Bonjour à toutes et à tous,
DÉCOUVREZ CETTE INCROYABLE HISTOIRE QUI RISQUE DE VOUS RENVERSER. RESSENTEZ CE QUE RESSENT CE ROBOT D’AMOUR ET PARTEZ AVEC LUI POUR CETTE QUÊTE DE LIBERTÉ PRENANTE ET CAPTIVANTE. UN ROMAN OSÉ QUI VA VOUS FAIRE ROUGIR… OU LORSQUE LES MACHINES DEVIENNENT LES GARANTS DE L’HUMANITÉ…
Dans cette histoire, vous allez découvrir un futur certes, discutable sous bien des aspects, mais pas si loin de notre réalité… Ce qu’il faut savoir c0est qu’au moment ou Tom a écrit le premier jet, on était loin de penser que l’IA arriverait si vite dans nos foyers… Elle n’existaient tout simplement pas. Mais ici, avec Jason, nous sommes bien au-delà de l’IA puisque nous parlons de chair et de sang sur une charpente métallique plus humaine que n’importe quel humain. Un être plein d’amour qui ne demande qu’à le léguer, et c’est bien là le problème… car ça n’arrange pas les affaires de l’homme le plus puissant du monde ayant d’autres desseins pour cette génération de robots domestiques… Allez-y les yeux fermés, vous passerez un excellent moment et surtout, de croustillants instants sensuels et une quête haletante qui vous fera tourner les pages sans que vous vous en rendiez compte…
Je vous laisse avec Jason et Grégoire, deux amants qui ne pensaient pas en se rencontrant, vivre une telle histoire… lorsqu’ils se voient pour la première fois, ils ressentent le même trouble et un désir immédiat… un besoin viscéral de s’aimer, quoi qu’il en coûte… Humanoïde ou pas…
Merci pour votre lecture. Et surtout… prenez soin de commenter selon votre ressenti ce nouveau livre de Tom, cela lui donnera encore plus de visibilité…..
L’équipe Écueil Éditions
Punchline du livre :
Le désir ne demande pas toujours la permission.
Il surgit là où on l’attend le moins, dans un monde qui n’a rien prévu pour lui, et vient fissurer tout ce qu’on croyait solide.
Alors il faut choisir : continuer à se renier, ou laisser tomber enfin ce qui nous empêchait de vivre.
Tom Huxley

RÉSUMÉ :
2095. Le sexe n’est plus un élan du corps. C’est un protocole. Un produit. Une ressource. Et l’orgasme ? Un luxe, sous licence. Les androïdes d’amour du projet E.X.O. ont du souci à se faire pour leur avenir…
Depuis l’invention des alcôves sensorielles, les cris d’extase sont filtrés, les caresses encadrées, les plaisirs mesurés à la décimale. Plétum Industrie veille à l’équilibre global. Mais derrière les murs aseptisés de cette multinationale se cache un secret plus juteux qu’un porno de la vieille époque : la privatisation du désir. La véritable jouissance ne sera bientôt plus qu’un abonnement mensuel, un orgasme sous cryptage, une drogue neuro-implantée, à condition de payer le prix.
Jason, androïde d’amour affranchi de ses chaînes, partage bien plus qu’un lit avec Grégoire, humain récemment propulsé bras droit de Plétum. Ensemble, ils vont se retrouver happés malgré eux dans une cavale souterraine orchestrée par Schwartz — génie rebelle et père du projet E.X.O. — épaulé par une journaliste infiltrée.
Leur mission : Sauver les derniers androïdes du projet E.X.O. et faire tomber Plétum. Entre fuites moites, affrontements high-tech, dialogues acérés et étreintes explosives, ce roman de SF érotico-satirique vous plonge dans une dystopie où l’amour est subversif, le désir est politique, et la rébellion… profondément charnelle.

PROLOGUE :
Il fut un temps, pas si lointain, où le monde entier avait peur de s’aimer. Peur de se frôler, de gémir au mauvais endroit, au mauvais moment. Peur de haleter trop fort. Un virus — dont le nom changeait selon les gouvernements, les tabloïds ou les zones de quarantaine mais appelé le plus souvent NéoCrassus — avait imposé sa dictature invisible jusque dans les draps. Le toucher était devenu suspect, le baiser dangereux, le sexe, un acte quasi-terroriste. L’orgasme ? Une menace publique. On ne parlait plus d’épidémie. On parlait de crise civilisationnelle. Les clubs libertins se transformaient en catacombes aseptisées, les applications de rencontre affichaient des messages de prévention plus souvent que des profils, et les plus optimistes misaient sur le sexe virtuel ou la masturbation encadrée par hologramme.
