Bonjour à toutes et tous…. Voici venu l’heure du dernier roman de « Noël » avec de grands guillemets comme vous l’aurez compris. Une nouvelle très touchante dans cette même collection vous attend bientôt et la boucle sera bouclée ainsi qu’une réédition… Nous sommes ravis de voir combien les deux premiers vous ont déjà plu et continuent de susciter l’intérêt. Nous vous en remercions d’ailleurs… Bien sûr, lorsqu’on dit « livre ou film de Noël » on pense à du sirupeux, du sucré et à de la cannelle, mais comme l’ont déjà signalé les premiers lecteurices qui ont laissé un retour, chez nous, rien à voir avec ce genre… Nous n’arrivons pas à écrire pour aucun de nous, un texte gentillet et trop sucrée… À l’image de la vie… SI je vous racontais mes Noël, gamin, vous comprendriez pourquoi, et je crois que c’est du pareil au même pour Tom et Neil…. Bref, nous sommes très fiers de vous annoncer la sortie du roman de Tom Huxley, un roman hors du commun et une nouvelle aventure de ses fameux Tontons Fringants qui reste la deuxième meilleure vente de tous nos livres, c’est dire, si ces deux hommes et Denis vous ont séduits, agacés, énervés, bouleversés, émus, faits pleurer, beaucoup rire, et tant d’autres émotions… Même ton pour ce nouvel opus que vous pouvez absolument lire en one short, mais si vous voulez connaître ces Tontons infernaux un peu mieux, allez lire sans autre le premier roman bien sûr, vous allez passer un excellent moment… Ici, dans cette histoire se passant principalement durant cette période des Fêtes, Tom va vous faire découvrir les personnages sous un tout autre aspect et notamment les personnages secondaires, comme Missy, Tim devenu un jeune homme, John, ce vieux sage Navajo, ainsi que bien d’autres… Laissez-vous embarquer par les pulsions d’un Ethan, toujours autant épris de liberté et ayant fait des efforts pour rester fidèle, ainsi que les belles valeurs d’un Will devenu responsable et se sentant un peu perdu par moment face à cet artiste au passé douloureux… Vous allez notamment en apprendre davantage sur le frère d’Ethan avant le drame… Et bien sûr, Denis, ce garçon âgé de 12 ans maintenant et se débattant dans la vie depuis son arrivée chez son oncle, du mieux qu’il peut… Des thèmes importants sont abordés comme le statut des Amérindiens aujourd’hui, et spécialement les femmes, la bipolarité, la difficulté d’être un bon père, la peur des sentiments et de l’engagement, le besoin de séduire, la loyauté, le respect dans un couple, l’acceptation de l’autre avec tous ses travers, l’attraction sensuelle plus fort que tout, le pouvoir du désir et tant d’autres sujets qui risquent de vous titiller… Retrouvez la verve de Tom et les dialogues cash de ses personnages se débattant dans cette histoire sans jamais perdre de vue que nous ne sommes pas grand chose dans cet immense univers et que notre temps est compté….

Je vous laisse avec Will, Ethan, et Denis ainsi que tous les autres personnages de cette histoires qui nous l’espérons, vous feront passer un excellent moment de lecture…
Merci pour votre lecture. Et surtout… prenez soin de commenter selon votre ressenti ce nouveau livre de Tom, cela lui donnera encore plus de visibilité…..
L’équipe Écueil Éditions

CITATION :
L’amour ne se promet pas, il se prouve.
Il se tisse dans les gestes du quotidien, dans le regard qu’on pose sur l’autre quand il ne dit rien. Il ne s’écrit pas dans les serments, mais dans les silences qu’on traverse ensemble.
Les mots s’envolent, les promesses s’effritent, mais les actes, eux, demeurent — discrets, parfois maladroits, mais vrais.
Aimer, ce n’est pas dire “je t’aime” à tout moment, c’est rester quand tout pousse à fuir. C’est tenir la main qu’on connaît par cœur, et se rappeler qu’elle tremble parfois, tout simplement parce qu’elle est vivante.
Tom Huxley

RÉSUMÉE :
Deux ans après l’arrivée de Denis dans leur vie, rien n’est tout à fait apaisé. Et pourtant, tout a changé.
Will enseigne désormais à l’université, Ethan s’impose enfin comme un peintre reconnu, mais leur couple — volcanique, imprévisible, tendre et explosif à la fois — continue de défier toutes les règles. Entre crises de jalousie et passions dévorantes, leurs disputes ressemblent à des tempêtes… et leurs réconciliations à des feux d’artifice.
