Les réseaux sociaux sont devenus, qu’on le veuille ou non, le nouveau terrain de jeu — et parfois de guerre — des auteurs et autrices. C’est là que tout se joue aujourd’hui : la visibilité, la notoriété, les échanges avec les lecteurs, les opportunités de collaboration et même, dans certains cas, la survie littéraire. Mais derrière les filtres flatteurs, les hashtags engageants et les selfies bien cadrés, se cache une réalité bien plus nuancée. Être présent sur les réseaux est devenu un art délicat, un exercice d’équilibriste entre communication, authenticité et santé mentale.
Car soyons lucides : si les réseaux sociaux peuvent propulser une carrière, ils peuvent tout autant l’épuiser. On y voit des auteurs triomphants, des publications qui explosent en visibilité, des chiffres de ventes à faire pâlir un éditeur, mais aussi — et surtout — des illusions. Beaucoup de ces vitrines reluisantes masquent une vérité plus simple : l’algorithme est roi, et il distribue la lumière à sa guise. Ceux qui en bénéficient deviennent visibles, les autres sombrent dans le néant numérique, peu importe leur talent ou la qualité de leur œuvre.
Utiliser les réseaux, c’est un peu comme naviguer sur une mer capricieuse. Il faut apprendre à lire les vagues, à anticiper les tempêtes et à ne pas paniquer quand le vent tourne. Poster trop peu, c’est risquer de devenir invisible, mais poster trop souvent, c’est risquer de fatiguer son audience — et soi-même, par la même occasion. Les études en psychologie numérique montrent d’ailleurs qu’un usage intensif des réseaux sociaux augmente considérablement le niveau de stress, d’anxiété et de comparaison sociale. Une enquête menée en 2023 par l’Université d’Oxford a révélé que plus de 68 % des créateurs de contenu réguliers ressentent une pression à “performer” en ligne, à publier constamment, au détriment de leur créativité réelle.
C’est là tout le paradoxe : les réseaux, censés rapprocher auteurs et lecteurs, finissent parfois par les éloigner. À force de vouloir plaire à l’algorithme, on en oublie de parler aux gens. On choisit ses mots non plus en fonction de ce qu’on veut dire, mais de ce qui “marchera”. On se surprend à écrire des posts calibrés pour générer des réactions, à chercher l’angle qui fera mouche plutôt que celui qui sera sincère. C’est ainsi que, peu à peu, l’authenticité se dilue dans le flux de contenu, et que la communication devient marketing pur.
Pourtant, il existe un moyen plus sain d’utiliser ces plateformes. Il faut d’abord accepter une vérité fondamentale : vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Et vous n’avez pas besoin de le faire. En tant qu’auteur, votre objectif n’est pas d’avoir des millions de followers, mais de rassembler une communauté sincère, fidèle et intéressée par votre univers. Mieux vaut cent lecteurs engagés que mille abonnés indifférents.
Ensuite, il faut apprendre à se discipliner. Se fixer des temps dédiés à la gestion de ses réseaux, comme on le ferait pour une activité physique ou une séance d’écriture. Évitez de consulter vos notifications au réveil — c’est la meilleure façon de ruiner votre concentration pour la journée. Accordez-vous des moments “hors ligne” pour respirer, lire, penser, vivre. Vous verrez qu’en déconnectant un peu, vos publications redeviendront plus spontanées, plus vraies, et vos échanges plus humains.
Enfin, il faut savoir accepter l’échec numérique. Un post qui ne marche pas, une story ignorée ou un silence radio sous un extrait de votre roman ne sont pas des signes de désintérêt. Les algorithmes changent, les publics fluctuent, les périodes creuses existent. Ce n’est pas un jugement sur votre talent, juste une question de timing et de hasard numérique.
Et si vraiment vous voulez un secret : les réseaux sociaux récompensent ceux qui restent eux-mêmes. Les auteurs qui partagent un peu de leur quotidien, leurs galères, leurs doutes, sans chercher à tout contrôler, sont souvent ceux qui construisent les plus belles communautés. Parce qu’ils rappellent une chose essentielle : derrière les livres, il y a des humains. Des humains imparfaits, passionnés, créatifs — et c’est exactement ce que le public cherche aujourd’hui.
Alors, respirez. Laissez tomber la course aux likes et les comparaisons inutiles. Parlez, échangez, amusez-vous. Utilisez les réseaux comme un prolongement de votre passion, pas comme un miroir de vos angoisses. Et souvenez-vous : aucun algorithme ne remplacera jamais la sincérité d’un mot juste ou d’une émotion partagée.