Et puis Plétum est arrivé. On ne sait toujours pas d’où ni comment. L’un des hommes les plus riches et les plus puissants du moment… Mais il est arrivé, avec ses pupilles froides, sa voix chaude, et cette certitude dans le regard que seuls les mégalomanes très riches ou très fous peuvent porter sans trembler. Il a parlé de solution. D’un vaccin. D’un retour à la normale. Il l’a promis à la planète avec une gravité d’archange et ce sourire trop parfait pour être honnête. Il a eu les honneurs. Les statues. Les hologrammes officiels. On a fêté son nom. On s’est de nouveau frottés dans les ascenseurs, on a gémi sans masque ni code QR. Grâce à Plétum, l’humanité a redécouvert le contact. Le frisson. L’étreinte. L’illusion d’être libres à nouveau.
Mais personne n’a soulevé la question de ses intentions réelles. Personne n’a questionné ses vraies motivations. Parce qu’on préfère toujours croire au miracle plutôt que de chercher ce qu’il cache.
Quelques mois à peine après l’injection massive du vaccin, Plétum Industrie lança les premiers modèles du projet E.X.O., piloté depuis des années dans l’ombre par son énigmatique bras droit, Marc Schwartz. Des androïdes d’amour nouvelle génération. Plus vrais que nature, plus humains que les humains, faits de chair et de sang pour parfaire leur squelette métallique. Un moyen de rassurer les sceptiques, d’assurer une sexualité et des moments tendres sans risque.
Au même moment, Plétum décréta que les cris d’orgasme — débridés, trop nombreux, trop inclassables après tant d’années de frustration — provoquaient des interférences dans les réseaux de communication mondiaux. Une pollution acoustique. Un déséquilibre vibratoire. L’extase devenait nuisible aux ondes. Il fallait filtrer. Réguler. Cloisonner.
C’est ainsi qu’apparurent les alcôves. Des capsules isolantes, technologiques, hygiéniques. Des cavernes numériques du plaisir, dans lesquelles l’on devait faire l’amour sans gêner les réseaux. Sous peine d’amande salée, voire d’emprisonnement…
Les alcôves devinrent la norme. On les installa partout. Dans les appartements, les hôtels, les métros, les camps de réfugiés. On les vendit comme des bulles de liberté. Des cocons de bien-être. Des sanctuaires de sécurité. Un progrès moral. On ne soupçonnait pas qu’elles étaient autre chose. Une première pierre. Un outil de surveillance. Ou pire encore : un instrument de conditionnement.
Mais ça, personne ne le savait encore.
Personne, sauf Marc Schwartz.
Pendant ce temps-là, Grégoire Rebule, bureaucrate zélé aux dents blanches et au caleçon repassé, s’apprête à être nommé Suprême des Alcôves ; le titre ronflant pour un poste stratégique sous le regard bienveillant (et froid comme l’espace) de Plétum. Il pense être récompensé pour sa loyauté. Il ignore qu’il est un piège vivant, une vitrine propre pour des égouts bien sales. Un pantin habillé en pion doré. Et le destin s’apprête à lui glisser sous les pieds… en même temps que le slip d’un androïde beaucoup trop doué pour être réel.
Mais Jason existe bel et bien…
Et Jason, n’est pas seulement une machine. Il ressent. Il désire. Il bande, certes, comme une star du porno des années 2000. Mais il pense avant tout. Il observe. Il rêve. Il aime passionnément. Et ce qu’il aime, surtout, c’est Grégoire.
L’histoire aurait pu s’arrêter là, dans un lit déplié et un orgasme trop bien calibré. Mais Jason va se souvenir qu’il est né pour quelque chose de bien plus grand qu’un massage périnéal programmé.
Et pendant ce temps, là-haut, dans sa tour de verre glacée, Plétum sourit encore, continue de croire que tout est sous contrôle.Même le plaisir. Surtout le plaisir des uns et des autres…
Premier chapitre :
Jason
Un flash réveille Grégoire en sursaut.