Au milieu de ces deux “tontons infernaux”, Denis grandit. À douze ans, il trouve doucement sa place, apprivoisant le deuil qui l’a marqué trop tôt et découvrant que la famille se construit parfois là où on ne l’attend pas. Entre les cours, les souvenirs de ses parents et les vacances passées auprès de John et de Missy, il apprend à se tenir debout — soutenu par deux hommes qui se découvrent eux-mêmes pères, malgré leurs maladresses et leurs excès.
Entre San Francisco et les paysages grandioses de l’Ouest, ce roman raconte les doutes et les élans d’une famille atypique, traversée par l’humour, l’émotion et cette vérité universelle : l’amour ne se promet pas, il se prouve.
Un récit bouleversant et lumineux, où l’on rit, où l’on pleure, et où l’on se retrouve.

PROLOGUE :
(Ou quand l’amour ne ressemble à rien de ce qu’on avait imaginé… et c’est tant mieux.)
Il y a des jours où Denis a l’impression d’être tombé dans une comédie dramatique mal écrite. Une pièce de théâtre en version longue. Avec des décors qui changent trop vite. Des scènes où personne ne répète. Et deux acteurs principaux aussi brillants qu’imprévisibles : Will et Ethan.
Ses deux tontons. Ses deux gardiens de fortune.
Ses deux amours.
Il se souvient encore du jour où on l’a mis dans un avion. Le ventre noué. Les poings fermés. Il avait dix ans et plus de maison, plus de parents, plus de repères, juste sa grand-mère dans un lit d’hôpital et lui ayant menti sur son état. Juste un sac à dos trop léger pour contenir tout ce qui avait explosé dans sa vie. À l’arrivée, il y avait Will, ce type au regard franc, les bras un peu gauches mais le sourire vrai. Il l’a serré contre lui comme s’il avait peur qu’on le lui reprenne. Et Denis s’est laissé faire. Parce que c’était ça ou s’écrouler.
Puis, Ethan est arrivé.
Avec sa voix plus forte que les autres. Son exubérance salvatrice. Sa créativité d’artiste un peu fou. Ses gestes qui dessinent dans l’air toutes sortes de mots. Sa façon d’embrasser Will, en oubliant que Denis les regardait. Sa maladresse aussi, mais belle, douce, presque poétique. Ethan était un volcan. Une lumière dans la nuit. Denis se remémore souvent ce jour où Ethan lui dit en posant sa main sur son épaule :
— J’espère que tu vas rester avec nous, petit. Pour toujours.
Denis n’a rien répondu. Mais il s’en souvient comme si c’était hier.
Depuis, la vie s’est installée.
Avec ses habitudes. Ses engueulades. Ses silences. Ses repas chaotiques sur le houseboat de Will — ce bateau bancal et magique où tout semble possible. Ses rires, surtout. Parce que ces deux-là, malgré leur âge d’adulte, leur travail d’adulte, leur couple d’adulte… passent leur temps à se chamailler comme des ados. Denis les observe, souvent. Il se dit qu’il ne comprendra jamais les histoires de grands. Mais qu’il les préfère comme ça. Imparfaits. Débordants de vie. Vrais.
Il a mis du temps à s’habituer à leur monde. À leurs règles étranges. À leurs silences qui parlent. À leur tendresse maladroite. À leur manière d’aimer, de se blesser parfois, mais toujours de se retrouver. Ethan, capable de pleurer pour une aquarelle ratée ou un mot trop dur. Will, capable de tout garder en lui, jusqu’à ce que ça explose sans prévenir. Et Denis, au milieu de cette tempête, a appris à revivre. À s’exprimer. À s’ouvrir. À ne plus fuir.
Le deuil, lui, continue son chemin.
Moins brûlant. Moins tranchant. Mais toujours là. Il ne passe pas. Il se transforme. Il devient souvenir. Mélancolie. Force aussi, parfois. Il pense à ses parents. Moins pour pleurer. Plus pour se souvenir. Des détails, des gestes. Le goût des crêpes de sa mère. L’odeur de l’after-shave de son père. La manière dont ils l’appelaient “mon grand”, alors qu’il se sentait si petit.
Il ne les oubliera jamais. Mais il ne veut plus vivre figé dans ce manque.
