L’euphorie de la nouveauté
Quand on est un jeune auteur ou une jeune autrice, publier son premier roman, c’est une aventure excitante : on croit au potentiel, à l’effet de surprise, à la curiosité du public. Dans les marchés de niche — comme la romance MM, la fantasy érotique, ou d’autres sous-genres — cette curiosité est encore plus forte : parce qu’il existe moins d’acteurs, parce que les lectorats cherchent la nouveauté, parce qu’on peut se démarquer plus facilement.
L’effet “nouveau” fonctionne comme une première vague de visibilité : les gens veulent découvrir la “nouvelle tête”, le “nouveau venu”, le roman qu’on n’a pas encore vu cent fois. C’est souvent au moment de cette première vague qu’un succès surprenant peut apparaître — votre livre est partagé, recommandé, mis en avant, suscitant un engouement que peu d’auteurs parviennent à atteindre.
Prenons le cas de l’un de nous à Écueil Éditions : Tom Huxley, un écrivain qui a pu vendre plus de 12 000 exemplaires, e-book + bibliothèque KDP inclus, pour un seul roman (dans des circonstances favorables, comme l’époque du Covid). Ce succès est d’autant plus remarquable que beaucoup d’auteurs lancent leur premier livre sans disposer d’un lectorat établi, comme lui. Mais pourquoi lui alors ? Quelle conjoncture, quel hasard, quel puzzle d’éléments favorables ?
L’enjeu de cet article est de creuser ce qui précède — comment la nouveauté peut jouer, et pourquoi elle finit souvent par s’estomper. Comment préparer le terrain pour durer, au-delà de l’effet “kiss cool”.