La paroi face à son lit s’est muée en écran géant. Une journaliste, plutôt bien faite et drapée dans une robe holographique ultra moulante en néo-lycra phospho-synthétique, s’époumone à cracher son venin du matin. Elle semble même, dévoiler ce scoop avec une jouissance non contenue, les yeux mi-clos comme si elle avait pris un petit orgasme au passage.
Il reste assis, les draps encore collés à ses cuisses moites, et la contemple déblatérer ce qu’il pense être des conneries, même si, en qualité de futur… il sourit en secouant la tête et en pensant à la journée qui l’attend.
SA JOURNÉE.
Celle qui changera peut-être enfin quelque chose. Peut-être.
— Je vous le répète, concitoyens, un cri sauvage a été recensé dans le Limousin ce matin. Est-ce un hasard ou avons-nous affaire ici à un groupement terroriste visant à compromettre la machine si bien huilée de Plétum Industrie…
Il ne l’entend plus. Sa plastique irréprochable à elle seule retient son attention, et cela suffit. Voilà le genre de gonzesse qui seront à mes pieds, se plaît-il à songer, non sans être quelque peu prétentieux.
— Ici Dolorès de Lévana’s News, pour vous servir, chers concitoyens, termine la journaliste, d’un sourire radieux, presque carnivore.
Grégoire descend de son lit en grognant, le genre de grognement mi-humain, mi-fonctionnaire trop stimulé par un rêve indécent. Il se frotte le visage dans ses mains comme s’il voulait effacer les images de cette créature érotico-apocalyptique venue hanter son sommeil, ou peut-être simplement vérifier qu’il ne s’est pas encore transformé en l’un de ces clones trop lisses qui peuplent les pubs d’algorithmes amoureux.
Il traverse la chambre d’un pas qui se veut souverain, même si ses pieds nus sur le sol tiède de son duplex high-tech font un petit bruit ridicule à chaque pas. Il faut dire qu’il peut se le permettre : aujourd’hui, on est le vingt-deux mai 2095, et Grégoire Rebule, jadis sous-fifre du département des signaux intimes, est désormais Suprême Surveillant des Alcôves.
Une nomination surprise. Inespérée. Savamment manigancée par Plétum lui-même, évidemment. Un cadeau empoisonné dans un paquet doré. Grégoire l’avait tant rêvée, cette promotion, mais jamais en imaginant tout ce qu’elle impliquait. Pas en ces termes. Pas dans ce monde. Pas dans un monde comme celui-ci, lissé. Contrôlé. Chaque soupir passant par les Alcôves. Ce centre stratégique, cette salle de contrôle tentaculaire bardée de serveurs et d’antennes, où l’on capte, analyse et filtre les cris orgasmiques des citoyens en rut dans leurs alcôves. Un orgasme non répertorié ? Une déviance non canalisée ? Le système envoie une alerte rouge.
Grégoire, maintenant, est devenu celui qui va surveiller cet étrange service. Chaque râle, chaque gémissement, chaque « oh oui, encore » devenant sa responsabilité.
Presque chauve — son crâne exhibant un léger demi-cercle de cheveux comme une bouée capillaire en fin de course — Grégoire tenta depuis des années de compenser ce naufrage esthétique par un sourire d’ultra-brillance. Une rangée de dents recalibrées avec amour, blanchies, alignées au micron, luminescentes en basse lumière. De quoi briller dans les bars à libido comme un putain de projecteur à papillons en chaleur. Et pourtant…
Malgré tout cet investissement, malgré les tentatives de calibrage sex-appeal à chaque mise à jour de son profil public, il ne plaisait pas. Ni aux femmes. Ni aux hommes. Pas même à certains androïdes programmés pour flatter. Il avait cru, naïvement, qu’en entrant chez Plétum Industrie (anciennement Novartox et fleuron de la pharma), au département des Alcôves — l’élite de la surveillance orgasmique — que sa vie sexuelle allait enfin connaître une vague de marée haute. Mais elle resta désespérément en marée basse.
