Bonjour à toutes et à tous,
Chaque auteur dispose désormais de sa propre page, un espace qui leur appartient entièrement. Ils y partageront ce qu’ils souhaitent : des nouvelles, des impressions, des critiques, des coups de cœur ou des coups de gueule… Et parfois, comme c’est le cas ici avec le « devoir d’été » que je leur ai proposé, ils vous feront découvrir leurs personnages sous un jour différent. L’occasion de vous présenter nos romans sous un angle original, que nous avions déjà expérimenté aux débuts de notre blog. Pour votre plaisir, voici de retour de l’interview des personnages.
C’est à travers la voix de leurs héros que vous découvrirez une autre facette de leurs histoires. Comment les événements sont-ils vécus par ceux qui les traversent ? Quels secrets ou détails inédits se cachent derrière les lignes du roman ?
Ces entretiens offrent bien plus qu’un simple complément : ils donnent l’impression de lire une petite histoire dans l’histoire, une parenthèse qui prolonge le plaisir de lecture. C’est une belle manière de retrouver un livre que vous avez aimé, ou d’en explorer un nouveau sous un jour inattendu.
Un exercice d’écriture unique, où l’auteur prête sa plume à ses propres personnages, pour mieux vous entraîner dans son univers.

Place à 🎤 l’interview de Owen :
Écueil Éditions : Owen, merci d’accepter de te livrer ainsi. La première question est simple : qui es-tu aujourd’hui, et qui étais-tu hier ?
Owen : Hier, j’étais un homme en morceaux. Un écrivain qui se cachait derrière ses phrases parce qu’il n’avait plus de peau assez solide pour affronter le monde. J’étais vidé par une rupture, par des années à courir après l’inspiration, après une reconnaissance qui n’avait plus de goût. J’étais prisonnier de New York, de ses rues bruyantes, de ses souvenirs douloureux. Aujourd’hui… je suis encore cabossé, mais je ne suis plus seul. J’ai River, et avec lui j’ai retrouvé une respiration que j’avais oubliée.
Écueil Éditions : Tu parles de New York comme d’une prison. Qu’est-ce qui t’a fait partir, et surtout, pourquoi Solace Beach ?
Owen : New York, c’est une ville qui dévore. Elle donne des ailes et elle coupe les jambes en même temps. J’y avais aimé, j’y avais souffert, et à un moment j’ai compris que si je restais, je me condamnais à me répéter. Je ne trouvais plus de mots. Plus d’images. Plus de souffle. J’avais besoin d’un silence plus grand que le bruit que je portais en moi.
Pourquoi Solace Beach ? Parce qu’un soir, je suis tombé sur une annonce. Une photo d’un vieux cottage au bord de l’eau, un phare dressé comme une promesse. J’ai cliqué. J’ai réservé. Trois mois. Et sans le savoir, j’ai cliqué sur un morceau de mon destin.
Écueil Éditions : Et c’est là que tu as rencontré River. Comment tu décrirais ce premier contact ?
Owen : Brutal. Magnifique. Inattendu. Tu sais, on croit toujours qu’on choisit quand l’amour entre dans nos vies. Mais c’est faux. L’amour te choisit. River m’a choisi avant même que je le comprenne. Son corps, son regard, sa manière d’être dans le monde… J’ai senti une force chez lui. Quelque chose d’ancré, de sauvage, et en même temps de blessé. Comme un roc fissuré par les vagues, mais qui tient debout malgré tout.
Je crois que je suis tombé amoureux dès la première seconde. Même si je n’ai pas voulu l’admettre.
Écueil Éditions : Tu as déjà parlé de cette intensité charnelle, de ce désir qui t’a bouleversé. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
Owen : Avant River, je croyais connaître le désir. Mais ce que j’avais vécu, c’était de l’habitude, du confort, parfois de la distraction. Avec lui, tout était différent. C’était brûlant, urgent, mais aussi tendre et joueur. Chaque fois qu’on s’est touchés, j’avais l’impression d’apprendre un nouveau langage.
Ce que j’aime le plus, ce n’est pas seulement le plaisir. C’est ce moment où il lâche prise. Ce moment où je vois son visage se détendre, son souffle s’accélérer, et qu’il n’est plus qu’abandon et confiance. Là, je me dis : voilà. C’est ça aimer. C’est ça exister.
Écueil Éditions : En même temps, tu as toujours su que ce n’était pas qu’un été. Que vos corps racontaient quelque chose de plus grand.
Owen : Oui. J’ai senti très vite que ce n’était pas passager. Mais c’est effrayant, tu sais. Quand tu tombes sur quelqu’un qui t’ouvre des portes que tu croyais murées, tu paniques. Tu te demandes si ça va durer, si tu en es digne, si tu ne vas pas tout gâcher. J’ai toujours eu peur de trop aimer. Avec lui, je n’ai plus le choix.
Écueil Éditions : Parlons des blessures. Tu en as portées, mais River aussi. À quel moment tu as compris que vous étiez deux survivants, chacun à votre manière ?
Owen : Quand il m’a parlé de son père. Et de son frère. Là, j’ai compris. J’ai compris que la honte, la violence, les jugements, tout ça, ça l’avait marqué au fer rouge. Mais j’ai aussi compris qu’il avait une force énorme : celle de ne pas avoir renoncé. Moi, je me noyais dans mes regrets. Lui, il avançait malgré tout.
Et puis… il y a eu l’agression. Quand j’ai failli y perdre la vie. C’est là que j’ai mesuré à quel point on se battait tous les deux contre des fantômes, contre des forces plus grandes que nous. Mais à deux, on était plus forts.
Écueil Éditions : Justement, la religion. Ton livre publié après ton séjour à Solace Beach et toute cette expérience avec River, en parle. Comment tu vois aujourd’hui cette influence sur vos vies ?
Owen : La religion, quand elle devient une arme, détruit. Elle fait croire qu’elle sauve, alors qu’elle enfonce. Elle a volé Elias à River pendant des années. Elle a failli le briser. Elle a armé le bras de ceux qui m’ont frappé. Moi, je ne peux pas pardonner ça. Pas encore.
Mais tu sais quoi ? Malgré tout, on a survécu. Et rien que ça, c’est une forme de victoire.
Écueil Éditions : Parlons de ton écriture. Comment cette histoire a-t-elle influencé ton travail d’écrivain ?
Owen : C’est simple : sans River, je n’aurais rien écrit. Ou plutôt, j’aurais continué à aligner des phrases mortes. Avec lui, j’ai retrouvé le feu. J’ai écrit la nuit du phare. J’ai écrit nos silences, nos rires, nos corps. J’ai écrit mes peurs et mes espoirs. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai senti que chaque mot respirait.
Mon éditeur dit que c’est mon meilleur livre. Moi, je dis que c’est le nôtre.
Écueil Éditions : Tu n’as pas peur de t’exposer en écrivant un roman si proche de ta vie ?
Owen : Si. Terriblement. Mais je préfère être nu et vrai que protégé et vide. Et puis, je sais que quelque part, ce livre pourra toucher ceux qui se reconnaissent dans nos blessures. Si une seule personne lit ce livre et se dit “je ne suis pas seul”, alors ça vaut tout l’or du monde.
Écueil Éditions : Revenons à River. Qu’est-ce qu’il t’apporte que tu n’avais jamais trouvé avant ?
Owen : Tout. La simplicité. La sincérité. Le rire. La sensualité brute. L’impression que je peux être moi, sans masque, sans rôle. River ne veut pas de mon image, de mes titres, de mes succès. Il me veut moi. Et ça, c’est vertigineux.
Écueil Éditions : Et si je te demande d’imaginer l’avenir ? Toi, River, son frère Elias, vos vies… qu’est-ce que tu vois ?