La lassitude moderne : Quand tout fatigue, même le talent
Nous vivons à une époque où tout lasse, et plus vite que jamais.
C’est le paradoxe de notre société dite “connectée” : jamais l’être humain n’a eu autant accès à la nouveauté, et jamais il ne s’en est autant fatigué.
La dopamine du clic a remplacé la constance de l’attention. Un livre, une série, un restaurant, une tendance mode, un auteur : tout devient consommable, jetable, remplaçable. Et ce phénomène, d’abord visible dans la restauration ou le commerce, s’est insidieusement étendu au monde du livre.
Allez demander à un restaurateur indépendant s’il sent la fidélité de sa clientèle. Il vous rira au nez.
Les gens adorent “tester”, “essayer”, “changer”. On ne va plus “au petit resto du coin”, on va “voir la nouveauté du moment” avant de repartir voir la suivante. La fidélité n’est plus une valeur, c’est un archaïsme.
Les boutiques locales le vivent tous les jours : les gens s’enthousiasment au lancement, partagent une photo, applaudissent la nouveauté… puis disparaissent aussi vite qu’ils étaient venus.
Ce syndrome du zapping permanent n’épargne plus rien, et certainement pas la littérature. Avant, on suivait un auteur toute sa vie. On attendait son prochain roman comme un rendez-vous. Aujourd’hui, on le lit, on like, on oublie. On passe au suivant.
Une étude de Microsoft Canada (2019) montrait que le temps moyen d’attention humaine est passé de 12 secondes en 2000 à 8 secondes aujourd’hui. Moins qu’un poisson rouge, pour être clair. Et ce n’est pas une métaphore : c’est une donnée qui illustre notre incapacité à rester concentrés sur une chose plus de quelques instants sans chercher un nouveau stimulus.
Cette économie de l’attention (terme inventé par Herbert Simon, repris par les sociologues du numérique) a redéfini notre rapport à la culture : tout doit être rapide, percutant, “scrollable”. Les plateformes comme Amazon, Spotify, Netflix ou TikTok ne nous encouragent pas à savourer, mais à consommer. Elles vivent de la rotation, pas de la fidélité.
C’est pourquoi, dès qu’un roman marche, il est aussitôt noyé dans un océan de “produits similaires” que les algorithmes vous balancent à la figure — dans le seul but de vous faire passer à autre chose.
Et les lecteurs, comme tous les consommateurs modernes, ne s’en rendent même plus compte.
On lit un livre avec passion, on en parle trois jours, puis on clique sur le suivant. On ne relit plus. On ne s’imprègne plus. On ne laisse plus le temps aux mots de décanter.
Cette lassitude permanente ne vient pas d’un manque de curiosité, mais d’un trop-plein d’offres. On est saturés, sollicités, épuisés.
Regardez le phénomène de la “fast fashion” : les vêtements changent toutes les deux semaines, et pourtant les gens s’en lassent encore plus vite.
Même chose dans la musique : un tube sort, explose, puis disparaît dans le flux.
Eh bien, le livre est devenu une “fast lecture”. Et l’auteur, un produit de saison.
Le plus terrible dans tout ça ?
C’est que la qualité ne protège plus de la lassitude.
Vous pouvez écrire un roman sublime, profond, bouleversant — il fera son effet… un temps.
Mais le lecteur moyen, habitué à la gratification instantanée, passera à autre chose dès qu’il croisera une couverture plus neuve, un titre plus frais, une promo plus visible.
Le philosophe Hartmut Rosa parle de “l’accélération du monde moderne”, où la vitesse de renouvellement des expériences dépasse notre capacité à leur donner du sens.
C’est exactement ce que vivent les auteurs aujourd’hui. Vous publiez un livre, vous suscitez un élan d’amour, puis la roue tourne. Pas parce que vous êtes moins bon, mais parce que le monde n’a plus la patience d’aimer longtemps.
Et c’est là qu’il faut ouvrir les yeux : la lassitude n’est pas un problème individuel, c’est un système.
Elle est entretenue par les plateformes qui ont besoin de flux constant.
Elle est nourrie par les algorithmes qui ne récompensent pas la profondeur, mais la fréquence.
Elle est imposée par un rythme de production infernal : publier plus souvent, communiquer plus fort, rester visible à tout prix.
Le pire, c’est que les lecteurs eux-mêmes en souffrent.
Ils n’ont plus le temps de savourer, de se souvenir, de relire. Ils confondent “avoir lu” et “avoir scrollé”.
Et les auteurs, pris dans ce cercle vicieux, finissent par se demander : “Faut-il que je sois nouveau pour exister ?”
La réponse, malheureusement, c’est souvent oui. Mais seulement si l’on cède à la logique du flux.
Le défi, pour les écrivains, c’est de résister à cette lassitude sans s’y soumettre.
Refuser d’écrire vite pour rester dans la course.
Refuser de se travestir pour coller aux tendances.
Refuser d’être une “nouveauté” de plus dans la vitrine.
Ce n’est pas facile, bien sûr.
Mais comme le dirait un vieux libraire : “Les vrais livres ne se démodent pas. Ils dorment, puis se réveillent.”
Et il a raison. Le temps finit toujours par faire le tri.
Les auteurs doivent simplement accepter que leur époque ne leur fera pas de cadeau, que la nouveauté n’est plus un gage de longévité, et que le public, trop sollicité, ne s’attache plus comme avant.
Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras.
Car, paradoxalement, la lassitude moderne crée un espace rare et précieux : celui de la sincérité.
Les lecteurs qui restent, ceux qui reviennent, sont ceux qui cherchent autre chose que le dernier effet de mode. Ils veulent une voix, une émotion, une vérité.
Et c’est ça, la vraie victoire : écrire non pas pour “plaire maintenant”, mais pour “rester un peu”.
Dans un monde où tout lasse, la constance devient révolutionnaire.
Nous allons décortiquer tout ça par des exemples et vous donner quelques conseils…