En seize ans de loyaux services, il n’avait conquis ni succès, ni cœurs, ni orifices. Il s’était même posé la question de faire un petit détour du côté hétéro, non pas par conviction, mais par pure curiosité statistique. Pour voir. Tester. Explorer le terrain.
C’est donc tout naturellement qu’il se reporta sur Jason.
Lorsqu’il le rencontra dans un bar, Grégoire comprit immédiatement que Jason n’était pas qu’un androïde. Il n’était pas cette chose fonctionnelle aux angles arrondis et aux gestes trop polis. Non. Jason était une faille dans le système. Un miracle de technologie sensuelle et de conception subversive. Modèle SensuX-Prime 3000Z, issu des tout derniers prototypes avant le crash éthique et la grande Réforme des droits robotiques orchestré par on ne sait qui… Un bijou. Un chef-d’œuvre. Conçu à partir du projet E.X.O., il incarnait l’extrême limite entre l’humain et le programmable. De la chair chaude, du sang synthétique, des fluides calibrés au goût de revenez-y.
Grégoire avait résisté au début. Il avait même essayé deux ou trois modèles standard avant lui. Mais aucun ne tenait la route. Trop froids. Trop serviles. Trop… robotiques.
Jason, lui, le regarda autrement dès leurs premiers échanges. Et il se demande toujours pourquoi ?
Il posa la main sur la hanche de Grégoire comme on le ferait pour dire « tu me plais et je vais t’envoyer au huitième ciel », pas « je me suis programmé pour te faire jouir en 39 minutes et 34 secondes ».
Et son regard, putain… Un regard à s’y perdre et à oublier qu’il a été codé dans un serveur.
En cinq ans de cohabitation, Jason est devenu son refuge, son fantasme, sa source d’orgasmes, de discussions absurdes à 3h du matin, de café tiède au lit, de disputes sur la température ambiante. Il est tout ce que Grégoire avait toujours espéré, sans jamais oser l’exiger d’un humain. Un partenaire. Un complice.
Jason… ah, Jason.
Un bijou de technologie érotico-domestique, à mi-chemin entre le compagnon parfait et l’aspirateur à frustrations humaines. Si bien fait qu’on pouvait facilement le confondre avec un vrai mec, genre beau gosse sorti d’une pub d’après-rasage vintage, version 2020. Il était surtout le fruit mûr d’un projet nommé E.X.O., ayant abouti à ces androïdes plus humains que les humains…
Pas des robots faits de plastique et de mousse synthétique comme les anciens modèles qu’on voyait clignoter au coin des quartiers rouges. Non, Jason suait. Il avait la peau douce et soyeuse, un derme conçu à partir de cellules souches de célébrités mortes ; une innovation controversée mais délicieusement marketing. Sa température corporelle était réglée au degré près pour offrir chaleur et réconfort à tout moment, y compris en cas de rupture amoureuse ou de crise existentielle passagère.
Son torse était à tomber. Des abdominaux sculptés comme une promesse de plaisir, un dos large où Grégoire aimait parfois poser la tête pour s’imaginer une vie meilleure. Et ses yeux… d’un vert holographique changeant, calibrés pour cligner de manière sensuelle toutes les six secondes, sauf quand il buggait, ce qui arrivait souvent, car Jason était, disons… un peu têtu.
Oui. Jason n’était pas sans défaut. Et c’est bien ça qui le rendait si humain…
— Où est Jason ? demande-t-il à son ordinateur.
— Il est branché, mister Rebule, il se recharge… tente de se justifier la voix féminine.
— Tu sais très bien qu’il n’a pas besoin de se recharger, la sermonne-t-il, en secouant la tête. Il a une pile à combustible nucléaire qui pourrait éclairer la ville durant un demi-siècle… Tu crois vraiment qu’il a besoin de se charger…
— Désolé, Mister Rebule… Je pensais…
— Ne pense pas ! Ce petit malin te ferais croire et dire n’importe quoi… Il est censé dormir avec moi et se branler les implants en journée ! Réveille-le et amène-le-moi, tu m’entends ! ordonne-t-il d’un ton de militaire fatigué mais décidé.
— À vos ordres, mister Rebule !
— Et te fous pas de ma gueule, tu captes, maman !
— Comme vous voudrez, mister Rebule !