Beaux exemples — Ceux qui ont dompté les réseaux sans y perdre leur âme
Les réseaux sociaux ne sont pas qu’un gouffre à énergie et à ego : bien utilisés, ils peuvent devenir de puissants leviers de visibilité et de lien sincère avec le lectorat. Certains auteurs ont su le comprendre, et surtout, l’appliquer avec intelligence.
Prenons l’exemple de Virginie Grimaldi, aujourd’hui l’une des autrices francophones les plus lues. Elle a longtemps utilisé Facebook, non pas comme une vitrine commerciale, mais comme un espace de dialogue authentique. Elle y partageait ses doutes, ses petits bonheurs, ses ratés et ses anecdotes du quotidien. Résultat ? Une communauté bienveillante, fidèle et engagée, qui s’est construite naturellement, sans artifices ni publicités agressives. Son cas prouve qu’en restant soi-même, on peut rallier des milliers de lecteurs sans jamais sombrer dans la comédie des apparences.
Autre exemple intéressant : Neil Gaiman, auteur de Coraline ou American Gods, reconnu pour son usage maîtrisé de Twitter (aujourd’hui X). Il répond régulièrement à ses lecteurs, partage ses réflexions sur l’écriture et sur le métier d’auteur, sans jamais tomber dans la promotion outrancière. Cette proximité sans superficialité a renforcé son image d’artiste accessible, curieux et profondément humain.
Côté autoédition, Joanna Penn, autrice britannique à succès et fondatrice du blog The Creative Penn, est un modèle de communication maîtrisée. Elle s’est servie de YouTube et de ses podcasts non pas pour crier “Achetez mon livre !”, mais pour offrir de la valeur — conseils d’écriture, réflexions sur l’industrie, interviews. Une approche basée sur le partage, qui lui a valu un lectorat fidèle et une crédibilité durable.
En France, Nicolas Beuglet, auteur de thrillers, utilise Instagram de manière subtile : il ne montre pas que ses livres, mais aussi ses recherches, ses inspirations, son univers. Les lecteurs découvrent les coulisses de son travail et se sentent impliqués dans le processus créatif. Là encore, le ton est simple, sincère et réfléchi — loin des publications criardes ou des stratégies de “personal branding” forcées.
Enfin, mention spéciale aux collectifs d’auteurs indépendants, comme certains groupes littéraires sur Facebook (Indés de l’imaginaire, Autoédition Francophone, etc.), qui ont transformé les réseaux en véritables espaces d’entraide. On y échange des conseils, des bêta-lectures, des expériences d’impression ou de distribution — bref, du concret, du vrai, du solidaire.
Ces exemples prouvent qu’il est possible de se servir des réseaux sociaux sans se trahir. Le secret ? Ne pas chercher à manipuler l’audience, mais à la comprendre. Ne pas “performer”, mais dialoguer. Et surtout, ne jamais oublier que derrière chaque pseudo, il y a une personne — parfois curieuse, parfois critique, mais souvent en quête d’un peu d’authenticité dans ce monde de pixels.

Il y a une règle d’or que tout auteur connecté devrait graver au-dessus de sa cafetière : ne jamais ouvrir les réseaux sociaux dès le réveil. C’est une erreur aussi courante que fatale, surtout quand on travaille dans un milieu où la comparaison est devenue un sport de compétition olympique.
Imaginez la scène. Vous ouvrez les yeux, encore embrumés de sommeil. Vous attrapez machinalement votre téléphone — réflexe pavlovien de notre époque — et hop, vous ouvrez Instagram ou Facebook. Première publication qui s’affiche : un confrère ou une consœur qui annonce fièrement avoir vendu dix mille exemplaires en une semaine, décroché un article dans Le Figaro, ou reçu un message d’un grand éditeur lui proposant “le contrat de sa vie”. Résultat : votre journée vient de se fracasser avant même votre première gorgée de café.
C’est là tout le problème des réseaux : ils vous font croire que tout le monde réussit, sauf vous. Et ce n’est pas qu’une impression subjective. Une étude menée par l’Université de Chicago a démontré que commencer sa journée en consultant les réseaux sociaux augmente en moyenne de 35 % les niveaux de stress et d’anxiété. Le cerveau, encore en phase de réveil, est saturé d’informations sociales et émotionnelles qu’il n’est pas prêt à traiter. Résultat : une humeur maussade, une concentration en berne, et une sensation diffuse de “retard” avant même d’avoir commencé quoi que ce soit.
Mais le plus ironique, c’est que cette habitude ne rend pas plus productif, bien au contraire. Les notifications, les comparaisons, les émotions parasites activent la fameuse boucle de la dopamine — ce petit mécanisme de récompense immédiate qui vous fait penser “allez, juste un post de plus”. En réalité, vous venez d’enclencher une spirale de distraction dont il est difficile de sortir. Et pour les auteurs, cette spirale peut s’avérer dévastatrice : impossible de se concentrer sur son texte quand l’esprit rumine déjà le succès des autres.
Alors oui, il existe une solution, toute simple mais diablement efficace : attendre au moins une heure après le réveil avant de consulter vos réseaux. Une heure pour vous, pas pour le monde. Prenez votre café, méditez, lisez quelques pages d’un roman, observez votre plafond ou écoutez la radio. Faites tout sauf scroller. C’est une discipline, presque un rituel d’hygiène mentale, qui peut transformer votre rapport à la créativité.
D’ailleurs, plusieurs psychologues spécialisés dans la gestion de l’attention — comme Cal Newport, auteur de Digital Minimalism — rappellent que les premières heures du matin sont les plus précieuses pour la concentration et la création. Les gaspiller en scrollant, c’est un peu comme vider son réservoir d’énergie sur des broutilles avant même de commencer le marathon de la journée.
En somme, les réseaux sociaux au réveil, c’est comme avaler une cuillère de vinaigre avant le petit déjeuner : ça réveille, certes, mais ça fait mal passer la journée.

Fixez-vous un temps limite par jour, et surtout, tenez-vous-y.
Les réseaux sociaux, c’est un peu comme un paquet de chips : on se dit qu’on va juste y goûter, pour jeter un œil rapide, et trois heures plus tard, on est encore là, la main pleine de miettes numériques, à scroller sans but. Le piège, c’est qu’on ne s’en rend même plus compte. Chaque “like”, chaque notification, chaque petit cœur qui s’allume active ce fameux circuit de la récompense dans le cerveau, libérant une microdose de dopamine — cette hormone du plaisir immédiat. Et le pire, c’est qu’on en redemande.
C’est pourquoi il est essentiel d’imposer une discipline simple mais radicale : se fixer un temps précis pour sa présence en ligne. Trente minutes à une heure par jour, pas plus. Pas besoin d’être militaire, mais il faut être cohérent. Déterminez votre créneau — par exemple, après le déjeuner ou en fin d’après-midi — et tenez-vous-y comme à un rendez-vous professionnel. L’idée n’est pas de bannir les réseaux, mais de reprendre le contrôle.
Et pour ceux qui se disent “oui mais moi je gère”, sachez que des études viennent refroidir cette belle illusion. Le Digital Wellbeing Report de 2023 a montré que les personnes limitant leur temps sur les réseaux sociaux à moins d’une heure par jour voyaient leur productivité augmenter de près de 40 %. Autrement dit, vous gagnez presque une demi-journée de travail chaque semaine simplement en fermant vos applis. Pas mal pour un geste aussi anodin qu’appuyer sur “déconnexion”.
Le secret, c’est la constance. Utilisez un minuteur, une application de gestion du temps ou même une alarme classique. Quand ça sonne, on coupe. Et si possible, désactivez les notifications. Oui, toutes. Non, votre monde littéraire ne s’effondrera pas si vous ne répondez pas dans les cinq minutes à un commentaire sous votre post. En revanche, votre esprit, lui, vous remerciera de retrouver un peu de calme et de concentration.
Cette maîtrise du temps numérique est une forme d’hygiène mentale. Les créateurs, les auteurs, les artistes en général, ont besoin de silence pour laisser infuser leurs idées. Or, chaque micro-interruption — une alerte, une vibration, un message — brise le fil de la pensée. Selon une étude de l’Université de Californie à Irvine, il faut en moyenne 23 minutes pour retrouver un état de concentration optimal après une interruption. Imaginez donc les dégâts si vous vérifiez vos réseaux dix fois par heure…
En fin de compte, le vrai luxe de notre époque n’est pas d’avoir des milliers d’abonnés, mais du temps de cerveau disponible pour soi-même. Limiter les réseaux, ce n’est pas s’isoler du monde, c’est se reconnecter à ce qui compte vraiment : votre créativité, vos idées, vos mots. Parce que oui, votre livre mérite mieux que d’être écrit entre deux scrolls distraits.

