Interview de Tom Huxley pour la parution du roman « L’Entaille »

Nous sommes ravis de reprendre ce qui fut un beau succès sur notre ancien site. En tous les cas, le lectorat de nos auteurs l’appréciait énormément car mine de rien, alors que j’interroge par visioconférence l’auteur ou que l’un d’eux m’interroge tout en enregistrant pour pouvoir le retranscrire ici, nous lâchons quelques bribes sur nous et notre œuvre que nous n’avions pas prévues… et c’est ça qui rend intérressant cet exercice qui vous en apprend plus sur nous… Bienvenue donc dans ces interviews auteurs que nous nous réjouissons de partager avec vous…

Parole à l’auteur 

Auteur : Tom Huxley

Bonjour, Tom, comme tu l’imagines, nous sommes tous très excités à Écueil Éditions pour la sortie de ta dernière publication « L’Entaille » :
Oui, et moi donc… Merci encore pour ton aide, car j’ai galéré pour arriver à terminer ce roman choc…
C’est un roman très personnel.
Oui, très… puisqu’il s’agit également en dehors de cette fiction, d’un hommage comme je le mets dans la note d’auteur. Ce Valentino m’a retourné et a été quelqu’un d’important dans ma vie sans que je ne le connaisse beaucoup… Mais ce qu’il dégageait était si fort, que j’ai eu l’impression de le connaître dès notre première rencontre. C’était un gars touchant, bouleversant… On sentait tout son vécu, toute sa détresse sans qu’il se plaigne pour autant… C’est un peu comme s’il était de passage, pas vraiment là, pas vraiment visible.
Que peux-tu nous dire de plus sur ce roman bouleversant ?
Il faut laisser la surprise aux lecteurices, même si je ne m’attends pas à un grand engouement, car le sujet est tout de même très tabou… Mais c’était important de l’écrire, ne serait-ce pour lui… Ce qui ne fut pas évident. Bien évidemment, tout le monde aura compris que cela parle de maltraitance d’enfance, et tout ce qui va avec dans son cas… Mais il n’y a rien de très explicite, ce n’est pas le sujet principal du livre… Le sujet est comment fait-on pour vivre avec un corps brimé si tôt ? Peut-on s’en sortir ? Quelles séquelles ? Quels comportements cela engendre ? Quelles psychoses ? Quelles douleurs ? Quelle prise de conscience ?
Quand tu dis que tu ne t’attends pas à un grand engouement, dirais-tu que les gens préfèrent fermer les yeux sur ce sujet tabou ?
Tout à fait. Malheureusement, il y a des sujets plus tabous que d’autres… Des sujets qui fâchent, que l’on veut taire, que les familles (fabrique des plus grands maux il ne faut pas l’oublier) taisent et pire, laissent faire sans même trop éprouver de regrets pour certaines et certains… Au même titre que la violence conjugale, tout ce qui touche à l’inceste est renié par les membres de la famille… Et c’est une double ou triple peine, suivant le contexte…en lisant ce roman, les gens vont vite comprendre ce que cela veut dire, car je crois, en tous les je l’espère, avoir plutôt bien retranscrit ce que ressent Valentino à ce sujet… Ce qui est toujours intéressant dans ce genre d’affaires, c’est le black-out que les victimes font pour se protéger… c’est de voir  quel point notre cerveau est capable de nous faire oublier des sévices…
Parle-nous un peu de toi puisque c’est tout de même une histoire très personnelle !