Owen : Je vois de l’incertitude, certes. Rien n’est jamais gagné. Mais je vois aussi une promesse : celle de ne plus jamais reculer. Avec River, je veux construire. Je veux écrire. Je veux aimer. Pour Elias, j’espère qu’il trouvera le pardon de son frère et la paix qu’il mérite.
Et pour moi… j’espère simplement continuer à être traversé par cette lumière. Parce que, crois-moi, après l’ombre, la lumière a un goût que tu n’oublies pas.
Écueil Éditions : Une dernière chose. Si tu devais résumer ton histoire en une seule phrase, qu’est-ce que tu dirais ?
Owen : Je dirais : “On nous avait promis la honte, on a choisi l’amour.”
Écueil Éditions : Owen, je voudrais revenir à River. Tu as dit que le désir avec lui avait changé ton rapport à ton corps. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
Owen : Oui… Tu sais, avant lui, j’étais assez détaché de mon corps. J’y voyais un outil, une enveloppe. J’étais plus cérébral, plus dans l’écriture, dans la tête que dans la chair. Avec River, j’ai appris que mon corps pouvait parler. Que le sien pouvait me répondre. Que chaque frisson, chaque souffle, chaque tremblement avait sa propre langue.
Quand il me regarde, j’ai l’impression d’être plus que moi-même. Comme si je devenais plus vivant, plus vrai. Il n’y a rien de calculé. Rien de forcé. C’est brut. Et ça m’a libéré.
Écueil Éditions : Tu dirais que vous êtes complémentaires, lui et toi ?
Owen : Complémentaires, oui. Mais pas dans le sens cliché où l’un serait fort et l’autre fragile. On est tous les deux forts, et tous les deux fragiles. La différence, c’est que nos failles s’emboîtent. Là où je doute, il avance. Là où il tremble, je le retiens. Et parfois, c’est l’inverse.
C’est comme deux vagues qui se rencontrent : ça peut faire un grand fracas, mais ça crée aussi une beauté qu’aucune vague seule n’aurait pu produire.
Écueil Éditions : Tu parles souvent de ses regards. Est-ce qu’il y a un moment précis qui t’a marqué ?
Owen : Oui. Une nuit au phare. On venait de faire l’amour, et il m’a fixé longtemps sans rien dire. Son visage était illuminé par la lueur de la lune, et il avait ce sourire presque enfantin. Dans son regard, je n’ai pas vu du désir. J’ai vu de la paix. Comme si, pour la première fois, il se permettait de se sentir bien, entier.
Ce regard, je crois qu’il m’a plus bouleversé que toutes nos étreintes. Parce qu’il disait sans mot : “Je suis à toi, je n’ai plus peur.”
Écueil Éditions : Parlons justement de la peur. La tienne. Celle que tu as encore.
Owen : J’ai peur de le perdre. C’est ma plus grande peur. Pas parce que je doute de lui, mais parce que la vie est cruelle. Elle t’arrache les êtres que tu aimes sans prévenir. Elle te rappelle que rien n’est jamais acquis.
Chaque fois que je pars de Solace Beach, j’ai ce pincement. Chaque fois qu’il est à New York, je me surprends à surveiller ses pas, à craindre les regards autour. Je suis écrivain, donc mon imagination invente mille scénarios catastrophes. Mais je crois que c’est le prix à payer quand tu aimes autant.
Écueil Éditions : Et lui, de quoi a-t-il peur selon toi ?
Owen : De ressembler à son père. Même s’il ne le dit pas toujours, je le vois. Cette peur de reproduire la dureté, l’injustice, la violence. Il a grandi dans une maison où aimer était un crime. Alors aujourd’hui, chaque fois qu’il se laisse aller, qu’il rit, qu’il m’embrasse, je sens que c’est une victoire sur ce passé.
Mais je sais aussi qu’il se demande parfois si je vais rester. Si je vais supporter ses cicatrices, ses colères, ses silences. Ce qu’il n’a pas encore compris, c’est que ce sont précisément ces cicatrices qui m’ont fait l’aimer encore plus.