Ne pas devenir dépendant des likes et des commentaires.
C’est peut-être l’un des plus grands défis de notre époque pour les auteurs, artistes et créateurs. Vous connaissez sûrement ce scénario : vous venez de publier un post brillant, drôle, inspirant ou profondément émouvant. Vous êtes fier de votre texte, la photo est parfaite, le ton juste. Vous attendez que la magie opère… et une heure plus tard, trois likes, deux d’amis et un de votre tante. Silence numérique. Le vide intersidéral. Et tout à coup, le doute s’installe. “Mon post est nul ? Les gens ne m’aiment plus ? Mon livre n’intéresse personne ?” Vous êtes à deux doigts de remettre en question votre existence littéraire. Stop.
Il faut l’admettre : les algorithmes sont des créatures capricieuses, imprévisibles et, disons-le franchement, souvent injustes. Un jour, votre post fait des milliers de vues, le lendemain, il disparaît dans les limbes du fil d’actualité sans que personne ne le voie. Cela ne signifie pas que votre contenu est moins bon. Simplement, les règles du jeu ont changé… et personne n’a reçu le manuel.
Contrairement à ce qu’on aimerait croire, les “likes” ne reflètent ni la qualité d’un texte ni l’intérêt réel des lecteurs. D’après une étude publiée par la Harvard Business Review, seulement 1 % des abonnés interagissent réellement avec les publications à caractère commercial ou promotionnel. Cela veut dire que sur 1 000 personnes qui voient passer votre post, à peine dix vont cliquer sur “j’aime”, et peut-être une seule lira la description complète ou suivra le lien vers votre livre. Ce n’est pas un échec : c’est la réalité statistique du marketing numérique.
À Écueil Éditions, nous avons appris à relativiser. Il nous arrive de publier une annonce intéressante, visuellement attirante, avec une portée impressionnante… et pourtant, aucune vente derrière. Et puis, un autre jour, avec un post plus simple, moins travaillé, moins vu mais davantage partagé, les ventes grimpent soudainement. Pourquoi ? Mystère. Peut-être la bonne heure, le bon jour, ou juste un alignement des planètes numériques. Dans cette jungle qu’est Internet, il n’existe pas de formule magique.
Ce qu’il faut retenir, c’est que l’engagement de qualité vaut mille fois plus que la quantité. Un partage sincère, un commentaire touché par vos mots, un lecteur qui prend le temps d’écrire qu’il a aimé votre livre : voilà la vraie récompense. Le reste — les petits cœurs, les pouces levés, les “bravo” distraits — ne sont que du bruit visuel.
Ne laissez pas votre estime de vous, ni la valeur de votre travail, dépendre de chiffres sur un écran. Les algorithmes n’ont ni cœur, ni goût, ni intuition artistique. Ils privilégient les contenus qui retiennent l’attention, pas ceux qui ont du fond. Vous pourriez poster la plus belle citation de votre roman, et elle passera inaperçue, tandis qu’une photo d’un chat sur un livre récoltera des centaines de réactions. C’est injuste, oui. Mais c’est ainsi.
Alors, postez, puis oubliez. Fermez l’application. Allez écrire, lire, respirer. Revenez plus tard, avec du recul. Car si vous restez devant votre écran à rafraîchir la page toutes les trente secondes, en attendant une notification comme on attend un message d’amour, vous allez finir épuisé, déçu, vidé. L’écriture demande du temps, de la patience, de la constance. Les réseaux sociaux, eux, ne demandent qu’à vous dévorer.
Apprenez à les utiliser sans en être prisonnier. Laissez votre travail parler pour vous. Et souvenez-vous que les livres se vendent dans le silence bien plus souvent que dans le vacarme numérique. Le vrai bouche-à-oreille ne se mesure pas en “likes” mais en émotions transmises. Et ça, aucun algorithme, aussi puissant soit-il, ne pourra jamais le quantifier.

Ne pas comparer votre succès à celui des autres.
C’est une règle de survie absolue pour quiconque fréquente les réseaux sociaux, surtout quand on est auteur ou autrice. Parce que soyons honnêtes : sur Internet, tout le monde a l’air de réussir mieux que vous. C’est un peu comme une gigantesque vitrine de boulangerie où les gâteaux sont impeccables, dorés, appétissants — sauf que si on goûtait, on se rendrait compte que certains sont faits en carton.