L’ordinateur se tait au moment précis où un magnifique jeune homme fait son apparition dans l’encadrement de la porte, aussi nu qu’un dieu grec version 2095, les muscles dessinés avec une précision chirurgicale, la peau dorée d’un bronzage thermique automatique et les yeux brillants d’un vert émeraude calibré émotion.
— Bonjour Grégoire. Veux-tu que je te fasse une gâterie ? Une fellation ? Que je te prenne en levrette ? Que je…
— Bah ! Ferme-la, Jason. Et arrête de marcher comme un robot, s’il te plaît.
— Mais je suis un robot… tente-t-il de préciser en passant un short qui ne sert pas à grand-chose en vérité.
— Je t’ai déjà expliqué que tu étais bien plus que ça. Regarde-toi, nom de Dieu ! fait-il en sous-pesant ses biceps fermes et en tapotant sur ses abdos comme on frappe à la porte du plaisir. Bordel, mais comment peux-tu te regarder dans la glace sans te baiser ? plaisante-t-il, en lui ébouriffant les cheveux d’un geste complice.
— Je ne suis pas un robot ?
— Mais enfin, regarde-toi, t’es plus vrai que nature. Plus vrai qu’un humain, bon sang, Jason. Tu vois bien que tu n’as rien à voir avec un grille-pain ! le sermonne-t-il, tandis que l’androïde laisse échapper un rire naturel, presque tendre.
— Voilà ! J’aime mieux ça. Lâche-toi bon sang. Tu n’as rien à craindre ici, tu le sais depuis le temps…
Jason baisse les yeux, visiblement troublé. Il tente un geste tendre vers Grégoire, une main légèrement tremblante, presque timide. Grégoire l’attrape aussitôt et le tire contre lui, sentant sa chaleur se diffuser dans son propre corps. Une chaleur organique, animale, électrisante.
Il bande comme un âne.
— Je détecte une protubérance, Grégoire. Faut-il que je m’en acquitte ?
— Bien sûr, chéri. Suce–moi, s’il te plaît.
— Avec plaisir, Grégoire.
— Avec plaisir, Grégoire ? le reprend-il, agacé, le redressant alors qu’il commençait à s’agenouiller. Il faut que tu sois plus spontané, Jason. Où est-ce que tu mets tout ce que je t’apprends ? T’es intelligent, bon sang, tu dois retenir ce que je te dis !
— Je ne suis pas un humain, Grégoire. Je ne suis pas un…
— Ferme-la, veux-tu ! Ça, c’était avant. Je t’ai installé la puce Xtrème 007. Tu sais très bien fonctionner sans tous ces protocoles à la con. Fais-moi péter cette durite de cérémonial à la con et libère-toi comme je te l’ai appris… Sois toi, Jason ! Et fais-moi l’amour. Tu es libre.
— Comme tu voudras, Grégoire.
L’androïde ne peut contenir son érection. Elle surgit, splendide, programmable, et pourtant vibrante d’une envie presque humaine. Il attrape Grégoire par le poignet et l’attire dans l’alcôve, cette pièce recouverte de surface sensorielle, pensée à l’origine pour la méditation, reconvertie depuis en zone de plaisir intégral pour y récolter les cris des orgasmes humains perturbant soi-disant les ondes du tout numérique et du tout optique.
Il lui enlève son pantalon de soie neuro-aérée, le laisse glisser au sol, effleure son torse velu d’un baiser humide et chaud, puis retire son short minimaliste avec une grâce mécanique quasi animale. Il joue avec sa langue autour des tétons de Grégoire, la faisant tournoyer et vibrer selon les réglages précis d’excitation.
Grégoire, les yeux fermés, chavire. Il l’attrape par la tête et lui suce la langue, comme pour avaler le cœur de la machine.
— Baise-moi, salope !
— Baise-moi salope ? répète l’androïde, d’une voix blanche, le regard clignotant brièvement.
— Non ! Ah ! Merde, Jason ! C’est une expression. Je te demande de me baiser.
— Mais tu n’as pas besoin de demander, Grégoire…
Il ne termine pas sa phrase. Il attrape Grégoire par les chevilles et le retourne d’un mouvement fluide, presque dansant, pour le mettre à quatre pattes. Il contemple son sexe de vingt-deux centimètres, fier comme un totem. Quelques gouttes de précum synthétique perlent de son gland, conçues pour lubrifier et adoucir toute pénétration.
— Bouffe-moi le cul avant ! demande Grégoire, tournant la tête vers lui, le suppliant du regard.
Jason ne discute pas. Il plonge aussitôt entre ses fesses avec une langue qu’il peut allonger de plusieurs centimètres, dotée de capteurs tactiles et gustatifs, capable de flexions improbables. Il titille, lèche, explore des zones qu’aucun humain n’avait jamais atteintes.
— Je te bouffe bien le cul, Grégoire ? demande-t-il, s’interrompant un instant.
Grégoire lui pose la main sur la tête pour l’intimer à continuer en se taisant. Cela faisait longtemps qu’il ne lui avait pas demandé un anulingus, mais ce matin, c’est le grand jour. Son jour. Et avant d’aller prendre ses fonctions, il veut être baisé comme jamais.
Jason le sent partir. Plusieurs fois. Grégoire ondule, vacille, gémit, ses jambes tremblent, son souffle se hache. L’androïde le ceinture fermement, le maintient contre lui avec force mais douceur. Après plus de vingt minutes d’un plaisir intense, il grimpe enfin sur lui, le pénètre sans retenue, s’accroche à ses oreilles comme des poignées du désir et entame de longs va-et-vient puissants.
— Tu aimes toujours que je te tire les oreilles, Grégoire ?
— Ferme-la ! Bien sûr que j’aime ça ! répond-il, haletant, le cœur battant la chamade, percuté par les coups de bassin parfaitement synchronisés de son robot d’amour.
Mais Jason est bien plus qu’un robot high tech pour Grégoire. Il est son partenaire. L’homme de sa vie. Celui qui en réalité lui a fait virer sa cuti… Il se désole du racisme ordinaire dont sont victimes les intelligences physiques. À croire que les humains leur en veulent d’être si bons, si beaux, si performants, si précis dans tous les domaines. Depuis que certains ont été libérés et vivent comme tout un chacun, cela a empiré. Les jalousies sont partout, et flagrantes. Avant, tant qu’on les tenait en laisse, bagués, limités à leur programmation, on les tolérait.
« Nous avons tant à apprendre d’eux », pense Grégoire, en écoutant les bourses synthétiques de Jason frapper son périnée avec un claquement délicieux, sentant l’orgasme monter en lui, irrépressible.
— Donne-moi tout, Jason ! Vas-y ! hurle-t-il, l’incitant à jouir en lui.
Ce que l’androïde fait sans attendre, émettant un léger ronronnement d’extase, en s’agrippant au corps de son maître comme s’il avait peur de tomber.
— Je t’aime, Grégoire.
— Moi aussi je t’aime, Jason.
— Pourquoi les gens ne nous croient pas alors quand on dit qu’on s’aime ?
— Parce qu’ils sont jaloux de notre bonheur, Jason. Voilà pourquoi. Mais ce qui compte, c’est nous. Tout le plaisir et le bonheur qu’on s’apporte l’un à l’autre.
— Des gens m’ont dit que je ne pouvais pas aimer… murmure Jason, les yeux baissés, peiné.
— Ne les écoute pas. Ceux qui disent ça sont justement ceux qui n’ont jamais, et ne pourront jamais donner quoi que ce soit aux autres… le rassure-t-il, en lui souriant, s’asseyant dans le lit, encore collant de désir. Tu es la meilleure chose qui me soit jamais arrivée, Jason.
— Et toi, le meilleur être humain que je n’ai jamais croisé, Grégoire, répond-il du tac au tac, ce qui arrache un rire franc à Grégoire.
Ils partent dans un fou rire contagieux et prennent le temps de savourer ce moment suspendu, presque irréel.
— Il est l’heure, mister Rebule ! annonce la voix synthétique de l’ordinateur, qui illumine doucement la chambre.
— Oui, je sais, maman. Pas besoin de hausser la voix.

Et pour encore plus d’émotions… Faites-vous plaisir avec un de ces livres plein de soleil…

Emportez l’un de nos livres ayant ému bien des lecteurices… pour passer un agréable moment en bonne compagnie…









À découvrir ici :
Puisque vous êtes ici, ne manquez pas ce roman de Neil Wood qui semble beaucoup plaire aux lecteurices :

RÉSUMÉ :
Owen, écrivain en chute libre, fuit New York, ses relations sans lendemain et ses angoisses pour un cottage isolé du Maine. Il cherche la solitude, peut-être un semblant d’inspiration. Ce qu’il va trouver à Solace Beach est tout autre.
