Pourquoi certains livres médiocres cartonnent tandis que des pépites restent invisibles ? Une enquête entre QI déclinant et algorithmes impitoyables

Ah, les ami(e)s il est temps de se poser la question qui fâche. Pourquoi des livres bourrés de clichés, truffés de fautes d’orthographe et à la profondeur intellectuelle d’une bassine d’eau stagnante atteignent des sommets en ventes, alors que des œuvres ciselées, travaillées avec amour et sueur, restent dans les tréfonds des classements Amazon ?

Est-ce que les lecteurs s’en fichent de la qualité ?
Le QI moyen a-t-il chuté aussi vite que la banquise fond ?
Ou bien y a-t-il un secret bien gardé derrière ces succès improbables ?
Accrochez-vous, on va tenter de répondre à cette injustice universelle.Ah, le grand débat : vaut-il mieux se lancer dans l’autoédition et tout gérer soi-même, ou attendre patiemment qu’un éditeur daigne vous publier (potentiellement à titre posthume) ?

Le paradoxe du livre qui cartonne sans être bon

Il faut être honnête : tout le monde a déjà lu (et peut-être adoré) un livre objectivement moyen. Que celui qui n’a jamais été happé par un roman au style douteux mais terriblement addictif me jette la première virgule.
📌 L’exemple du « page-turner »
Un livre peut être mal écrit, truffé d’incohérences, mais avoir ce petit ingrédient magique : il se lit tout seul. Il est fluide, simple, sans prise de tête. Et aujourd’hui, avec nos cerveaux sursollicités par mille distractions, il faut reconnaître une chose : la simplicité, ça fait du bien.
📌 Le pouvoir des habitudes de lecture
Selon une étude menée par The Reading Agency, 80 % des lecteurs choisissent un livre pour se détendre et non pour être stimulés intellectuellement. Autrement dit, le roman complexe, ultra-travaillé, qui demande un peu de réflexion, est boudé par une majorité de lecteurs.
La faute à qui ? Netflix, TikTok, les réseaux sociaux ? Peut-être bien. Aujourd’hui, on veut de l’immédiateté, et un livre trop riche, trop dense, peut être perçu comme « fatigant ».

Mais alors, le QI moyen a-t-il baissé ?

Ah, l’éternelle question : les lecteurices et les gens en général deviennent-ils plus bêtes, moins instruits ? Beaucoup de sondages le prouvent, sans vouloir jeter un pavé dans la marre…
Selon une étude controversée de l’Université de Stavanger (Norvège), la lecture numérique réduit notre capacité à retenir les informations et à comprendre des textes complexes. Autrement dit, plus on lit en mode « scrolling », moins on est capable d’apprécier une prose travaillée. Aïe !!!!! ça fait mal…
D’un autre côté, les statistiques du National Endowment for the Arts montrent que le nombre de lecteurs baisse d’année en année et que les jeunes adultes lisent en moyenne 10 minutes par jour, contre plus d’une heure il y a 50 ans.
Donc oui, la capacité d’attention se réduit, et forcément, cela favorise les livres faciles à digérer plutôt que ceux qui nécessitent un effort.

Le pouvoir de l’algorithme : Un tyran sans pitié

Soyons lucides : un bon livre ne suffit pas à percer. Ce qui fait vendre aujourd’hui, c’est l’algorithme.
📌 Sur Amazon, les recommandations se basent sur :
✅ Le nombre de ventes (logique).
✅ Le nombre de pages lues (pour les abonnements Kindle Unlimited).
✅ La fréquence des achats récents (plus on achète un livre en même temps qu’un autre, plus il est mis en avant).
📌 Sur TikTok et Instagram, c’est la viralité qui prime.
Si une booktubeuse avec 50 000 abonnés dit « OMG ce livre est une pépite » (même s’il est bourré d’incohérences), c’est parti pour des ventes par milliers.
Autrement dit, les livres qui explosent ne sont pas forcément les meilleurs, mais ceux qui ont la meilleure exposition.

Mais alors, la qualité n’est plus importante ? On s’en fout ?

Pas totalement, heureusement !
📌 Il existe encore des lecteurs exigeants, qui aiment la belle écriture et qui cherchent du fond.
📌 Les prix littéraires existent toujours, et récompensent des œuvres denses et bien écrites (même si elles ne vendent pas toujours autant).
📌 Le bouche-à-oreille fonctionne encore, même s’il est plus lent.
Mais soyons réalistes : un bon livre sans visibilité ne se vendra jamais autant qu’un livre moyen boosté par un bon marketing.

Que faire pour ne pas mourir dans l’ombre ?

Si vous êtes un auteur ou une autrice qui bosse ses textes avec amour, ne désespérez pas ! Mais soyez stratégique. ✅ Acceptez que le marketing est crucial. Oui, c’est dur à avaler, mais il faut parler de son livre, le promouvoir, aller chercher son lectorat.
✅ Simplifiez votre style si besoin. Si votre livre est un pavé hyper littéraire, il risque d’effrayer. Trouvez un équilibre entre qualité et accessibilité.
✅ Exploitez les réseaux sociaux intelligemment. Un bon pitch, une bonne couverture, une communauté fidèle, et vous avez vos chances.
✅ Soyez patient(e). Certains chefs-d’œuvre prennent des années avant de trouver leur public.

En conclusion,la qualité ne fait pas le succès… Mais elle a encore de L’espoir !

Le monde du livre n’est pas une démocratie. C’est une jungle où l’algorithme et le marketing dominent. Mais ça ne veut pas dire qu’un livre de qualité ne peut pas réussir. Ça demande juste plus de temps et d’efforts.
Alors oui, c’est frustrant de voir des romans simplistes exploser en ventes pendant que des chefs-d’œuvre végètent. Mais gardez une chose en tête : la vraie satisfaction vient d’écrire quelque chose dont vous êtes fier(e), pas des chiffres de vente.
Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, votre livre sera celui qui fait dire :
« Comment ce truc a-t-il fait pour cartonner autant ?! » 😏📖

Et vous, qu’en pensez-vous ? 🚀📖✨ Comment voyez-vous la chose ? Pensez-vous que le QI a baissé ? Que les gens sont moins exigeants ?

Puisque vous êtes ici, découvrez cette série toujours autant populaire de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.

Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret. 

@écueiléditions https://assocecueileditions.com/

N’hésitez pas à vous exprimer…

Photo de Thirdman sur Pexels.com

Publié par Didier Berger auteur

Passionné des mots, Didier Berger a publié plusieurs romans à Paris et en Suisse. Lauréat de concours de nouvelles, il a également publié de nombreux textes et nouvelles dans des revues littéraires, magazines et journaux de France, de Suisse et du Canada. Citoyen du Monde avant tout, grand voyageur, il a parcouru le globe sac à dos à maintes reprises et côtoyé de nombreux peuples et cultures différents, ce qui lui permet d’avoir un esprit d’ouverture fort apprécié. Grand amoureux de la nature, il préfère les grands espaces aux villes.

7 commentaires sur « Pourquoi certains livres médiocres cartonnent tandis que des pépites restent invisibles ? Une enquête entre QI déclinant et algorithmes impitoyables »

  1. hello,

    entre le livre simple voir simpliste et le pavé littéraire, il y a un juste milieu qui peut être exploité, et puis cela dépends aussi du moment, j’ai des fois besoin d’histoire simple, après un bon pavé superbe, mais fatiguant pour les neurones.

    la ou je rejoint vraiment beaucoup, c’est le marketing et la communication, on oublie souvent que c’est un métier, on ne confie pas ça à un stagiaire ou à une personne qui n’est pas formé à cet emploi, car le.message peut faire vendre si il est bien construit, ou complètement plombé si il est mal rédigé, comme community manager c’est des métiers, mais aujourd’hui pour des raisons économiques et de rentabilité immédiates ce sont des personnes qui n’y connaissent rien qui occupent les postes, on a le résultat les vente ne suivent pas. Les maison d’édition je le vois font le minimum syndical en promo, et ne mette le paquet que sur quelques auteurs, délaissant les autres. Quant aux auto entrepreneur peu savent communiquer, et du coup des pépites restent invisibles.

    je rajouterai un final, toutes la com de tous le monde me ou ae est sur le papier, hors vu la situation économique, les ventes papier sont en larges baissent, on pourrait se rattraper sur le numérique plus accessible aux budgets du moment, mais non on communique encore sur de l’ancienne vision. Nous avons un des chiffres de lecture numériques les plus bas du monde. Il faut changer, écrire est un métier, graphiste est un métier on le lit si souvent, reste maintenant à marteler que marketing et community management en sont aussi, et on ne peut pas confier à n’importe qui !

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    1. Merci à toi Pierre-Emmanuel pour ton commentaire très complet. Tu as entièrement raison sur les maisons d’éditions qui ne font la promo que pour les pointures et bankable auteurs/trices, comme nous l’expliquons dans un autre article que je t’invite à lire dans L’édition à l^ère du rendement…. Le marketing est un métier comme tu le mentionne, et pour ma part, en tant que « éditeur » de notre association mais je préfère créateur, pour chapeauter tout ce petit monde et ces histoires, j’ai dû apprendre au fil des ans ce qu’est le marketing en me formant et j’apprends encore… car le marketing bouge très vite et change bcp d’une période à l’autre et selon les produits… Ce que tu as oublié de mentionner et qui est aussi très important mais j’en parlerai dans un autre article sur le syndrome de l’imposteur, c’est de se mettre en avant… ça aussi c’est un grand vide pour nombre d’auteurs, et je sais de quoi je parle… Pas évident de se mettre en avant et en première ligne… Quand au début de ton commentaire très intérressant, je parle surtout de la qualité d’un livre et me suis basé sur les discussions des groupes et les plaintes qu’on peut y lire… à croire que certaines personnes lisent des livres que pour pouvoir dire qu’ils ont lu quelque chose d’illisible… Merci encore à toi, te lire est toujours un plaisir…

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  2. je rajouterai un final, toutes la com de tous le monde me ou ae est sur le papier, hors vu la situation économique, les ventes papier sont en larges baissent, on pourrait se rattraper sur le numérique plus accessible aux budgets du moment, mais non on communique encore sur de l’ancienne vision. Nous avons un des chiffres de lecture numériques les plus bas du monde. Il faut changer, écrire est un métier, graphiste est un métier on le lit si souvent, reste maintenant à marteler que marketing et community management en sont aussi, et on ne peut pas confier à n’importe qui !

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  3. J’attends avec impatience ton article sur le syndrome de l’imposteur car je sais qu’il concerne beaucoup d’auteurs (dont moi) ! 😉

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  4. Que le taux de lecture baisse depuis 50 ans, n’est pas étonnant au vu de la démocratisation de la TV dans les années 80, l’arrivée du net dans les années 90 et 00 et le smartphone dans les années 10. Que les jeunes lisent moins aussi même s’ils lisent d’autres sources (manga, bd). Cependant, il faut faire attention à ne pas jeter la pierre sur tous les jeunes qui ne lisent plus.
    Pour ma part, j’ai lu dans ma jeunesse des livres profonds qui demandent une réflexion, un instant de pause, une remise en question. Par la suite, je n’ai plus eu envie de ce genre de livres. J’avais besoin de livres pour m’évader où les personnages évoluent rapidement, avec des dialogues ‘ping-pong’, de l’humour. Sans forcément supprimer le petit coté reflexion. Par contre, l’écriture facile, mal orthographiée, mal écrite…, je ne peux pas. Et je me suis aussi interrogée pourquoi ce livre (ou cet auteur) avait percé. Alors je me méfie grandement des éditions venant d’auteurs de Wattpad ou d’autoédition où aucun professionnel ne relit le texte et le corrigne. On part dans le non sens, dans des répétitions, dans des styles corrects pour un language oral mais pas pour un écrit.

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    1. On est bien d’accord… Mais j’ai lu des livres de grandes maisons avec pas mal de fautes également. J’ai l’impression que certains, je ne dis pas tous, auteurs/trices AE ont tellement pâti de la mauvaise réputation d’ouvrages pour le moins discutables, qu’ils font encore mieux que certaines maisons d’éditions… D?ailleurs, il y a maison d’éditions et maison d’éditions… On va y venir dans un prochain article, ayant vécu toutes les expériences imaginables et inimaginables au sein de notre équipe… EN tous les cas, on fait notre possible pour rendre si ce n’est une copie parfaite, de bonne facture, nous y tenons, c’est un respect qui nous tient à cœur. ET pour ce qui est de romans humoristique ou sensuels, je veille au grain et demande à l’équipe de toujours y mettre du fond, sinon, ça ne vaut pas la peine…

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