Sur les réseaux, personne ne poste la vérité crue. Personne ne publie : “J’ai vendu trois livres ce mois-ci, et deux, c’est ma mère.” Ou encore : “Mon dernier post n’a eu que deux likes, pendant que celui de mon chien en a récolté deux mille.” Non, tout le monde met en avant ses réussites, ses chiffres ronds, ses classements flatteurs, ses couvertures fraîchement imprimées… C’est le grand bal des illusions numériques, où l’on se félicite à coups de commentaires enthousiastes sans toujours savoir ce qui se cache derrière.
Une étude menée par Stanford University en 2022 l’a démontré : près de 70 % des utilisateurs réguliers des réseaux sociaux ressentent une baisse de moral après s’être comparés à d’autres. C’est dire si ce poison est répandu. La comparaison est devenue une seconde nature, une habitude invisible mais corrosive. Elle s’infiltre partout : dans vos moments d’écriture, dans vos temps de repos, jusque dans vos rêves parfois. Vous voyez un autre auteur annoncer “50 000 ventes”, et soudain votre roman, pourtant si cher à votre cœur, vous paraît petit, banal, insignifiant.
Mais posez-vous une question simple : savez-vous d’où viennent ces chiffres ? Non ? Eh bien, souvent, eux non plus. Certains parlent de “lectures Kindle” quand il s’agit de simples clics, d’autres additionnent toutes les versions confondues sur des mois ou des années, et quelques-uns — ne soyons pas naïfs — enjolivent un peu, voire beaucoup. Et même si tout était vrai, cela ne change rien à votre propre parcours. Ce n’est pas une course, c’est un marathon intime.
Chaque auteur avance à son rythme. Certains explosent dès le premier roman, d’autres bâtissent leur lectorat petit à petit, pierre après pierre. Et devinez quoi ? Ceux qui prennent leur temps ont souvent des fondations plus solides. Dans une ère où tout doit aller vite, où l’on exige des résultats immédiats, il devient presque révolutionnaire d’écrire sans se comparer.
À Écueil Éditions, nous voyons passer de tout : des auteurs qui doutent, qui se découragent, d’autres qui s’enflamment parce qu’un post a bien marché, puis rechutent au suivant. Et nous leur rappelons toujours la même chose : ce n’est pas la quantité de réactions qui fait la qualité d’une œuvre. Un roman peut avoir une poignée de lecteurs et pourtant changer des vies. Un autre peut en avoir des milliers et ne laisser aucune trace.
Les réseaux donnent l’illusion d’un monde littéraire où tout est mesurable — les likes, les vues, les ventes. Mais la littérature, la vraie, échappe à la mesure. Elle se loge dans ce que vous transmettez, dans ce que vos mots provoquent chez l’autre, même s’il n’est qu’un. Parce qu’un seul lecteur sincèrement touché vaut mille “followers” distraits.
Alors, la prochaine fois que vous verrez passer le post triomphant d’un collègue écrivain en mode “Ma saga devient une série Netflix !”, souvenez-vous que vous ne voyez qu’un extrait soigneusement choisi. Derrière, il y a peut-être des nuits blanches, des crises de doute, un manuscrit refusé vingt fois ou des ventes bien plus modestes qu’affichées.
Concentrez-vous sur votre progression, votre voix, votre style. Célébrez vos propres avancées, même minuscules : un chapitre terminé, une belle phrase trouvée, un lecteur touché. C’est ça, la vraie victoire. Et si un jour vous sentez la comparaison vous gagner, fermez les réseaux, reprenez votre manuscrit et souvenez-vous pourquoi vous avez commencé à écrire : certainement pas pour rivaliser, mais pour exister à travers vos mots.

Évitez les dramas et les polémiques.
Oui, on sait, c’est tentant. Un post un peu grinçant, une opinion tranchée, une petite pique bien envoyée… et hop, le compteur de commentaires s’emballe. Soudain, votre publication devient virale. Vous vous dites : “Super, enfin de la visibilité !” Mais très vite, les notifications explosent, les arguments s’enchaînent, les malentendus se multiplient, et vous vous retrouvez à défendre un mot, une tournure ou une idée jusqu’à trois heures du matin face à un inconnu dont la photo de profil est un chat en colère.