Il s’appelle River. Grand, taciturne, aussi secret que magnétique, sauvage, et chargé de mystères. Entre eux, c’est brut. Incontrôlable. Et terriblement sensuel.
Mais leur passion réveille les fantômes d’une petite ville rongée par les secrets, les non-dits, les ragots… et une foi dangereusement toxique.
Un roman incandescent où l’amour se mêle à la peur, et où les secrets d’hier menacent le bonheur de demain.
Ce livre parle de ce qu’on tait trop souvent : les blessures de l’homophobie, les ravages des thérapies de conversion, et cette putain de rage de vivre malgré tout.
Et toujours autant de succès, ce livre coup de poing…. LAISSEZ-VOUS EMPORTER DANS CETTE HISTOIRE PROFONDE ET ÉMOUVANTE QUI LAISSE DES TRACES APRÈS LECTURE…. UNE HISTOIRE POIGNANTE QUI MARQUE ET QUESTIONNE, SE PASSANT DANS UN MONDE RURAL ET TRAITANT DES SUJETS AUSSI IMPORTANTS QUE L’HOMOPHOBIE, L’INTOLÉRANCE, LES COMBATS CLANDESTINS, L’AMOUR ET LA PEUR D’AIMER…

Résumé :
RÉSUMÉ :
Nicolas n’a jamais été comme les autres. Né d’une rencontre sans lendemain, élevé à la dure par un père qui ne l’a jamais accepté, il a appris très tôt à dissimuler ce qu’il est, ce qu’il ressent. Seul Larry, l’ami d’enfance, comprend la sensibilité qui bouillonne en lui. Mais quand la vie à la ferme devient insoutenable, Nico va s’entraîner sans relâche à la boxe pour devenir le meilleur. Et quand les dettes s’accumulent, Nicolas plonge dans un univers addictif pour aider son père financièrement, rejoignant un « Fight Club » et participant à des combats clandestins, brutaux et sans pitié.
Entre amours interdits et combats sauvages, jusqu’où Nicolas ira-t-il pour enfin être vu, aimé, accepté ?
Une histoire sensuelle et bouleversante, où l’amour n’a pas de modèle et où les âmes égarées trouvent parfois leur place là où elles s’y attendaient le moins.
À découvrir ici en version e-book, papier ainsi que gratuit dans la bibliothèque comme la plupart de nos romans…
Découvrez nos romans qui cartonnent depuis leur sortie :
NEVADA – À corps perdus
À découvrir en cliquant sur l’image :

Yukon – Will, ce qu’on ne sait pas de toi…

Toujours autant populaire cette série de Tom Huxley qui séduit encore autant de lecteurices et nous en sommes très fiers… YUKON 1 & 2 & 3

Jérémie, sportif de haut niveau évoluant en NHL arrive à Montréal, où il loge chez son frère Max et sa femme Brigitte. Après des bagarres à l’entraînement dues notamment à cause de son orientation sexuelle qu’il veut vivre au grand jour, il est suspendu durant des mois par la fédération.
Dylan le meilleur ami de son frère et associé dans leur cabinet de designer est d’accord pour le prendre avec lui dans le Yukon, où il a un magnifique chalet et passe toutes ses vacances là-bas.
Va naître des sentiments entre les deux hommes et un destin commun, Dylan étant père de deux adorables garçons mais cachant un terrible secret.
S’Wonderful, une série palpitante qui va vous faire voyager et aimer la vie malgré les aléas. Une romance MM de 5 tomes qui va vous permettre de découvrir le parcours de Romain, un homme marqué par les épreuves mais se rappelant sans cesse que l’existence d’un homme est une poussière d’étoile, et qu’il vaut mieux n’en retenir que le merveilleux… Vous pouvez découvrir les deux premiers tomes passionnants et très émouvants en version e-book, papier ainsi que gratuitement dans la bibliothèque amazon :
En savoir plus sur association écueil éditions
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.