Le charme du neuf et ses limites
a) Pourquoi la nouveauté attire
La nouveauté séduit parce qu’elle provoque une rupture avec l’ordinaire : les lecteurs aiment ce qui est “différent” ou inattendu. En marketing, on observe que les expériences nouvelles sont souvent mieux retenues, même si elles ne sont pas objectivement supérieures — parce qu’elles demeurent dans la mémoire comme “quelque chose de particulier”. Une étude de Bhargave sur le rôle de la nouveauté dans les évaluations rétrospectives montre que les éléments perçus comme nouveaux influencent plus fortement ce dont on se souvient que les éléments familiers.. Et à l’inverse de cet effet, vous verrez que si vous vous faites connaître dans un genre, on pourra ne pas vous pardonner d’en embrasser un autre pour un nouveau livre, ce qui est un peu… comment dire… contradictoire, non ?
Dans le domaine littéraire, cette nouveauté peut être un angle différent, un personnage atypique, un récit dans un univers peu exploré, ou simplement un style qui se démarque. Le lecteur curieux, en quête de fraîcheur, va prêter attention au nouveau titre. Dans un marché saturé, on est affamé de nouveauté.
Un phénomène connexe est le biais de popularité dans les systèmes de recommandation : les algorithmes favorisent déjà ce qui est “populaire”, créant une dynamique d’auto-renforcement. Les livres nouveaux, quand ils percent, bénéficient d’une poussée algorithmique plus forte, mais c’est souvent fragile. Une recherche a montré que les systèmes de recommandation dans les livres souffrent de biais de popularité, ce qui rend encore plus difficile aux ouvrages de niche de maintenir leur visibilité.
b) Le pic de visibilité puis le déclin
Le phénomène d’attention collective suit souvent une courbe : un démarrage fort, une montée rapide, un sommet, puis une décroissance. Le modèle “novelty and collective attention” de Wu & Huberman (2007) analyse comment l’attention accordée à des éléments nouveaux décroit avec le temps selon une loi exponentielle modifiée.
Autrement dit, même si votre livre démarre fort, la curiosité retombe, la visibilité se réduit, et les lecteurs passent au suivant. Le “buzz” initial est éphémère. Plus la nouveauté est exploitée dans un marché saturé, plus elle est vite rattrapée par l’abondance de nouvelles parutions.
De plus, “How Digitization Dims Novelty in the Book Industry” étudie comment la numérisation rend la nouveauté moins exceptionnelle, quand chaque jour des milliers de nouveaux titres sont publiés. ResearchGate Cela complexifie la tâche du jeune auteur : même si son livre est particulièrement bon, il doit lutter contre une saturation permanente d’offres.

Les conditions favorables pour qu’un nouveau livre perce
Pour qu’un premier roman rencontre un succès – ou du moins soit remarqué — plusieurs conditions peuvent jouer. Comprendre ces facteurs, c’est donner des chances au livre de tenir malgré l’effet de lassitude.
a) Le bon moment et le contexte
Publier pendant une période favorable peut aider — comme pendant un confinement, une période de loisir, un événement lié au thème du livre, etc. Pour Tom Huxley, le contexte Covid a sans doute été un catalyseur : les gens avaient plus de temps, cherchaient des distractions, étaient ouverts à de nouvelles découvertes.
Mais ce n’est pas suffisant. Le marché doit être réceptif : votre genre doit correspondre à une demande non saturée, votre couverture et votre titre doivent capter l’œil, votre visibilité initiale (via réseaux, lancements, partenariats) doit suffire à activer un cercle de lecteurs.
b) Le bouche-à-oreille, les critiques et les avis
Une fois que la curiosité attire des lecteurs, c’est le bouche-à-oreille – les recommandations personnelles, les avis positifs – qui peut prolonger la durée d’attention. Une étude sur les critiques littéraires (“Is Any Publicity Good Publicity ?” de Sorensen & Rasmussen) a montré que même les critiques négatives peuvent stimuler les ventes, car elles informent le public de l’existence du livre. Social Science Computing Cooperative Cela dit, une critique positive a un effet plus fort, mais un avis — quel qu’il soit — aide à générer de la visibilité.
Pour un jeune auteur, encourager les avis (légitimes), les partages, les recommandations, est essentiel pour rallumer l’attention après le pic initial.
c) L’image d’auteur et la marque personnelle
Vous ne vendez pas seulement un livre, mais une personne, un univers. Si le lecteur embarque pour le premier livre, il pourrait être intéressé par la suite si vous avez construit une relation, une crédibilité. Les auteurs qui partagent leur chemin, leurs valeurs, leur univers créatif peuvent transformer une curiosité initiale en fidélité durable.