Les polémiques, c’est un peu comme une flamme de bougie : ça attire, c’est fascinant, mais si vous vous approchez trop, vous finissez par vous brûler. Beaucoup d’auteurs tombent dans le piège, croyant qu’un peu de provocation les rendra visibles. Et c’est vrai… mais à quel prix ? Vous gagnerez quelques abonnés avides de spectacle, certes, mais vous perdrez votre énergie, votre sérénité et souvent votre crédibilité. Sur les réseaux, les “dramas” se nourrissent d’émotion brute : plus vous vous défendez, plus vous alimentez la bête.
Une étude de Common Sense Media (2023) a révélé que 90 % des disputes sur les réseaux sociaux ne mènent à rien, si ce n’est à une hausse considérable du stress et de la fatigue émotionnelle. Et franchement, vous avez mieux à faire que de vous user les nerfs pour savoir si l’on doit dire “auteure”, “autrice” ou “auteur” — débat qui, soit dit en passant, ne connaîtra jamais de fin et dont l’humanité survivra très bien sans conclusion définitive.
Il faut bien comprendre une chose : la plupart des polémiques sur les réseaux ne sont pas là pour faire avancer un débat, mais pour attirer l’attention. Certains utilisateurs utilisent délibérément la controverse comme stratégie de communication, comme d’autres envoient des newsletters : à heure fixe, avec un objectif précis — la visibilité à tout prix. C’est leur sport, leur adrénaline, leur manière d’exister. Si vous avez des épaules solides et un moral en béton, pourquoi pas. Mais pour la majorité d’entre nous, c’est une perte de temps monumentale, un trou noir d’énergie et d’émotions.
Sur les réseaux, les dingues pullulent. Pardon, mais il faut le dire. Vous en croiserez des dizaines : les donneurs de leçons professionnels, les justiciers numériques, les grincheux permanents, les jaloux masqués sous de fausses politesses… et les fameux trolls. Le troll, c’est cette créature étrange qui vit de la discorde. Plus vous l’ignorez, plus il s’épuise. Plus vous lui répondez, plus il grandit. Il ne cherche pas à comprendre, mais à provoquer. Il veut une réaction, pas une conversation. La meilleure arme contre un troll ? Le silence. Et croyez-nous, rien ne les rend plus fous que de ne pas être nourris.
Rester neutre ne veut pas dire rester tiède. Cela veut dire choisir ses batailles. Si un sujet vous tient à cœur, abordez-le dans un cadre réfléchi, pas dans la précipitation d’un commentaire sous un post en feu. Votre page d’auteur n’est pas un ring de boxe, ni une salle de tribunal. C’est votre vitrine, votre espace de création, votre refuge. Chaque mot que vous y publiez participe à construire votre image. Et si cette image se résume à des débats houleux, croyez bien que les lecteurs — les vrais, ceux qui achètent des livres — iront voir ailleurs.
Alors, un conseil d’ami : économisez votre souffle. Réservez vos mots pour vos livres, pas pour les batailles stériles du web. L’écriture est déjà un combat quotidien contre soi-même, pas besoin d’y ajouter celui contre des inconnus qui ne liront jamais votre roman.
Et puis, rappelez-vous une chose essentielle : les polémiques passent, les œuvres restent. Mieux vaut être lu pour ses textes que connu pour ses colères.

Comment se positionne Écueil Éditions face aux polémiques des RS ?
Le mirage des débats numériques : Pourquoi sommes-nous si promptes à la stérilité ?
À l’heure où nos interactions quotidiennes sont régies par les réseaux sociaux, où le débat public semble réduit à des échanges stériles et des joutes verbales sans fin, il est pertinent de prendre du recul. À Ecueil Éditions, la réflexion est amère mais nécessaire : avons-nous véritablement quelque chose à gagner dans ces discussions en ligne, qui souvent tournent en rond ?
La question mérite d’être posée frontalement : à quoi servent ces débats récurrents, ces discussions sans issue qui pullulent sur les réseaux ? Chacun semble avoir sa vérité absolue, peu importe le sujet. Littérature, politique, société — tout y passe, et pourtant, rien ne change. La raison ? Elle réside principalement dans une incapacité chronique à écouter réellement l’autre, dans une absence patente de nuance et d’ouverture au dialogue.
Le constat est dur mais lucide : nous sommes souvent emportés par l’émotion du moment, par la colère d’un instant ou par une réaction superficielle à un texte à peine lu. Les réseaux sociaux, censés faciliter l’échange, exacerbent cette superficialité. On lit en diagonale, on répond au quart de tour, et l’on oublie très vite ce que veut dire véritablement débattre : confronter avec respect des idées différentes, évoluer à travers l’écoute, l’échange et le compromis.
Cette stérilité s’explique également par un phénomène plus profond et inquiétant : l’érosion de la responsabilité individuelle face à ses propres propos. Protégés par des écrans, cachés derrière des pseudonymes, les internautes ne craignent plus les conséquences de leurs paroles. Une liberté mal employée qui se transforme en arrogance et en intransigeance : chacun croit détenir LA vérité et refuse catégoriquement de considérer les perspectives d’autrui.
À ce titre, la position adoptée par Neil, évoquée dans la réflexion initiale, est éloquente : refuser d’entrer dans cette arène virtuelle semble être une décision pleine de bon sens, presque salvatrice pour notre santé mentale. Plutôt que d’alimenter des controverses sans fin, ne vaut-il pas mieux investir cette énergie précieuse dans des actions positives, concrètes et solidaires ? Soutenir d’autres auteurs, partager leur travail, être présents pour nos proches sont autant d’alternatives bien plus gratifiantes et constructives.
Au-delà de ce repli apparent, une démarche active peut émerger. Plutôt que d’éviter totalement les interactions numériques, il s’agit de les choisir avec discernement. Transformer nos réseaux en espaces de partage authentique, mettre en avant des publications positives, des projets inspirants, favoriser des échanges bienveillants et utiles, voilà une approche qui a du sens.
Cette attitude suppose certes un effort conscient : résister à la tentation de réagir impulsivement, privilégier la réflexion avant la réponse, et surtout, réintroduire une valeur essentielle mais souvent oubliée : la bienveillance. C’est précisément cette bienveillance qui pourrait être notre meilleure réponse à la stérilité ambiante.
En définitive, si nous voulons véritablement sortir du cercle vicieux des discussions numériques stériles, nous devons accepter une évidence simple mais exigeante : l’énergie que nous investissons sur les réseaux devrait être à la hauteur de nos aspirations profondes, orientée vers ce qui nourrit, construit et élève, plutôt que vers ce qui divise, affaiblit et stagne.
Car aujourd’hui plus que jamais, les petits actes positifs semés ici et là peuvent faire germer quelque chose de précieux : un peu plus d’humanité dans un monde virtuel qui en manque cruellement.

Pour découvrir notre fonctionnement c’est par ici : https://assocecueileditions.com/2025/08/18/comment-fonctionne-ecueil-editions/
Les réseaux ne font pas tout.
Oui, on sait, c’est difficile à entendre à une époque où l’on croit qu’exister, c’est publier. Qu’un auteur qui n’a pas d’Instagram n’existe pas. Qu’une photo de café fumant et de carnet griffonné vaut presque autant qu’un bon chapitre. Mais détrompez-vous : l’essentiel, c’est d’écrire. Toujours.
Un bon livre vend plus qu’un bon post. C’est votre carte de visite, votre empreinte, votre trace. Un post sur Facebook ou Instagram disparaît dans le flot du lendemain, avalé par l’algorithme, oublié au profit d’un chat drôle ou d’une recette de pâtes. Un livre, lui, reste. Il a une vie. Il voyage, il touche, il se transmet. Si vous investissez tout votre temps dans vos publications plutôt que dans vos pages, vous bâtissez un château de sable dans un océan numérique.
Les réseaux doivent être un outil, pas une obsession. Ils servent à montrer, pas à se justifier. Ils doivent soutenir votre écriture, non la remplacer. Beaucoup d’auteurs tombent dans le piège : ils passent des heures à planifier leurs posts, à créer des visuels, à chercher les bons hashtags, à suivre les statistiques… et à la fin de la semaine, ils réalisent qu’ils n’ont pas écrit une seule ligne. Et si vous reconnaissez un peu de vous là-dedans, pas de panique : c’est le lot de beaucoup d’écrivains.
Selon une étude menée par The Independent Author Network, les auteurs qui consacrent plus de temps à écrire qu’à promouvoir leurs livres vendent en moyenne 30 % de plus que ceux qui font l’inverse. Pourquoi ? Parce qu’un bon livre finit toujours par trouver son public. Peut-être pas immédiatement, peut-être pas grâce à un post, mais grâce au bouche-à-oreille, au temps, à la sincérité. Les lecteurs ne se souviennent pas de vos publications, ils se souviennent de vos mots.