Je suis quelqu’un de plutôt franc. Peut-être même un peu trop parfois. Lorsque j’ai rencontré Valentino, je me suis demandé ce que c’était que cet ovni, mais surtout j’ai eu peur pour lui… J’ai tout de suite senti qu’il n’était pas à sa place avec cet amant (Willy sans l’histoire). J’avais vécu une brève histoire avec lui peu avant qu’il rencontre Valentino, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était quelqu’un de sombre et de flamboyant en même temps… Dans le livre, tout est vrai sur ce mec. Son métier, sa façon de voir les choses, son passé, son rapport au sexe et à la mort… Je suis quelqu’un qui cerne très vite à qui j’ai à faire, et j’admets que j’étais resté avec lui non pas par fascination, mais par expérience, je voulais creuser, découvrir un peu mieux le personnage, voir jusqu’où il pouvait aller, mieux connaître son passé qu’il gardait secret… Cependant, pour Valentino, c’était une vraie fascination. Je l’ai tout de suite compris et c’est bien ça qui m’inquiéta…
Ça n’en dit pas forcément beaucoup sur toi ?
Au contraire, on peut connaître les gens à travers leurs expériences… Qui je suis n’est pas tant le plus important… Mais ce que je suis grâce ou à cause des autres ou de telles expériences, l’est bien plus… à mon humble avis… Mais si tu veux que j’en dise un peu plus sur moi je peux me donner à cet exercice tout en protégeant bien sûr mon identité… J’ai un Loulou depuis des années maintenant et c’est lui qui parle le mieux de moi… Il dit souvent que je suis impétueux, maladroit et profondément humain… Je ne sais pas ce qu’il entend exactement par-là, mais je sens que c’est très important pour lui… Il est formidable. Je souhaite à tout le monde de tomber sur une moitié comme lui pour faire un bout de chemin ensemble…
Est-ce que tu dirais l’adage : pour vivre heureux, vivons cachés…
Non, pas exactement, même si d’une certaine manière, appliquer cet adage lorsqu’on est gay et pour autant qu’on soit bien dans sa tête n’est pas si faux… Surtout et de plus en plus de nos jours encore. Mais si le bonheur de deux mecs s’aimant peut déranger, celui d’un homme et d’une femme peut aussi déranger… Nous sommes dans un monde où il faut des coups d’éclat pour être quelqu’un, il faut briller par tous les moyens, et le bonheur comme la gentillesse et la bienveillance d’ailleurs, ne font pas vraiment partie des atouts nécessaires pour briller. Avec mon mec, briller sur la place publique ou derrière un smartphone ne nous intéresse pas, mais briller l’un pour l’autre est la seule chose qui compte. Le reste, très franchement… Pourquoi se compliquer la vie à vouloir plaire à des inconnus te flinguant dès que tu as le dos tourné ?
C’est pas faux. Je sens dans tes propos une grande méfiance du genre humain… est-ce que le fait d’être gay aujourd’hui accentue ce sentiment ?
Je pense qu’être gay aujourd’hui comme hier, c’est mener en premier lieu un combat contre soi-même avant d’affronter le monde, ou plutôt, le regard des autres… Je crois que les gens ne réalisent pas ce que certains et certains LGBTQ vivent durant leur adolescence et leur enfance. Ce n’est jamais simple. Même si pour moi ça n’a pas été compliqué de m’accepter, j’ai dû affronter comme tout le monde ces remarques débiles lancées au boulot contre les gays et autres… Si je n’ai jamais été visé, je déteste ce genre de comportements… C’est tellement facile. Regarde ce qui se passe dans beaucoup de pays, et ça devrait alerter et inquiéter bien plus les gens… Les États s’attaquent aux minorités et les gays en particulier sans ambages. Et même dans des pays qu’on croyait prôner la liberté… C’est pour ça que j’apprécie énormément les articles que tu écris pour nous rappeler que le combat n’est pas fini, pour nous, les minorités, mais également pour les femmes, il ne fait que recommencer et recommencer et baisser notre garde peut devenir très dangereux…
Eh ben… je ne m’attendais pas à un tel discours. Mais merci pour cette franchise et ce rappel, beaucoup vont se reconnaître dans tes mots. ?
De rien. Je pense que c’est nécessaire…