Et puis… il y a le désert. Monument Valley. Les souvenirs qui se sont créés là-bas, au fil des mois et des visites…
Là où tout a changé, lorsqu’il y posa le pied. La poussière rouge, les chevaux, les chants navajos, les histoires de John, les silences habités. Ce moment hors du temps où, pour la première fois, il a eu l’impression de leur parler, à ses parents. Et peut-être même de les entendre.
Depuis des semaines, Denis compte les jours.
Il ne le dit pas trop fort. Il fait semblant d’être détaché. Mais il a hâte. De retrouver cette terre-là. Ce souffle-là. Et John, bien sûr. Et Missy. Et Tim.
Peut-être, au fond de lui, espère-il retrouver ce frisson, celui qui l’a fait croire que les étoiles pouvaient murmurer à ceux qui savaient écouter.
La veille du départ, il prépare son sac avec un sérieux presque militaire. Will se moque doucement de lui. Ethan tente de glisser un vieux pull qui sent la peinture et les draps propres. Denis râle, mais le garde.
Dans la nuit, il ne trouve pas tout de suite le sommeil. Il écoute leurs voix dans la pièce d’à côté. Des murmures, des éclats de rire, un silence… puis un soupir. Ces deux-là s’aiment d’un amour cabossé mais puissant. Denis le sent. Il le sait. Même quand ça grince. Même quand ça explose. Ils restent. Ils reviennent toujours. Ils se choisissent encore et encore.
Et ça, c’est ce qu’il espère pour lui, un jour. Pas un couple parfait. Mais une folie stable. Un abri un peu fou, mais solide. Comme eux.
En fermant les yeux, il pense à ses parents. Et dans ce flou entre veille et sommeil, il leur parle. Juste un peu.
— J’vais bien. J’vous oublie pas. J’vous aime…
Puis il sourit.
Parce que demain, c’est le départ. Et qu’il est prêt.
À vivre. À grandir. À aimer. À continuer sa route dans cette nouvelle vie…

Premier chapitre :
Valley of Fire
Le soleil décline lentement, comme à regret, lorsqu’il franchit les derniers virages qui le mènent à la Valley of Fire. Cette escale, Will la chérit depuis longtemps. Une halte brûlante et minérale avant de s’enfoncer dans les grandes solitudes ocre de Monument Valley. Comme un seuil sacré, un endroit suspendu où le monde semble ralentir, juste assez pour laisser passer l’essentiel.
Cette année, il a pris la route un peu plus tôt. Pas de plan précis en tête, juste l’envie d’avoir davantage de temps. Du temps avec Denis d’abord — ce gamin étonnant, dense et drôle, qui transforme chacune de ses journées en terrain d’aventures et de confidences. Et du temps aussi avec John, ce roc fatigué qui dissimule son émotion derrière une pudeur rugueuse. Avec Tim, dont l’assurance grandissante le rend fier, et avec Missy, pilier discret et tendre de cette famille dispersée au fil des tempêtes.
Mais quelqu’un manque dans cette bagnole. Ethan.
Il aurait dû être là, sur le siège passager, ses lunettes de soleil ridicules vissées sur le nez, à balancer des piques assassines ou à chanter faux sur un vieux CD retrouvée dans la boîte à gants. Il aurait dû râler contre la poussière, contre la rudesse des sièges, contre l’absence de cafés dignes de ce nom dans les stations-service. Et pourtant, ce vide à ses côtés souligne à quel point son absence est lourde.
Will ne le dit pas, pas même à Denis, mais la route paraît plus longue sans lui. Plus rugueuse aussi. Chaque kilomètre avalé résonne comme un manque. Le vent siffle contre la tôle du pick-up, et le silence, ce silence qu’Ethan remplissait d’éclats de voix ou de rires moqueurs, pèse soudain comme du plomb.
Il se repasse la matinée en boucle. Leurs corps si emmêlés qu’ils ne savaient plus à qui appartenait tel membre, ce désir insatiable les consumant à chaque fois qu’ils font l’amour, cette odeur qui le rend dingue de lui, cette ardeur qui n’avait rien perdu de sa douceur, cette paix fragile après la passion ; leurs plans pour Monument Valley, les cadeaux à ne pas oublier pour tout le monde, une recette qu’ils pourraient cuisiner pour John — et puis ce maudit téléphone qui s’est mis à vibrer. Une lumière, un prénom. Celui qu’il redoutait de revoir. Celui qu’il croyait effacé des contacts d’Ethan…
Le temps d’une seconde, tout a basculé. Comme bien souvent. Un mot de trop, un regard de travers, une colère qui monte plus vite qu’elle ne redescend.