Écueil Éditions : Tu as mentionné Elias. Comment tu as vécu cette rencontre avec lui ?
Owen : C’était bouleversant. J’ai vu en lui un miroir de River, mais brisé. C’était comme rencontrer une version parallèle de l’homme que j’aime, mais cabossée différemment.
Quand il a parlé des thérapies de conversion, de ce qu’il avait subi… j’ai senti une colère noire monter en moi. Comment peut-on faire croire à des gamins qu’ils doivent être réparés ? Comment peut-on les torturer au nom de l’amour divin ?
Et en même temps, j’ai vu un homme qui voulait encore se relever. Qui voulait retrouver son frère. Qui voulait aimer, simplement. J’ai eu de la peine pour lui, mais aussi de l’admiration.
Écueil Éditions : Tu n’avais pas peur de trahir River en allant voir Elias ?
Owen : Si. Je savais qu’il pouvait me le reprocher. Mais j’ai senti que c’était nécessaire. Parce que parfois, on a besoin d’un tiers pour rétablir un pont. Et si je pouvais être ce tiers-là, alors je devais l’être.
Et puis… je crois que je comprends les silences de River mieux que ses mots. Même quand il me disait ne pas vouloir en parler, je sentais que derrière, il y avait une attente. Une blessure ouverte. Je voulais l’aider à la panser.
Écueil Éditions : Tu crois au pardon ?
Owen : Je crois à la possibilité du pardon. Mais je crois aussi que ce n’est pas une obligation. On n’est pas tenus de pardonner pour guérir. On peut avancer sans. Mais parfois, pardonner, c’est se libérer soi-même.
Je souhaite que River pardonne Elias. Pas pour Elias seulement, mais pour lui. Pour que cette plaie arrête de suppurer. Mais ça viendra en son temps. Et peut-être que ça ne viendra jamais. Et ce sera son droit.
Écueil Éditions : Revenons à ton métier d’écrivain. Tu dis que ton livre est aussi celui de River. Tu n’as pas peur qu’il se sente mis à nu ?
Owen : Si, bien sûr. Mais je lui ai tout montré. Chaque page. Chaque mot. Il a eu le droit de dire non. Et parfois, il l’a dit. J’ai réécrit. J’ai enlevé. C’est notre histoire, pas seulement la mienne.
Et puis, tu sais, River est plus pudique que moi, mais il est aussi plus courageux. Il m’a dit un jour : “Si ça peut aider un seul gamin à ne pas se sentir seul, alors vas-y. Raconte.” Ça, c’est River. Ce n’est pas pour lui qu’il pense, c’est pour les autres.
Écueil Éditions : Qu’est-ce que ça te fait de savoir que ce roman va être lu par des milliers de personnes ?
Owen : Ça m’effraie. Et ça m’excite. Mais surtout, ça me rend humble. Parce que je sais que les lecteurs ne liront pas seulement mon histoire. Ils liront la leur à travers nous. Et ça, c’est magique.
Écueil Éditions : Une question plus intime : qu’est-ce que tu aimes le plus chez River ?
Owen : Tout. Mais si je dois choisir… ses silences. Parce qu’ils disent plus que ses mots. Quand il se tait, il ne cache pas. Il révèle. Dans son silence, il y a l’océan, les blessures, l’attente, et l’amour.
Et puis, ses mains. Grandes, solides, calleuses. Des mains qui ont travaillé, qui ont souffert. Quand elles me touchent, elles me rappellent que je suis vivant.
Écueil Éditions : Tu te vois vieillir avec lui ?
Owen : Oui. Et ça me fait un peu peur. Pas parce que je ne le veux pas, mais parce que je le veux trop. L’idée de vieillir à ses côtés, de voir ses cheveux blanchir, ses rides se creuser, ça me serre le cœur de joie et de crainte à la fois. Parce que je me dis : et si on nous en empêchait ? Et si le destin décidait autrement ?