Pour en revenir à ton livre, penses-tu que Valentino a eu cette démarche à faire pour exister ?
Non. Et c’est ça qui est terrible… ce mec n’a pas fait cette démarche parce qu’il n’existait pas vraiment à ses yeux. Son corps, son âme, ses belles valeurs, ses envies… tout était sous cloche. C’est pour ça que la scène du miroir lorsqu’Alexandre le tire devant pour lui montrer comme il est beau est très importante dans le livre… Cela démontre non seulement qu’il n’aime pas ce qu’il voit alors qu’il est un magnifique garçon méditerranéen, mais en plus, qu’il méprise tout ce qu’il représente… à cause de son passé bien sûr. Et c’est là à mon avis, mais c’est le mien, que le livre est très intéressant, il met le doigt sur cette reconstruction ou cette destruction qu’un jeune homme ou qu’une jeune femme, peut subir suite à une enfance comme celle de Valentino… Je pense que ces êtres sont à la fois des anges qui passent dans l’existence comme des étoiles filantes, et des amas de chair vive sans cesse ravivés par les affres de la vie…
C’est violent ce que tu dis là ?
Mais tout le monde sera d’accord avec moi, pour dire que la vie n’est pas tendre pour beaucoup.
Très juste. Mais pour Valentino, c’est tout de même assez extrême sans vouloir effrayer qui que ce soit ?
On serait étonné de voir le nombre de destins brisés. C’en est même terrifiant. On se débat tous dans nos vies, mais certaines et certains plus que d’autres.
Dirais-tu que la famille peut être un environnement toxique ?
Non seulement elle peut l’être, mais de manière générale je pense qu’elle représente le milieu où se passe e plus de choses malsaines… Je parle de comportements violents comme de phrases assassines. La famille peut être le cirque de numéros pour le moins peu joyeux et le pire dans tout ça, c’est que tout est caché. Rien ne doit transparaître à la surface et surtout pas aux autres membres de la famille. Tout est cadenassé et verrouillé comme nulle part ailleurs, sauf peut-être dans les milieux religieux (regarde le scandale de Bétharram) il n’y a pas plus toxique (lorsqu’il se passe quelque chose) qu’une famille, mais tu le sais bien…
En effet. Cela peut être une double peine lorsque tu vis des choses pas jojo et lorsque tu veux en parler qu’on te dit que tu mens ou dis n’importe quoi… Valentino vit exactement ce scénario ?
Oui, même s’il n’en mesure pas les conséquences. Lorsqu’on est gamin et que l’on tombe dans un tel milieu, cela devient notre « normalité » … On ne se dit pas forcément que c’est autrement ailleurs, même si on le devine au fond de nous. Et là est le terrible engrenage du plus grand mensonge que l’on ne vivra jamais, puisqu’on alimente par notre silence le mensonge que tout le monde préfère plutôt que la vérité… même si elle est insoutenable…
Que dirais-tu de Valentino ?
Je crois que j’ai déjà beaucoup dit sur lui… Mais je dirais surtout que c’est un être de lumière. Pour les lecteurices qui hésiteraient et il y en aura, il ne faut pas avoir peur de ce parcours de vie. Il faut au contraire l’honorer en le découvrant. Les gens ont trop peur d’affronter ce genre de destin parce qu’ils revivent des choses du leur. Si j’ai écrit ce livre, c’est aussi pour permettre aux gens d’affronter un tel destin. Le problème aujourd’hui comme avant, c’est que la plupart des gens ne sont pas prêts à affronter les choses. Ce n’est pas un jugement, juste un constat… Mais par ce silence, cet évitement, ils ne font que renforcer ce que j’expliquais juste avant, ce secret familial qui engendre de vrais drames… Je comprends bien sûr, mais pour ma part…
C’est ce que j’allais te demander sans doute…