Ce qui ne veut pas dire qu’il faut bouder les réseaux. Ils sont utiles, évidemment. Ils permettent de se faire connaître, de créer du lien, d’échanger, de partager ses avancées, d’humaniser son parcours d’auteur. Mais ils ne doivent jamais devenir le centre de gravité de votre création. Un auteur qui passe plus de temps à scruter ses notifications qu’à écouter ses personnages finit par s’éloigner de ce qu’il fait de mieux : écrire.
Si vous voulez miser sur un outil durable, misez sur la newsletter. Oui, c’est moins glamour qu’un post viral, mais c’est diablement plus efficace. C’est une relation directe, sans filtre, entre vous et vos lecteurs. Vous entrez dans leur boîte mail, pas dans un flux saturé où votre message se perd. Vous créez une intimité, une fidélité. Et ça, dans un monde saturé de bruit, c’est précieux.
Mais attention : une newsletter n’est pas un mégaphone. Si vous inondez vos abonnés de mails inutiles, de rappels incessants ou de promotions déguisées, ils vous fuiront plus vite qu’une erreur de syntaxe sur une couverture. Restez sincère, naturel, rare et pertinent. Une newsletter par mois, bien écrite, avec un vrai contenu, vaut mille petits messages creux.
L’équilibre est là : moins de paraître, plus de substance. Écrire au lieu de poster. Lire au lieu de scroller. Créer au lieu de compter les likes. Les réseaux peuvent être un tremplin, mais vos mots, eux, sont la piste d’envol.
Et souvenez-vous de cette vérité immuable : personne n’a jamais gagné un prix littéraire pour son meilleur post Instagram.

Pour conclure cet article qui nous l’espérons vous aura plu voire, aidé, nous ne pouvons que recommander d’utiliser les réseaux avec modération, comme le chocolat.
Les réseaux sociaux, c’est un peu comme une tablette de chocolat. Un carré ou deux, c’est délicieux, réconfortant, stimulant. Mais avalez la tablette entière, et vous finirez écœuré, coupable et légèrement nauséeux. C’est pareil pour Facebook, Instagram, TikTok ou X : à petite dose, ils nourrissent votre visibilité. À haute dose, ils dévorent votre créativité.
Oui, les réseaux sont utiles. Ils permettent de rencontrer des lecteurs, de partager vos parutions, d’échanger avec d’autres auteurs, de vous faire connaître. Mais ils ne sont pas indispensables. Ils ne remplacent ni le talent, ni la persévérance, ni la sincérité d’une plume qui écrit avec le cœur.
Il faut être présent, bien sûr, mais sans se laisser avaler par la machine. L’algorithme n’a jamais été un ami fidèle, et la quête du like ne doit jamais devenir votre moteur. Un post peut exploser sans raison, un autre passer inaperçu malgré tout votre soin — c’est la loi impitoyable du numérique. Ne la laissez pas dicter votre estime de vous-même.
Les “likes” sont des bulles de savon : jolis à voir, mais sans substance. Ce n’est pas un indicateur de succès, encore moins de talent. Votre valeur ne se mesure pas au nombre de cœurs rouges ou de pouces levés sous vos publications, mais à l’émotion que vos mots suscitent chez ceux qui vous lisent.
Fixez vos limites, respirez, et surtout, retournez à votre roman. C’est là que se trouve votre vraie maison, votre espace de liberté, votre terrain de jeu. Les réseaux passeront, les tendances changeront, mais vos histoires, elles, resteront.
Alors, faites comme nous à Écueil Éditions : prenez les réseaux comme un outil, pas comme un oracle. Postez, partagez, riez… puis déconnectez. L’inspiration, la vraie, ne se trouve pas dans un fil d’actualité. Elle est dans la vie, dans la lecture, dans les gens, dans le silence aussi.
Et si vous aviez besoin d’une devise pour la route, souvenez-vous de celle-ci :
« Les réseaux nourrissent la vitrine, mais l’écriture nourrit l’âme. »Et souvenez-vous de cette vérité immuable : personne n’a jamais gagné un prix littéraire pour son meilleur post Instagram.

Puisque vous êtes ici, profitez de soutenir nos auteurs et notre petite assoc… Lisez légalement, commentez, partagez sur les réseaux… Nous ne le dirons jamais assez…

LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Et notre série d’été que nous vous conseillons pour passer un agréable moment :
Collection Urban Fantazy
Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :
Très bel article comme toujours et ce « les likes sont comme les bulles de savon » l’image est absolument parfaite. Merci.
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Merci Juliette, je savais que ces bulles de savon allaient te parler…. Merci à toi pour ton commentaire, top…
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