Mais au fond, je crois que même si ça ne durait qu’un an, qu’un mois, qu’une semaine, ça vaudrait déjà la peine. Parce que ce qu’on vit, aucun temps ne peut l’effacer.
Écueil Éditions : Une dernière question, Owen. Si tu avais River devant toi, là, et que tu devais lui dire une seule phrase pour résumer ton amour, ce serait quoi ?
Owen : “Tu es ma maison, River. Pas un lieu, pas un phare, pas une plage. Juste toi.”
Découvrez mon roman :

Je vous laisse avec River et Owen, deux hommes que rien ne présager se faire se rencontrer mais qui, lorsqu’ils se voient pour la première fois, ressentent le même trouble et le même désir…
Ce vendredi, vous découvrirez l’interview exclusive de l’auteur, où il reviendra avec sincérité sur la genèse de ce texte si particulier. Vous en saurez plus, notamment sur cet ami ayant vécu des thérapies de conversion et j’ai bien écrit « des »…
Merci pour votre lecture. Et surtout… prenez soin de commenter selon votre ressenti ce nouveau livre de Neil, cela lui donnera encore plus de visibilité…..
L’équipe Écueil Éditions

Citation du livre :
Il y a des silences qu’on enseigne dès l’enfance, des hontes transmises comme des héritages. Mais il y a aussi des étés qui réveillent les cœurs, des rencontres qui redonnent souffle, et des vérités qu’aucune religion, aucun regard, ne pourra jamais éteindre. Ce roman est une ode à ceux qui se relèvent, aiment envers et contre tout, et trouvent enfin leur place — au bord du monde, ou dans les bras d’un autre.
Neil Wood

Note de l’auteur :
Je ne prétends pas être un théologien. Je ne suis pas non plus un militant. Je suis un écrivain. Un homme. Un témoin du monde. Et si j’ai choisi d’écrire ce roman, c’est parce que je crois que certaines vérités méritent d’être dites, même si elles dérangent.
Je crois que la religion — ou plutôt, son usage — est l’un des plus grands paradoxes que l’humanité ait créés. À la fois refuge et prison, lumière et ténèbres. Car oui, n’oublions jamais : la religion est une invention humaine, une construction culturelle et sociale née du besoin de comprendre, de maîtriser, de mettre du sens là où il n’y avait que l’inconnu. Elle n’est pas sacrée par nature. Elle est façonnée par des hommes. Et l’homme, par définition, est faillible.
Ce roman est né de la rage. Celle que je ressens chaque fois que je vois des jeunes brisés par une foi qui prétend les aimer mais les condamne. Des familles détruites. Des adolescents envoyés dans des thérapies de conversion sous prétexte de “rétablir un ordre divin”. Des amours écrasés sous le poids d’un dogme plus obsédé par le contrôle que par la compassion.
Il faut le dire sans détour : la religion, lorsqu’elle est mal utilisée, abrutit. Elle étouffe la pensée, elle culpabilise le désir, elle diabolise l’altérité. Elle fabrique la honte comme d’autres fabriquent des armes. Et parfois, elle en devient une. Une arme déguisée en croix, en sermon, en menace muette. Elle est à l’origine de tant de souffrances, tant de suicides, tant de non-dits. Elle divise plus qu’elle ne rassemble. Elle exclut au nom de Celui qui prêchait l’accueil.
Et puis il y a les guerres. Ces siècles de sang versé pour un Dieu, un livre, une vérité “plus vraie” que celle de l’autre. Combien de peuples ont été asservis, combien d’enfants enrôlés, combien de femmes réduites au silence… au nom du Sacré ? Il serait temps d’ouvrir les yeux.
Je n’ai pas écrit ce livre pour provoquer gratuitement. J’ai écrit pour ceux qui ont fui. Ceux qui se sont tus trop longtemps. Ceux qui veulent aimer librement, penser différemment, croire — ou ne pas croire — sans être condamnés. Ce livre est une main tendue vers tous ceux que la foi a trahis.