Pour ma part, et par mon vécu, j’ai toujours affronté les choses de face… C’est ce que devraient également apprendre de nombreux gays à travers leur parcours… Car, et à l’inverse du personnage de « Lâche » qui accepte à passé 70 ans son homosexualité », nous devons affronter beaucoup de choses dans notre parcours. Et très jeune déjà… ce qui n’est pas le cas de tout le monde… 
Mais il faut du courage pour ça. Des prédispositions, non ?
Peut-être… Je pense effectivement que nous ne sommes pas tous égaux sur bien des plans… nous pouvons être dans une fratrie et vivre la même chose, subir les mêmes choses, mais nous aurons toutes et tous une manière bien personnelle pour tenter de nous en sortir et d’assumer cela. Il y a de forts caractères dès l’enfance, et des gamins faibles sans vouloir être péjoratif lorsque je dis ça. Mais c’est un fait. Des jeunes sont bien plus fragiles que d’autres, sans qu’on sache vraiment pourquoi. Certains affrontent la vie, une arme à la main et l’esprit bagarreur. D’autres, comme Valentino, se voient être des victimes désignées, malheureusement pour elles…
Quels sont tes projets, je crois qu’on peut en annoncer quelques-uns ?
Je ne vais pas trop divulguer de projets, mais il v y avoir du léger, de l’humour, beaucoup d’humour, et du corsé… Je me réjouis de présenter tout ça, je mets quelques infos ici et là sur quelques projets…
Tu m’as expliqué que tu faisais un peu la même méthode que moi pour écrire… Avoir deux projets en même temps, l’un sérieux ou profond et l’autre plus léger…
Oui, j’ai rigolé quand tu m’as dit que tu faisais pareil… En effet, lorsque j’ai écrit L’Entaille, j’ai écrit en parallèle un ovni complètement hors norme et très drôle… enfin, je l’espère. Très sexe aussi… Et de la science-fiction… ça me permet comme ça d’alléger la profondeur du texte sérieux, tout en mettant du sérieux au texte humoristique. Ça fait une sorte de balance et ça marche… Je le conseille à tous/tes les auteurices, c’est vraiment efficace.
Je confirme… Es-tu toujours content de notre collaboration ?
C’est vraiment génial… Si les gens imaginaient un seul instant c que ça peut apporter, on aurait beaucoup plus de demandes même s’il y en a déjà beaucoup… On ne fait pas que s’aider, on débloque, on raisonne, on sermonne, on tâtonne… pour faire quelques rimes…
Une collaboration avec l’un de nous ou quelqu’un d’autre ?
Je ne sais pas encore… mais j’ai pu discuter avec notre petit nouveau et une histoire de vampires avec lui me tente énormément, d’autant qu’il est très sympa…
Et talentueux.
Oui, j’ai aimé ses livres Fantasy, ce n’est pas que des histoires du genre, entre loups-garous, vampires, elfes et sorciers… c’est une vraie analyse de notre société et de nos maux transposés, mais pas tant que ça, car ça se passe à notre époque…
Que dirais-tu aux gens qui hésitent de lire L’Entaille ?
Qu’il ne faut pas avoir peur. Qu’il faut regarder en face ce sujet et que malgré la profondeur du livre, il y a comme le mentionne une lectrice, beaucoup d’espoir… Un livre c’est fait aussi pour chambouler, pour retourner, pour faire réagir et réfléchir… C’est ce que je propose avec ce roman et c’est d’ailleurs ce que nous proposons tous à Écueil Éditions…
Les gens peuvent-ils toujours t’écrire ?
Bien sûr, sur mon site… Et j’en profite pour dire ici que je n’y suis plus beaucoup par ta faute, car tu m’obliges à écrire des articles intéressants pour le site de notre assoc.
Pauvre chéri…
Parfaitement… c’est de  la maltraitance vous en êtes toutes et tous témoins… Mais plus sérieusement, je suis ravi de faire partie intégrante de ce projet… Nous avons une audience incroyable en à peine trois mois… C’est ahurissant…

RÉSUMÉ :

Valentino n’a jamais appris à se voir autrement que dans le reflet brisé de son enfance. Dans un coin reculé des Pouilles, il a grandi à l’ombre de violences tues, apprenant à se faire petit, à disparaître, jusqu’à devenir invisible. Captif d’une maison où chaque grincement de lit portait l’écho d’un supplice, il subissait en silence les assauts de ceux qui auraient dû l’aimer, laissant en lui une entaille profonde.
Quand il quitte enfin cet enfer oppressant, il n’emporte avec lui qu’un fardeau de blessures jamais refermées. Partout où il va, son existence devient un enchaînement de renoncements. Il se donne tout entier, persuadé qu’il n’a d’autre valeur que celle que son corps peut offrir aux autres, convaincu que le bonheur lui est interdit, à jamais hors d’atteinte.
Entre l’abîme du vide et l’espoir fragile d’une transformation, Valentino explore les ombres d’un passé qui ne cesse de le hanter et s’accroche à une quête lumineuse : renaître, comme ces papillons qu’il rêve de rejoindre un jour.
Dans ce récit profondément émouvant, la douleur et la beauté s’entrelacent, rappelant que même les vies les plus sombres peuvent abriter un élan de liberté, prêt à prendre son envol.

Une histoire sensuelle et bouleversante, à fleur de peau qui risque fort de vous émouvoir…

PROLOGUE :

La chaleur écrasante de juillet s’abat sur la terre, rendant l’air épais, presque palpable. Le soleil, impitoyable, transforme le ciel en une mer blanche aveuglante, et les cigales, incessantes, semblent vouloir percer ce silence rural, étouffant. Valentino se tient là, au bord du chemin de fer, une valise cabossée à la main, son cœur battant contre sa poitrine comme un tambour de guerre.
Il n’a que dix-sept ans, mais ses yeux sombres, marqués par des cernes naissants, en disent bien plus. Ces yeux ne sont pas ceux d’un garçon, mais d’un survivant, de quelqu’un qui a déjà trop vu, trop ressenti. Pourtant, aujourd’hui, une lueur inhabituelle y brille. De l’espoir.
Devant lui, la voie ferrée s’étend en une ligne infinie, droite et impassible, comme une promesse. Elle semble murmurer : “Viens, quitte tout, tout ce que tu connais. Suis-moi.” Il n’a pas réfléchi longtemps avant de répondre à cet appel. Rester n’était plus une option. Il a pris ce qu’il pouvait, tout ce qu’il avait, et il est parti.
Le bruit lointain d’un train résonne dans l’air brûlant, et Valentino relève la tête. Son souffle s’accélère. Il n’a jamais pris le train seul, encore moins pour aller si loin. Il ne sait pas ce qui l’attend, seulement que ce sera différent. Ce doit être différent.
Son esprit vacille entre appréhension et exaltation. Il sent encore la morsure des regards qu’il a laissés derrière lui. Mais ces souvenirs, il veut les enterrer. Là où il va, personne ne le connaît. Il pourra recommencer. Devenir quelqu’un d’autre. Ou peut-être enfin devenir lui-même.
Le grondement du train se fait plus proche, et une bourrasque soulève un nuage de poussière autour de lui. Valentino resserre sa prise sur la poignée de sa valise, la sueur perlant sur son front. Il pense à tout ce qu’il laisse derrière lui : une maison où il n’a jamais été à sa place, des visages qu’il ne veut plus jamais voir. Et pourtant, il pense aussi à ce qu’il emporte avec lui. Des souvenirs, des blessures invisibles, une colère sourde qui refuse de s’éteindre.
Mais il ne pleure pas. Il ne pleure plus depuis longtemps. À quoi bon ? Il est en marche. C’est tout ce qui compte.
Le train entre en gare avec un hurlement métallique, et son cœur se serre. Les portes s’ouvrent dans un souffle, une invitation irrévocable. Valentino monte à bord sans se retourner, ses jambes un peu flageolantes. Une fois installé, il pose sa valise à ses pieds et fixe le paysage qui commence à défiler à mesure que le convoi s’ébranle.
C’est le début.
Là-bas, quelque part, il y a peut-être une autre vie. Une autre version de lui, plus forte, plus libre. Peut-être des gens qui le regarderont différemment, ou qui ne le regarderont pas du tout. C’est un espoir fragile, mais il s’y accroche de toutes ses forces.
Le train avance, emportant avec lui ce garçon au cœur plein de rêves et de blessures. Derrière lui, la terre rougeâtre des Pouilles s’éloigne, avec son poids, ses douleurs, et ses chaînes invisibles. Devant, une promesse. Un ailleurs. Un futur. Et dans cet instant suspendu, entre ce qu’il fuit et ce qu’il cherche, Valentino se dit que, pour la première fois depuis longtemps, il respire.

À découvrir ici en toutes les versions :

Puisque vous êtes ici, ne manquez pas ce roman de Neil Wood qui semble beaucoup plaire aux lecteurices :

LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé : 

RÉSUMÉ :

Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?

Une histoire sensuelle et bouleversante, où l’amour n’a pas de modèle et où les âmes égarées trouvent parfois leur place là où elles s’y attendaient le moins.

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NEVADA – À corps perdus

À découvrir en cliquant sur l’image :

Yukon – Will, ce qu’on ne sait pas de toi…

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.

Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret. 

S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux…      Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement  dans la bibliothèque amazon :  

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Publié par Didier Berger auteur

Passionné des mots, Didier Berger a publié plusieurs romans à Paris et en Suisse. Lauréat de concours de nouvelles, il a également publié de nombreux textes et nouvelles dans des revues littéraires, magazines et journaux de France, de Suisse et du Canada. Citoyen du Monde avant tout, grand voyageur, il a parcouru le globe sac à dos à maintes reprises et côtoyé de nombreux peuples et cultures différents, ce qui lui permet d’avoir un esprit d’ouverture fort apprécié. Grand amoureux de la nature, il préfère les grands espaces aux villes.

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