Le revers de la médaille : pourquoi la lassitude guette
Même dans les meilleures conditions, l’effet nouveauté finit souvent par s’estomper. Comprendre ces risques aide à préparer la suite.
a) Le sentiment de redondance
Après l’euphorie du premier livre, le lecteur voit naître d’autres auteurs, d’autres histoires. Il se lasse de ceux qui « commencent » trop souvent sans innovation réelle. Même si vous écrivez un second livre excellent, il peut sembler “moins neuf” simplement parce que le lecteur a déjà exploré votre univers.
b) Le marché saturé et le bruit
Chaque jour, des milliers de nouveaux titres paraissent. Le flux ininterrompu d’options étouffe la visibilité. Un bon livre peut se perdre dans la mer des publications. Même avec un lectorat qui vous a découvert, garder leur attention demande un effort continu.
c) La fragilité du “succès instantané”
Un lancement tonitruant crée une certaine attente. Mais si le livre ne continue pas à susciter de l’engagement, de nouveaux livres, plus récents, plus trends, plus plébiscités peuvent le supplanter rapidement. Le succès instantané est souvent plus difficile à transformer en succès durable.
d) L’effet “nouveauté usée”
La théorie d’évaluation rétrospective de Bhargave suggère que la nouveauté influence la mémoire : les éléments nouveaux sont mieux retenus, mais à mesure que l’expérience devient familier, son impact émotionnel diminue. Marketing Department Appliqué à la lecture, cela veut dire qu’un livre perçu comme “unique” au départ perd de son éclat lorsque ses motifs ou thèmes deviennent plus familiers.

Que faire pour dépasser l’effet “kiss cool” ?
Plutôt que de subir la lassitude, il vaut mieux l’anticiper. Voici des stratégies pour prolonger la vie de votre œuvre et construire une carrière résiliente.
a) Diversifier les approches
Ne vous reposez pas sur un seul roman. Publier d’autres textes (nouvelle, récit parallèle, spin-off) peut maintenir l’intérêt sans épuiser votre lectorat. Alterner les genres ou les angles peut aussi renouveler la curiosité. Mais attention, à l’inverse d’un attrait à la nouveauté, on ne vous pardonnera pas de changer de genre si facilement, nous en avons faits l’expérience, même si nous continuons à nous diversifier.
b) Renforcer la communauté
Construire une communauté de fidèles est crucial. Ces lecteurs seront plus enclins à revenir, à acheter vos nouveaux titres, à recommander vos livres. Même si là encore, les gens aujourd’hui et vous le constaterez, se lasseront bien plus vite qu’il y a dix ou quinze ans… Soyez à l’écoute, proposez des contenus exclusifs, créez une newsletter, engagez des échanges.
c) Entretenir la visibilité
Après le lancement, ne vous endormez pas. Faites des relances, proposez des bonus, des extraits, des interviews, des événements. Chaque nouvelle action “boost” doit nourrir le livre “installé”, pas seulement les nouvelles parutions.
d) Se renouveler sans trahir
Le changement est nécessaire. Si vous restez toujours dans le même style ou univers, le lecteur finit par dire “je l’ai déjà vu”. Mais attention : vous ne pouvez pas trahir votre identité. Le renouvellement doit venir de l’intérieur, avec authenticité.
e) Miser sur la qualité
Un livre durable est souvent un livre qui tient. Même si la visibilité baisse, si votre texte est solide, bien édité, bien raconté, il continuera d’attirer des lecteurs au fil du temps grâce au bouche-à-oreille. Alors pourquoi certaines oeuvres de très mauvaises qualité marchent et perdurent ? Mystère…

Pour conclure cet article :
L’effet de nouveauté est une force puissante — surtout pour un jeune auteur publiant son premier livre. Mais c’est aussi une illusion fragile. La curiosité initiale peut vous offrir une visibilité, une énergie, une vague portée. Mais ceux qui réussissent à durer sont ceux qui construisent au-delà du “buzz passager” : par la constance, la qualité, la communauté, l’innovation sincère.
Aux auteurs et autrices qui se lancent : réjouissez-vous de chaque petit succès. Appréciez la première lumière, mais ne vous aveuglez pas. Préparez la suite, nourrissez vos lecteurs, continuez à écrire avec exigence. Le monde littéraire n’a pas besoin d’étoiles filantes, mais de trajectoires lumineuses.

Puisque vous êtes ici, profitez de soutenir nos auteurs et notre petite assoc… Lisez légalement, commentez, partagez sur les réseaux… Nous ne le dirons jamais assez…

LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Et notre série d’été que nous vous conseillons pour passer un agréable moment :
Collection Beach Boys
Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :