacher. Depuis quarante-huit ans, il vit un amour clandestin avec Bastien, l’homme qu’il n’a jamais osé choisir pleinement.
Prisonnier d’un mensonge qu’il croyait protecteur, Roger a tout sacrifié pour préserver sa famille. Mais le poids du silence est devenu insoutenable. Que restera-t-il de lui s’il ne dit pas la vérité ? S’il disparaît sans que ses enfants sachent qui il est vraiment ?
Alors, enfin, il parle.
Entre choc, incompréhension et amour inébranlable, Lâche est une histoire poignante sur le courage tardif, les regrets et la force inaltérable des liens du cœur. Parce qu’il n’est jamais trop tard pour s’aimer librement.
La grande question pour Roger est de savoir si ses enfants ne vont pas lui tourner le dos… Mais ce qui est très intérressant dans ce récit, c’est que Tom Huxley s’est arrêté sur tous les protagonistes et leurs réactions. Et c’est sans le moindre doute, le plus intérressant… Que peut penser un enfant à qui son père n’a jamais osé avouer un tel secret ? Vous allez pouvoir suivre ici les réactions de toute la fratrie et des autres personnages de cette histoire bouleversante…
Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
@écueiléditions https://assocecueileditions.com/
N’hésitez pas à vous exprimer…

Merci pour ce premier article et ce vibrant témoignage. Moi-même je ne peux comprendre comment la société peut-etre aussi enfermée dans leur traditions, conventions au 21e siècle. Je pensais qu’on avait évolué depuis les années 90. Et depuis 2 mois, je comprends que les acquis sont loin de l’être. Comment protéger nos jeunes de ce regard et de ces déviances à leur égard 😦
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Alors apparemment je suis le seul qui peut répondre aux coms de ce nouveau site… malgré son statut de quo-administrateur… Mais pas grave… Je trouve aussi qu’il nous souligne quelque chose d’important. UN article intérressant qui annonce de belles pépites pour la suite… Merci Tom….
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