Il sait qu’il s’est emporté. Mais Ethan… Ethan n’a rien fait pour apaiser la tempête. Il a cette manière de rester calme, presque détaché si ce n’est ce regard accusateur, qui a le don d’attiser encore plus le feu.
Will grogne, resserre sa main sur le volant. « Quelle tronche, aussi. Toujours aussi beau quand il s’énerve, ce crétin ! »
Et voilà qu’il pense à lui alors qu’il devrait juste avancer, respirer, passer à autre chose. Mais non. Tout lui revient. Le rire, les piques, la tension, le sexe, l’amour — cette foutue embrouille qui n’en finit jamais de tourner dans sa tête. Et au fond, Will le sait : il lui en veut moins pour ce message que pour ce qu’il éveille en lui. Ce vieux démon qu’il croyait avoir dompté : la peur de le perdre.
Bientôt, ils seront tous réunis chez John mais Ethy sera-t-il là ? songe Will, espérant qu’il viendra.
Il les imagine déjà : les rires, les silences chargés de sens, les retrouvailles à demi-mot, les regards plus puissants que les discours. Et puis Denis, surtout. Toujours lui. Le cœur battant de cette aventure inattendue, cette vie nouvelle qu’il n’aurait jamais osé écrire.
Le vieux pick-up cahote une dernière fois sur le chemin poussiéreux avant de s’immobiliser dans un nuage ocre. Les amortisseurs protestent, tout comme les jambes fatiguées de Will lorsqu’il coupe le moteur et pousse un long soupir — à la fois soulagé, vidé, et, quelque part, fébrile.
Autour de lui, le silence. Majestueux, presque vivant. L’air est tiède encore, chargé de sable et de souvenirs. Will reste assis un instant derrière le volant, les mains posées sur le cuir usé, les yeux fixés sur la lumière qui glisse entre les roches comme un dernier soupir du jour.
Il garde les mains crispées sur le volant quelques secondes de plus, puis tourne lentement la tête vers Denis.
Le garçon ne dit rien. Il fixe l’horizon, les mâchoires serrées, le visage figé. Ses yeux, sombres et larges, se perdent dans l’immensité rouge et violette du paysage. Comme s’il cherchait quelque chose. Comme s’il espérait trouver un signe.
Will avale sa salive, hésite, puis souffle, presque à mi-voix :
— J’aime tellement cet endroit… Ta grand-mère l’adorait, tu sais. Je me souviens…
Mais la suite se coince. Les mots tombent quelque part dans sa gorge et s’y noient. Il détourne les yeux. Parler du passé a toujours été un exercice risqué. Mais avec Denis, c’est presque dangereux. Il ne veut pas dire un mot de trop. Il ne veut pas briser ce qui tient encore debout.
À côté de lui, Denis ferme les yeux. Son front se plisse à peine.
Il revoit la chambre d’hôpital, la lumière trop blanche, le bruit feutré des pas d’infirmières, et cette odeur de plastique, de savon et de fleurs fanées. Martha, si fine, presque transparente, la main glacée dans la sienne. Et cette voix douce, qui s’éteint comme une flamme. Son dernier refuge.
Il frissonne. Pas à cause du froid.
Dans sa tête, la voix revient, comme portée par le vent :
« Courage, mon cœur. Je serai toujours là. Même quand que je serai loin de ce monde. »
Il croit sentir ses parents aussi. Il ne saurait expliquer pourquoi, mais ici, dans ce désert ancien, quelque chose vibre. Comme un souffle ancien, une présence douce, nichée entre les pierres et les vents.
Will observe le garçon du coin de l’œil. Il voit ce frémissement sur ses lèvres, cette tension dans ses épaules. Il aimerait avoir le bon mot. Il ne l’a pas. Alors, comme souvent, il agit.
Il ouvre sa portière. L’air froid lui mord les joues. Il fait le tour, tire la poignée du côté passager et dit doucement :
— Viens, Denis. Il fait bien trop froid pour rester là. On va se poser.
Denis s’étire comme un chat, puis saute hors du véhicule, les jambes flageolantes.
— J’ai l’impression d’avoir roulé sur la lune, grogne-t-il. J’ai mal au cul.
Will rit doucement.
— Bienvenue dans l’Ouest sauvage, cowboy.
Le garçon descend, lentement, en silence. Il ne parle toujours pas, mais ses pas suivent ceux de Will. Ils marchent côte à côte dans les teintes rouges du soir. Leurs silhouettes se découpent sur la roche. Le silence autour d’eux semble plus grand que d’habitude, presque vivant.