Il existe une foi douce, intérieure, lumineuse. Je ne la renie pas. Mais je dénonce avec force la religion institutionnelle qui contrôle, manipule et opprime. Car tant qu’elle servira davantage à condamner qu’à libérer, à diviser qu’à aimer, elle restera pour moi le plus grand échec moral de l’humanité.
Et si un seul lecteur, une seule lectrice, se sent moins seul.e en refermant ce livre, alors je n’aurai pas écrit en vain.
RÉSUMÉ :
Owen, écrivain en chute libre, fuit New York, ses relations sans lendemain et ses angoisses pour un cottage isolé du Maine. Il cherche la solitude, peut-être un semblant d’inspiration. Ce qu’il va trouver à Solace Beach est tout autre.
Il s’appelle River. Grand, taciturne, aussi secret que magnétique, sauvage, et chargé de mystères. Entre eux, c’est brut. Incontrôlable. Et terriblement sensuel.
Mais leur passion réveille les fantômes d’une petite ville rongée par les secrets, les non-dits, les ragots… et une foi dangereusement toxique.
Un roman incandescent où l’amour se mêle à la peur, et où les secrets d’hier menacent le bonheur de demain.
Ce livre parle de ce qu’on tait trop souvent : les blessures de l’homophobie, les ravages des thérapies de conversion, et cette putain de rage de vivre malgré tout.
PROLOGUE :
New York, fin mai.
Un ciel bas, cotonneux, presque gris acier. Sur les vitres de l’appartement, les gouttes de pluie glissaient paresseusement comme des pensées qu’on n’arrive plus à attraper. Owen fixait l’écran de son ordinateur depuis près d’une heure. Le curseur clignotait, insistant, moqueur. Mais rien ne venait. Pas un mot. Pas une phrase. L’inspiration avait déserté depuis des semaines, laissant derrière elle un désert sec, morne, et lourd.
Sur le bureau, une tasse de café à moitié froide, des feuilles griffonnées, un carnet de notes où les idées avaient fini par tourner en rond comme des oiseaux prisonniers d’une cage invisible.
Il soupira. Encore. Il aurait pu compter combien de fois il l’avait fait ce matin, rien que pour ponctuer son incapacité à créer.
Il en avait connu, des pannes d’écriture. Mais celle-ci avait un goût différent. Amer. Elle s’accompagnait d’une sensation de vide dans la poitrine, comme si quelque chose avait été arraché de lui sans son consentement. Et cette chose, cette perte, il n’arrivait pas à la nommer. Ou peut-être qu’il n’en avait pas le courage.
Une séparation. Un échec. Un silence trop long. Un regard qui s’éloigne.
Il n’en parlait pas. Pas vraiment. À personne. Pas même à ses trois amis, Nathan, Neil et George, qui faisaient pourtant tout pour l’arracher à cette torpeur poisseuse dans laquelle il se traînait. Ils tentaient les blagues, les soirées, les cocktails colorés dans des bars de Chelsea, les brunchs du dimanche avec rires à gogo. Et Owen souriait, parfois. Il jouait le jeu. Mais au fond, il restait figé, gelé de l’intérieur.
Ce n’était pas seulement la fin d’une histoire qui l’avait vidé. C’était ce qui l’avait précédée. Quelque chose de plus sombre, de plus dur à digérer. Une épreuve qu’il n’avait jamais cru devoir affronter. Une violence qui s’était insinuée dans son cœur, dans ses os, dans sa chair. Et depuis, il n’écrivait plus.
Ou alors, ce qu’il écrivait n’avait plus d’âme.
Son éditeur lui avait laissé un message la veille. Un ton faussement enjoué, mais la menace n’était pas loin.
“Owen, on t’adore, mais tu ne peux pas rester indéfiniment silencieux. Nos lecteurs attendent. Ta dernière livraison date d’un an, on doit avancer. Sinon… on va devoir repenser notre collaboration.”
Il n’avait même pas eu le courage de rappeler. À quoi bon ? Il ne croyait même plus en lui-même.
Il se leva de sa chaise, fit quelques pas dans le salon. Ses chaussettes glissaient à peine sur le vieux parquet. Il prit son téléphone, par réflexe, le déverrouilla sans y penser. Pas de nouveau message. Rien d’autre qu’un flot de notifications vides de sens.
Et puis, sans savoir pourquoi, il ouvrit l’appli de location. Juste pour s’échapper, mentalement. Parcourir des lieux qu’il ne connaîtrait jamais. Se projeter ailleurs. Un chalet au Canada, une maison blanche en Grèce, une cabane dans les montagnes du Colorado. Et puis… un cottage apparut sur son écran. Sur la côte Est. Dans le Maine.
Solace Beach.
Le nom lui arracha un frisson doux. Un nom simple, presque trop poétique pour être réel. Solace. Réconfort. Apaisement. Était-ce un signe ou un simple hasard ?
Les photos s’enchaînaient : une petite maison en bois peint en blanc, nichée entre des dunes souples et des herbes folles, une plage presque déserte, quelques rochers, et au loin… un phare. Ancien. Majestueux. Silencieux comme une promesse.
Owen agrandit l’image. Le ciel était pâle, le sable fin. Il n’y avait pas de touristes. Pas de foule. Pas de prétention.
Il relut la description du bien, lue par curiosité puis par obsession. « Un refuge pour les âmes fatiguées. À deux pas de l’océan. Parfait pour les écrivains, les rêveurs, ou ceux qui ont besoin d’un souffle neuf. »
Il cliqua sur “Réserver”.
Trois mois. Peut-être plus. Il avait besoin de partir. De changer d’air. De laisser derrière lui ce bruit sourd qui rongeait ses jours. Ses amis l’encourageraient, il en était sûr. Ils le taquineraient, diraient qu’il allait vivre une histoire d’amour avec un pêcheur torse nu ou un gardien de phare reclus. Mais il n’en avait rien à faire. Il voulait respirer. Oublier. Ou peut-être se retrouver.
Il reposa son téléphone, s’affala sur le canapé. Et, pour la première fois depuis des semaines, il sentit son cœur battre autrement. Pas plus vite. Pas plus fort. Mais autrement. Comme s’il lui murmurait :
“Tu fais bien.”
Il ne savait pas encore que ce coin perdu du Maine allait bouleverser sa vie. Qu’il y rencontrerait une âme plus dense que toutes celles qu’il avait côtoyées dans cette ville pleine de miroirs. Qu’il redécouvrirait ce que signifiait aimer. Pas seulement un autre corps. Mais sa propre lumière.
Owen ferma les yeux. Le bruit des voitures s’estompa. Il imagina la mer, le vent, le sable froid sous ses pieds nus. Et ce vieux phare, planté là depuis un siècle, comme un gardien silencieux.
Il n’avait aucune idée de ce qu’il allait y trouver.
Mais ce qu’il fuyait… c’était certain.
Et peut-être, dans cette fuite, dans ce repli vers l’inconnu, résidait la seule vraie chance de se reconstruire.
À découvrir ici :
Puisque vous êtes ici, ne manquez pas ce roman de Neil Wood qui semble beaucoup plaire aux lecteurices :
LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Une histoire sensuelle et bouleversante, où l’amour n’a pas de modèle et où les âmes égarées trouvent parfois leur place là où elles s’y attendaient le moins.
À découvrir ici en version e-book, papier ainsi que gratuit dans la bibliothèque comme la plupart de nos romans…
Découvrez nos romans qui cartonnent depuis leur sortie :
NEVADA – À corps perdus
À découvrir en cliquant sur l’image :

Yukon – Will, ce qu’on ne sait pas de toi…

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :




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