Le vent soulève de petites spirales de sable. Ici, Noël n’a rien de familier. Pas de vitrines, pas de chants enregistrés, pas de boules brillantes suspendues dans les arbres. Juste le souffle de la terre. Brut. Sec. Beau.
Will glisse les mains dans ses poches.
— J’aurais dû prévoir un vrai dîner… avoue-t-il. Je ne suis pas exactement le roi des cuistos d’avant-réveillon. Un repas des Fêtes à base de conserves, ça ne fait pas très rêve américain.
Pas de réponse. Mais un coin des lèvres de Denis remue.
Will s’accroche à ce signe.
— En même temps, t’es le seul garçon de ta classe qui pourra dire avoir passé cette période des Fêtes au milieu des canyons avec un tonton grincheux et du chili en boîte. Tu vas devenir une légende.
Le rire que Denis pousse est bref, mais vrai. Et Will sent quelque chose fondre en lui, comme une plaque de givre sous un soleil d’hiver.
Ils arrivent enfin au mobil-home que Will a réservé.
Là, coincé entre deux rochers comme un abri de fortune, il semble avoir attendu leur arrivée. Will ouvre la porte. Une odeur d’usure les accueille. Mélange de bois, de poussière et d’un reste de cannelle.
À l’intérieur, la lumière vacille, jetée par une vieille lampe à pétrole.
Will dépose les sacs, puis fouille dans un carton à moitié éventré. Il en sort quelques décorations anciennes : une guirlande à moitié fondue, une boule fendue, un petit ange en tissu au sourire tordu.
— Voilà ! déclare-t-il en suspendant le tout sans chercher l’harmonie. On est au Ritz, non ?
Denis éclate de rire. Un vrai, cette fois. Riche, spontané, un peu moqueur. Et Will se fige. Il n’ose même pas sourire trop fort. Il veut garder ce son intact.
Plus tard, quand la nuit est tombée et que le silence s’est installé dehors comme une couverture noire, Denis s’endort dans un plaid trop grand. Il garde les yeux ouverts encore un moment. Il regarde le plafond, puis la lucarne.
Par-delà la vitre, le ciel est constellé.
Il pense à Martha. À ses parents. À cette force qu’il sent monter en lui depuis quelques semaines. Une force timide, mais stable.
Il ferme les yeux et murmure dans sa tête :
« Joyeuses Fêtes, maman. Je te promets que je vais tenir bon. »
Et dans ce désert figé, où les roches veillent comme des géants silencieux, Will, adossé à la porte du mobil-home, écoute simplement le souffle régulier de l’enfant endormi.
Il ne sait pas ce que demain réserve. Mais ce soir, ce soir est une victoire de plus comme chaque journée où un sourire s’est dessiné sur sa belle figure d’ange illuminée par ses yeux brillants.
À découvrir ici :
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Faites-vous plaisir cet été… emportez l’un de nos livres de cette collection Beach Boys… comme celle-ci, des moments sensuels, certes, mais pas que… Ne manquez pas ce magnifique roman de Tom Huxley…
Puisque vous êtes ici, ne manquez pas ce roman de Neil Wood qui semble beaucoup plaire aux lecteurices :
RÉSUMÉ :
Owen, écrivain en chute libre, fuit New York, ses relations sans lendemain et ses angoisses pour un cottage isolé du Maine. Il cherche la solitude, peut-être un semblant d’inspiration. Ce qu’il va trouver à Solace Beach est tout autre.
Il s’appelle River. Grand, taciturne, aussi secret que magnétique, sauvage, et chargé de mystères. Entre eux, c’est brut. Incontrôlable. Et terriblement sensuel.
Mais leur passion réveille les fantômes d’une petite ville rongée par les secrets, les non-dits, les ragots… et une foi dangereusement toxique.
Un roman incandescent où l’amour se mêle à la peur, et où les secrets d’hier menacent le bonheur de demain.
Ce livre parle de ce qu’on tait trop souvent : les blessures de l’homophobie, les ravages des thérapies de conversion, et cette putain de rage de vivre malgré tout.
Et toujours autant de succès, ce livre coup de poing…. LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Une histoire sensuelle et bouleversante, où l’amour n’a pas de modèle et où les âmes égarées trouvent parfois leur place là où elles s’y attendaient le moins.
À découvrir ici en version e-book, papier ainsi que gratuit dans la bibliothèque comme la plupart de nos romans…

Toujours autant populaire même après toutes ces années, cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :


